mercredi, février 1, 2023
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L’Iran mène une guerre du terrorisme contre les Etats-Unis en Irak

Par  Alireza Jafarzadeh

Fox News – Les activités étendues et destructrices de l’Iran en Irak ravivent l’attention sur le rôle de longue date du régime iranien comme premier parrain mondial du terrorisme d’Etat. Alors qu’il continue à financer des milices chi’ites en Irak et à livrer des armes comme des IED à l’insurrection, Téhéran intensifie aussi sa présence au Moyen-Orient dans le cadre de son objectif d’exporter le régime intégriste islamique partout dans le monde musulman.

Au début du mois, le sénateur Joseph Lieberman a parlé de cette question dans le "Wall Street Journal", disant que “l’Iran agit avec agression en permanence pour saper les régimes modérés au Moyen-Orient, afin de s’établir comme la puissance régionale dominante et réorganiser la région à sa propre image idéologique.”

De nouvelles informations venant d’Iran révèlent que Téhéran a mis en place plusieurs nouvelles stratégies pour établir sa présence dans les pays voisins. Selon mes sources associées au Conseil national de la Résistance iranienne – le  groupe qui a révélé les installations nucléaires secrètes à Natanz et Arak en 2002 et bien d’autres faits confirmés du programme nucléaire de l’Iran et de ses activités en Irak – une de cette tactique est la militarisation secrète du corps diplomatique de l’Iran.

Aujourd’hui, la plupart des ambassadeurs iraniens dans des ambassades du Moyen-Orient sont des membres de la Force de Qods, l’unité d’élite du corps des gardiens de la révolution (CGR). Dans les quelques ambassades qui ne sont pas dirigées par un officier de la Force de Qods, l’unité a une présence avec au moins deux ou trois membres dans le personnel d’ambassade dont le travail est de recruter des gens du pays et de s’assurer que l’ambassadeur suit strictement la ligne du CGR.

Dans le cas de l’Irak, l’ambassadeur de Téhéran, Hassan Kazemi Qomi, est un haut commandant de la Force Qods. De plus, au moins six autres officiers de cette force font partie du personnel de l’ambassade pour faciliter les opérations du réseau terroristes de l’Iran en Irak.

Pendant des années, une des fonctions essentielles des ambassades iraniennes au Moyen-Orient a été la collecte de renseignements, effectuée par le personnel de la Force Qods aussi bien que le personnel local qui est embauché et formé par le CGR.

Un nouvel élément de la militarisation du système de collecte de renseignements de l’Iran c’est la relation étroite entre le CGR et le Ministère du Renseignement (VEVAK). Ce partenariat, développé sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, a créé de nouveaux systèmes d’opérations qui contrastent avec les stratégies utilisées sous l’administration précédente. Sous l’ancien ministre du renseignement Ali Younessi, la majorité des plans de l’Iran pour ses activités à l’étranger a été initiée par le VEVAK et ensuite approuvée par l’exécutif ou le Conseil suprême de Sécurité nationale. Sous Ahmadinejad, cependant, la plupart des plans d’intervention à l’étranger viennent désormais du CGR et sont immédiatement envoyés à au guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei. Ce n’est qu’à ce moment que le VEVAK participe aux discussions et à la planification.

Ce lien direct entre l’armée et le guide suprême est facilitée par une section spéciale au bureau de Khamenei mise en place pour coordonner le bon fonctionnement du Ministère du Renseignement (VEVAK), la Force Qods et du ministère des Affaires étrangères dans la propagation de l’extrémisme islamique et de l’incitation à la violence dans des pays musulmans.

Traditionnellement, les agents spéciaux du VEVAK iranien avaient pour mission première de collecter des renseignements à leurs postes à l’étranger. Cependant, sous Ahmadinejad, ces agents sont maintenant lourdement impliqués dans le recrutement, la formation et l’exécution des missions spécifiques utilisant des ressortissants étrangers.

Ces activités commencent par le travail de repérage des individus qui ont le potentiel et la capacité d’inciter à la violence et au chaos dans leur pays. Après avoir déterminé quelles sont les meilleures recrues, les agents du VEVAK entrent en contact avec eux par le personnel local et les ressources de l’ambassade d’Iran.

Une fois que le contact a été établi, les agents du VEVAK réévaluent l’individu et préparent le terrain pour l’inviter en Iran sous des prétextes divers, comme un pèlerinage, un séminaire, ou simplement un voyage éducatif tous frais payés pour apprendre plus sur l’Iran.

En Iran, c’est le personnel du VEVAK et du CGR qui détermine quels sont ceux qui sont prêts à coopérer avec le régime iranien et à conclure des accords officiels. C’est suivi par un entraînement, après quoi la recrue est renvoyée dans son pays, avec des ordres ou des promesses pour une mission à venir.

La formation des recrues terroristes étrangères constitue une partie de l’engagement de l’Iran dans la formation et le soutien au terrorisme. Téhéran a fondé 17 camps en Iran pour entraîner des terroristes venus du monde entier. Ces camps sont dispersés dans des villes diverses, comme Téhéran, Karadj, Qom, Ahwaz, Nahavand et Dezfoul. Etre musulman n’est pas une exigence pour recevoir une formation dans un camp; la seule exigence exigée du régime c’est que les stagiaires soient anti-américains et désireux de se battre contre eux. Ma source indique, par exemple, que certains stagiaires dans les camps terroristes de l’Iran sont des combattants non-musulmans de Somalie.

Cette information vient appuyer le rapport récent de l’armée américaine sur l’ingérence profonde de l’Iran en Irak, qui confirme combien de ressources Téhéran déverse en Irak et à ses groupes terroristes partout au Moyen-Orient. Comme le sénateur Lieberman l’a dit, les Etats-Unis doivent établir une solution irakienne qui ne permettra pas à l’Iran de faire avancer ses buts : “chaque leader a pour responsabilité de reconnaître la preuve que l’armée des Etats-Unis a maintenant mis avant nous : le gouvernement iranien, par ses actions, nous a presque déclaré la guerre à nous et à nos alliés au Moyen-Orient.”

Pour résister à cette menace iranienne, l’option militaire n’est pas nécessaire et, comme la politique actuelle de négociations et de complaisance a échoué, il faudrait considérer sérieusement une troisième voie : le soutien à l’opposition iranienne. Le défi iranien doit avoir une solution iranienne, conçue et mise en oeuvre par des patriotes iraniens avec l’appui de la communauté internationale. L’opposition iranienne, qui cherche à remplacer le régime intégriste islamique de Téhéran par une démocratie laïque, compte sur les Iraniens plutôt que sur des troupes étrangères pour apporter le changement démocratique en Iran et constitue l’option la plus viable.

Il est temps que la communauté internationale donne une chance à cette option en abandonnant entièrement la politique de complaisance.

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