mardi, janvier 31, 2023
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«Mme Radjavi est la représentante respectable d’une alternative totalement démocratique»- Me Bourdon

 CNRI – « La France doit tirer les leçons du message très fort de l’Union européenne, doit répondre au rappel aux principes et à la loi internationale et par conséquent admettre que le dossier de terrorisme en France était archi vide il y a six ans. Il l’est peut-être encore plus aujourd’hui », a déclaré Me William Bourdon dans une conférence de presse.

 CNRI – « La France doit tirer les leçons du message très fort de l’Union européenne, doit répondre au rappel aux principes et à la loi internationale et par conséquent admettre que le dossier de terrorisme en France était archi vide il y a six ans. Il l’est peut-être encore plus aujourd’hui », a déclaré Me William Bourdon dans une conférence de presse.

Ce ténor du barreau parisien s’exprimait le 27 janvier à Bruxelles dans une conférence de presse aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, du Dr Alejo Vidal-Quadras, vice président du PE, et de très nombreux parlementaires et personnalités politiques venus de toute l’Europe célébrer la radiation des Moudjahidine du peuple d'Iran de la liste noire de l’UE.

Voici le texte de son intervention :

Pour un avocat c’est évidemment un honneur de défendre Mme Radjavi, parce que, à son corps défendant, elle participe constamment au rappel par l’Europe des valeurs qui font son socle et participe toujours malgré elle au fait d’être constamment un allié de l’état de droit.

Alors aujourd’hui deux mots, puisque je suis un des avocats parmi d’autres de l’opposition iranienne en France, pour dire évidemment ma grande satisfaction devant la décision rendue par l’Union européenne qui succède à différentes décision rendues par les juridictions européennes, qui sont à chaque fois autant de camouflets à l’adresse de la France. Je le regrette d’ailleurs, je ne suis pas très heureux que la France reçoive autant de camouflets. Je préfèrerais qu’elle soit plus fidèle à ses traditions et à ses principes.

Elle l’a été lorsque, il y a bientôt six ans après ces arrestations massives et spectaculaires, la cour d’appel de Paris avait remis en liberté tout le monde. Ce qui montre qu’en France l’état de droit fonctionne, quand il le veut. Mais il doit aller plus loin.  Aujourd’hui il y a un bras de fer entre la France et l’Union européenne, et ce bras de fer doit cesser rapidement. Il y a une forme d’obstination de la France qui n’est pas compréhensible. Ce bras de fer doit cesser parce que tant qu’il ne cesse pas, Mme Radjavi et ses proches restent les otages judiciaires d’un rapport de force, d’une situation complexe avec le régime des mollahs à Téhéran. Tant qu’ils restent ces otages judiciaires, cela constitue autant de leviers et de prétextes honteux pour le régime des mollahs de tenter de peser sur la France dans le cadre de négociations si complexes et si difficiles. Il n’y a qu’une seule solution pour la France, c’est de mettre un terme à ces taches et à ce bras de fer, c’est évidement de rendre une ordonnance de non lieu tout de suite pour tous les dirigeants de l’opposition iranienne en France. C’est un peu compliqué parce que la justice, à Paris comme ailleurs, n’aime pas perdre la face et n’aime pas reconnaître qu’autant d’énergie judiciaire, autant d’argent des contribuables ont été dépensés pour rien, inutilement, pendant autant d’années. Alors on saura un jour quel est l’agenda politico-économique qui a été à l’origine de l’opération d’Auvers-sur-Oise il y a six ans. On a quelque idée.

 Aujourd’hui il n’y a aucun agenda qui puisse justifier de cette obstination complètement inexplicable. La France doit tirer les leçons du message très fort de l’Union européenne, doit répondre au rappel aux principes et à la loi internationale que lui a fait l’Union européenne et par conséquent admettre, ce qui aujourd’hui est acquis pour tout le monde, et l’était déjà pour nous, les avocats de Mme Radjavi il y a bientôt six ans : le dossier de terrorisme en France était archi vide il y a six ans. Il l’est peut-être encore plus aujourd’hui. La France s’honorerait à rejoindre le consensus européen marqué par la décision de ce matin et de restaurer à Mme Radjavi et à ses proches, l’honneur qu’elle mérite de recevoir, en étant cette représentante digne et infiniment respectable d’une alternative totalement démocratique au régime des mollahs.

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