lundi, janvier 30, 2023
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L’Iran toujours plus oppressif : maintenant on meurt aussi pour des crimes d’opinion

Par Antonella Baldetti

Secondoprotocolo.org (Italie), 29 juillet – Adnan Hassanpour et Hiva Botimar ne sont pas deux personnes engagées dans la politique ou dans l’espionnage. Ce sont de simples journalistes qui écrivent dans  un magazine « Assou », Horizons, publiés en Persan et en Kurde à Sanandaj, chef-lieu du Kurdistan (nord-ouest de l’Iran). Arrêtés à la fin de l’an dernier, après une période de détention dans la prison de Marivan, ils ont été condamnés à la peine capitale prononcée par un tribunal révolutionnaire pour espionnage. Leur faute? Écrire contre le régime.

 

« La seule faute d’Adnan, dit sa soeur à Radio Farda qui diffuse en Persan et qui est financée par les États-unis  – a été d’écrire des articles : il n’a aucune relation avec les partis politiques en Iran ou à l’étranger, il n’a pas de lien avec l’opposition et reste tout à fait indépendant. » Il est accusé d’avoir collaboré avec des groupes dissidents et d’avoir aidé à diverses opérations terroristes contre le régime de Téhéran.

Un appel à sauver les deux journalistes a été lancé en Italie par l’association Information Safety and Freedom, et les sites de Articolo21 et Ne Touche pas à Caïn. « On a imposé une censure dans l’histoire de ces deux journalistes, a dit le député Giuseppe Giulietti, porte-parole d’Articolo21. Elle contrarie l’initiative du gouvernement pour obtenir un moratoire universel sur la peine de mort et avec les initiatives parlementaires en vue des célébrations du 60e anniversaire de la Déclaration des Droits de l’homme. Un manque d’intérêt qui laisse à penser que les suspects condamnés à la peine capitale – Iraniens, Kurdes, laïques et socialistes – n’entrent pas dans le schéma des conflits de civilisation, dont le résultat dérange tout un chacun. »

Depuis plus d’un an en Iran, les diverses minorités sont accusées de séparatisme. Ces derniers mois, des dizaines d’intellectuels kurdes ont été arrêtés parce que leur activisme est considéré comme une menace à la lumière des événements en marge de la Révolution de 1979, quand ils avaient en vain tenté d’obtenir l’indépendance.

Mais d’autres minorités également comme les Arabes iraniens qui vivent au Khouzistan à la frontière avec l’Irak, les Iraniens de religion juive, les Arméniens et toutes les petites minorités du nord du pays sont menacées et la police politique procède à des centaines d’arrestations, sans motif plausible, de personnes dont on n’a très souvent plus aucune nouvelles par la suite.

On comprend d’autant moins comment l’Europe et surtout l’Italie continuent à faire des affaires avec ce régime oppressif, violent et qui cherche par tous les moyens à enflammer le Moyen-Orient, qui finance le terrorisme de l’Irak à l’Afghanistan, tout comme on ne saisit pas à quel point en ne retirant pas la résistance iranienne de la liste des groupes terroristes, ils aident ce régime.

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