mardi, novembre 29, 2022
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L’Iran renforce ses troupes de choc Qods au Venezuela (Washington Times)

 Washington Times, 21 avril – L’Iran augmente sa force paramilitaire Qods opérant au Venezuela tout en continuant secrètement ses livraisons d’armes et d’explosifs aux talibans et autres insurgés en Afghanistan et en Irak, selon le premier rapport du Pentagone au Congrès sur l’armée de Téhéran.

Le rapport sur la puissance militaire iranienne fournit de nouveaux détails sur le groupe connu officiellement comme la Force Qods du Corps des gardiens de la révolution (FQ-CGR), des troupes de choc islamistes déployées dans le monde pour promouvoir les intérêts iraniens. L’unité est alliée aux terroristes en Irak, en Afghanistan, en Israël, en Afrique du Nord et en Amérique latine, et le rapport avertit que les forces américaines seront susceptibles à l’avenir de lutter contre les paramilitaires iraniens.

La force Qods « maintient des capacités opérationnelles dans le monde », dit le rapport, ajoutant qu’ « elle est bien établi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Ces dernières années ont vu une présence accrue en Amérique latine, en particulier au Venezuela ».

« Si l’implication américaine dans les conflits de ces régions s’approfondit, le contact avec la FQ-CGR, directement ou par les groupes extrémistes qu’elle soutient, seront plus fréquents et conséquents », dit le rapport.

Le rapport est un premier avertissement dans un rapport officiel du gouvernement américain sur les activités paramilitaires de l’Iran dans l’hémisphère occidental. Il met également en évidence les liens entre l’Iran et le gouvernement anti-Étatsunien du président vénézuélien Hugo Chavez, qui a été accusé de soutenir des terroristes marxistes en Colombie.

Le rapport ne donne aucun détail sur les activités des Iraniens au Venezuela et en Amérique latine. Des terroristes soutenus par l’Iran ont mené quelques attaques dans la région. Toutefois, les services de renseignement américains affirment que les agents de Qods développent des réseaux terroristes dans la région qui pourrait être appelé à attaquer les États-Unis en cas de conflit sur le programme nucléaire de l’Iran.

Le soutien de la Force Qods aux extrémistes comprend la fourniture d’armes, le financement et l’entrainement paramilitaire et n’est pas limité par l’idéologie islamiste. « Beaucoup des groupes qu’elle soutient ne partagent pas, et parfois s’opposent ouvertement, aux principes révolutionnaires iraniens, mais l’Iran les soutient parce qu’ils partagent des intérêts ou des ennemis communs », indique le rapport.

Les commandos de la force Qods sont postés dans les ambassades iraniennes, les associations caritatives et religieuses et les institutions culturelles qui soutiennent les musulmans chiites. Tout en fournissant une aide humanitaire, la force Qods s’engage également dans des «opérations paramilitaires pour soutenir les extrémistes et déstabiliser des régimes hostiles », indique le rapport.

Le rapport lie les agents de la force Qods, et au-delà le CGR, à des attaques terroristes meurtrières des vingt dernières années : l’attentat à la bombe contre l’ambassade américaine à Beyrouth en 1983, l’attentat à la bombe contre un centre juif en Argentine en 1994, l’attentat à la bombe de 1996 contre les tours Khobar en Arabie saoudite et de nombreuses attaques des insurgés en Irak depuis 2003.

La force Qods en Afghanistan opère par le biais d’ONG et de groupes politiques d’opposition, affirme le rapport. Téhéran soutient également les chefs insurgés Gulbuddin Hekmatyar et Ismail Khan.

« Des caches d’armes ont été récemment découvertes [en Afghanistan] avec de grandes quantités d’armes de fabrication iranienne, destinées à des roquettes de 107 millimètres, dont nous pensons qu’elles ont été livrées aux militants afghans par la FQ-CGR », dit le rapport, notant que les dates de fabrication récentes sur les armes suggèrent un soutien « continue ».

« Le soutien de Téhéran aux talibans est incompatible avec leur inimitié historique, mais s’inscrit dans la stratégie de l’Iran de soutenir de nombreux groupes pour s’assurer une relation positive avec les dirigeants éventuels », indique le rapport.

En Irak, la force Qods soutient les terroristes par le biais de l’ambassade iranienne. Le rapport indique que l’ambassadeur iranien sortant en Irak, Hassan Kazemi-Qomi, en est membre, tout comme le nouvel ambassadeur à Bagdad, Hassan Danafar.

Le soutien iranien aux militants chiites en Irak comprend la fourniture de projectiles explosifs anti-blindage, ainsi que d’autres bombes artisanales, d’armes anti-aériennes, de roquettes, de lance-roquettes et d’explosifs.

Le rapport indique que les combattants d’élite iraniens sont contrôlés par le gouvernement iranien, malgré les efforts déployés par le groupe pour masquer le contrôle de Téhéran.

« Bien que ses activités semblent parfois en contradiction avec le discours public du régime iranien, elles ne revêtent pas une apparence malhonnête », indique le rapport. « Elle reçoit ses directives du plus haut niveau du gouvernement et ses dirigeants rendent compte directement, quoique de façon informelle, au Guide suprême Ali Khamenei », dit le rapport.

Selon Kenneth Katzman, un spécialiste du Moyen-Orient au service de recherche du Congrès, l’identification par le rapport des agents de la force Qods au Venezuela est importante.

« Les nouvelles informations sur une présence accrue de la Force Qods au Venezuela (…) amplifient les mises en garde de certains experts au sujet d’une plus étroite relation anti-américaine entre l’Iran et le gouvernement d’Hugo Chavez », a déclaré M. Katzman.

Le Secrétaire à la Défense Robert M. Gates a récemment minimisé l’influence croissante de l’Iran sur le gouvernement Chavez. Interrogé sur les liens de l’Iran avec le Venezuela, la Bolivie et l’Équateur, M. Gates a déclaré : «Je pense que cela fait des relations publiques intéressantes pour les Iraniens et les Vénézuéliens. »

« Je ne vois certainement pas le Venezuela à ce stade comme un défi militaire ou une menace », a dit M. Gates lors d’une visite dans la région.

Le rapport indique également que l’Iran pourrait procéder à un essai de missile de longue portée d’ici à 2015 et qu’il possède maintenant des missiles pouvant frapper partout en Israël.

« L’Iran continue de développer un missile balistique pouvant frapper ses adversaires régionaux, Israël et l’Europe centrale, y compris les prétentions iraniennes sur une gamme étendue [1000 km] de variantes de Shahab-3 et d’un missile balistiquede portée moyenne [2000 km], l’Achoura », indique le rapport.

Le rapport note que l’Iran détient la plus grande force de missiles au Moyen-Orient, avec environ 1.000 missiles d’une portée comprise entre 145 et 2000 km. Le programme de missile a été développé et amélioré avec l’aide précieuse de la Corée du Nord et de la Chine, indique le rapport.

Les missiles ont gagné en sophistication, avec davantage de précision, de puissance létale dans les ogives et des technologies de pointe qui comprennent des carburants de propulsion solides pour le lancement rapide et des capacités de défense anti-missiles des ogives.

Le rapport indique que l’Iran développe ses forces militaires avec des armes asymétriques, comme des avions armés sans pilote et des missiles côtiers anti-navires qui peuvent frapper des cibles à travers le détroit d’Ormuz, où passe jusqu’à 40% du pétrole brut mondial.

L’armée iranienne se développe, mais « serait relativement inefficace contre une attaque directe menée par une armée bien entrainée et sophistiquée comme celle des États-Unis ou de ses alliés », indique le rapport.

Toutefois, les forces spéciales iraniennes, comme la force Qods, « présenterait une formidable force sur le territoire iranien », dit le rapport.

Le rapport ne fournit pas de nouveaux détails sur le programme nucléaire iranien secret décrit comme orienté vers le développement d’armes nucléaires. L’achat par l’Iran de missiles russes avancés S-300 de défense aérienne, qui n’ont pas été livrés jusqu’à présent, sont destinés aux sites nucléaires, selon le rapport.

Les États-Unis dirigent des efforts du Conseil de sécurité de l’ONU dans le but de sanctionner l’Iran pour ses tentatives présumées de développer une arme atomique en violation du Traité de non-prolifération.

 

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