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L’Iran travaille sur une centrifugeuse sophistiquée pour l’enrichissement d’uranium (opposition)

L’Iran travaille sur une centrifugeuse sophistiquée pour l’enrichissement d’uranium (opposition)The Associated Press – Un groupe iranien exilé a affirmé jeudi que l’Iran dissimulait des travaux sur un modèle sophistiqué de centrifugeuse pour l’enrichissement d’uranium en déménageant sans cesse le projet entre ses sites militaires.

Le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI) a également avancé qu’une partie de son usine d’enrichissement d’uranium de Natanz était réservée pour des tests sur un nouveau type de centrifugeuse.

 

La centrifugeuse connue sous le nom de P2, pourrait être utilisée pour produire du combustible plus rapidement soit pour alimenter des centrales ou soit pour des armes atomiques. L’Iran subit une grande pression ces derniers mois pour qu’il cesse ses activités d’enrichissement d’uranium et la date limite pour que Téhéran y mette fin a été fixée à vendredi par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

« Le régime clérical n’abandonnera jamais ses armes nucléaires car il les considère comme étant une garantie stratégique de sa survie », a déclaré Mohammad Mohadessine, président de la commission des affaires étrangères du CNRI, lors d’une conférence de presse à Paris.

Il a affirmé que l’objectif de l’Iran était de posséder « un grand nombre de P2 », ajoutant qu’il ne savait pas si le pays en avait réellement fabriqué une.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a déclaré ce mois-ci que son pays menait des recherches en laboratoire sur la P2. Certains experts affirment qu’Ahmadinejad aurait délibérément exagéré les capacités de l’Iran, soit pour renforcer son propre soutien politique, soit pour persuader l’organe de surveillance nucléaire de l’ONU de faire marche arrière.

Lors de sa conférence de presse, le groupe exilé a dressé la liste des experts et sociétés qui, selon lui, sont impliqués dans ce projet. Il affirme que des collaborateurs à l’intérieur de l’Iran lui fournissent ces informations mais n’a offert aucun détail ni aucune preuve de ces allégations.

Mohadessine avance également que des experts nord-coréens et chinois ont fait le déplacement pour vérifier les machines dans un autre site de recherches sur la P2 à Ab-e Ali, au nord de Téhéran.

L’Iran insiste sur le fait qu’il développe uniquement un programme nucléaire civil afin de satisfaire ses besoins en électricité, mais les Etats-Unis et un grand nombre de ses alliés en Europe de l’Ouest craignent que les Iraniens ne désirent l’arme nucléaire.

Les informations fournies par le CNRI, la branche politique des Moudjahidin-e Khalq, groupe que Washington et l’Union Européenne ont placé sur leur liste d’organisations terroristes, ne se sont pas toujours révélées exactes dans le passé.

Il y a quatre ans, le groupe a dévoilé des informations à propos de deux sites nucléaires secrets qui ont permis de découvrir près de deux décennies d’activités atomiques cachées en Iran et qui font craindre aujourd’hui que Téhéran désire la bombe.

Mais la plupart des informations qu’il a présentées depuis pour confirmer que l’Iran poursuit un programme d’armes secret n’ont pas été vérifiées publiquement.