jeudi, décembre 1, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran Résistance«Je suis à côté de Maryam pour lui dire que nous sommes...

«Je suis à côté de Maryam pour lui dire que nous sommes toujours présents » – Danielle Mitterrand

CNRI – « Protéger l’OMPI ici en France c’était un devoir de droits de l’homme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier », a déclaré Danielle Mitterrand lors d’une rencontre au sénat sur la situation des droits de l’homme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de l’homme, comme Robert Badinter, Maryam Radjavi, ou  Sid Ahmed  Ghozali.

CNRI – « Protéger l’OMPI ici en France c’était un devoir de droits de l’homme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier », a déclaré Danielle Mitterrand lors d’une rencontre au sénat sur la situation des droits de l’homme en Iran le 12 décembre. Organisée par le CFID, le comité français pour un Iran démocratique, la réunion regroupait de nombreux défenseurs des droits de l’homme, comme Robert Badinter, Maryam Radjavi, ou  Sid Ahmed  Ghozali.

Voici le texte de l’intervention de Danielle Mitterrand :

Si je suis là ce soir parmi vous, c’est à la demande de Maryam Radjavi et de l’organisateur de cette rencontre et je les en remercie.

Je voulais simplement situer la raison pour laquelle nous sommes là.
Lorsque, il y a des années déjà, cette opposition aux mollahs qui était réfugiée en France, courait le risque d’être rapatriée à la frontière, nous avons œuvré pour qu’elle soit protégée et François Mitterrand a tout à fait rempli ce rôle de protection de gens qui s’opposent à un gouvernement qui opprime la population et qui résistent sur place. Véritablement ces photos et ce film en sont le meilleur plaidoyer pour cette résistance intérieure.

Mais il est nécessaire aussi d’avoir une résistance extérieure. Protéger l’OMPI ici en France c’était un devoir de droits de l’homme. Il fallait les mettre en mesure de pouvoir témoigner et parler. Ce que vient de faire Maryam dans son exposé et qui est un des meilleurs plaidoyers qui puisse se diffuser dans le monde entier.

C’est une des premières raisons pour laquelle je suis là.

Une autre raison c’est que lorsque à la commission des droits de l’homme à Genève où nous avons le statut de consultant – la fondation –  nous avons eu la mauvaise idée sans doute, parce qu’elle n’est pas reconnue, applaudie en tout cas, de donner notre temps de parole à ceux à qui elle est interdite. C’est ce que nous avons fait aussi bien pour les Sahraoui, pour Rigoberta Menchu, etc. et nous voulions le faire aussi pour la résistance iranienne.

Lorsque nous avons été assimilés à une association de malfaiteurs, si je puis dire, nous nous sommes battus véritablement, j’avais tous les recours possibles, juridiques, pour faire établir ce droit à la parole, c’est dans notre mission, nous défendons les droits de l’homme, nous défendons le droit à l’expression, et c’était notre devoir que de donner notre temps de parole à cette opposition qui voulait s’exprimer officiellement dans ces instances. Nous avons gagné et c’était une très bonne chose.

Nous avons aussi assisté et témoigné du procès qui a été fait, nous étions à la cour à Luxembourg, lorsqu’il a été démontré que c’était une organisation non terroriste malgré cette inscription fallacieuse qui les place dans la liste des associations de terroristes.

Il semble qu’en France le gouvernement n’ait pas encore entendu, mais nous somme toujours là pour faire avancer l’écho. Nous nous réjouissons qu’en Angleterre ça ait été reconnu. Cela fait partie de notre cheminement. C’est pour ça que je suis encore à coté de Maryam ce soir, pour lui dire que nous somme toujours présents.
 
C’est l’essentiel de ma présence ici. Aujourd’hui, on perd un petit peu le sens de l’honneur et de l’image que la France a concernant la reconnaissance des droits de l’homme. Je crois que nous sommes particulièrement en devoir d’exprimer et de continuer à prétendre que la France est toujours la terre des droits de l’homme.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe