vendredi, février 3, 2023
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L’Iran est le seul pays de la sphère musulmane à avoir une résistance organisée – Sid Ahmed Ghozali

CNRI – « Dans la sphère musulmane, il n’y a qu’un seul pays, pas deux, où il y a une résistance qui est ancrée dans le peuple, qui a souffert comme le peuple et qui a surtout une capacité de renverser ce régime honni », a déclaré Sid Ahmed Ghozali le 27 février à Genève.

L’ancien premier ministre algérien s’exprimait dans une conférence internationale aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, et de nombreuses personnalités internationales.

Voici les temps forts de l’intervention de M. Ghozali :

Je suis encore heureux de me retrouver en suisse et de pouvoir une nouvelle fois rendre hommage à la société politique, à la société civile de ce pays pour le soutien qu’elle apporte à la résistance iranienne.

La Suisse a une autorité morale sur la scène internationale pour la contribution en permanence qu’elle a cherchée en tant qu’Etat à apporter la solution à certains problèmes internationaux.

Je vous ai écouté 100 fois et chaque fois j’ai l’impression que c’est la première fois que je vous entends, tant il y a de la vie et de la force, je parlais de la force morale tout à l’heure, dans vos propos. Vous avez évoqué le procès de Massoud Radjavi [à l’époque du chah], vous avez évoqué Kazem Radjavi [assassiné à Genève le 24 avril 1990 par les terroristes du régime iranien]. Je rappelle aux jeunes, c’était il y a plus de 40 ans. Ça veut dire que contrairement à une idée qui est totalement fausse, l’affaire de la résistance iranienne, ce n’est pas une affaire de lutte pour prendre le pouvoir, tenu par une autre faction. C’est une affaire de rejet de la dictature, de lutte contre la dictature, qu’elle s’appelle la dictature du chah, ou la dictature des islamistes du velayat faghih.

Je commence par la conclusion : je soutiens totalement les idées qui ont été avancées avant moi, simples.
1) on ne peut pas en rester là sur l’affaire du 9 février 2013. Il s’est passé beaucoup de choses de similaires. Finalement il n’y a rien de nouveau fondamentalement. Et nous sommes des milliers depuis des années à avoir tiré tous les jours la sonnette d’alarme sur les risques d’un nouveau Srebrenica. Qu’est-ce que ça a donné comme résultat ? Rien !

Nous posons la question : qui est responsable de ce qui s’est passé le 9 février ? L’idée peut être formulée de telle manière que on ne reste pas comme ça, on ne marche pas sur la pointe des pieds, pour laisser les Nations Unies, et les grandes puissances à vocation de leadership dormir sur leur bonne conscience et fermer les yeux sur ce qui se passe à Achraf et à Liberty et ce qu’il ya derrière tout cela.

Je dirai que tout ce que nous racontons depuis des années, ce n’est pas un procès d’intention que nous faisons à un pouvoir, ou à des pouvoirs. Ce n’est pas des pleurnicheries, ce n’est pas des fantasmes. Tout ce que nous disons, ce sont des choses que nous avons apprises, à partir de choses concrètes. L’Ompi, les Moudjahidine du peuple viennent du peuple, ils sont ancrés dans le peuple. Ils sont informés à chaque minute de ce qui se passe en Iran. Et ce qu’ils nous ont raconté, ce ne sont pas des inventions.

A chaque fois que je vois le livre rouge qui est à côté Maryam Radjavi, qu’elle met souvent à son côté et qui porte la première liste des martyrs de la révolution, ce n’est pas une invention de l’Ompi, ça ! Les 30.000 résistants iraniens dont certains sont des survivants ici, qui sont présents dans cette salle, qui ont été exécutés en l’espace de trois mois, ce n’est pas une invention.

Donc nous attirons l’attention sur les méfaits de ce régime nuisible, le régime des mollahs est un régime nuisible. Il est nuisible, très nuisible pour le peuple iranien, mais il est encore aussi nuisible et peut-être plus pour les peuples aux alentours et toute la sphère arabo musulmane.

Je voudrais m’adresser à trois secteurs de cette opinion internationale : les USA, le système des nations unies et le monde arabo-musulman.

Il n’y a pas une conscience très claire, loin de là, dans ces trois secteurs, de la nuisance que représente le régime iranien. Il n’y a pas une conscience du lien qui existe entre la lutte, de 45 ans de l’Ompi. Ils n’ont pas conscience du lien de ce que font les résistants iraniens maintenant, avec leur propre devenir. Regardez ce qui s’est passé en Tunisie, la première révolution dite du printemps arabe. Tous les médias, les gouvernements occidentaux ont dit que le problème c’est que le dictateur est parti, mais il n’y a rien, aucun parti pour canaliser les foules. Et ils avaient raison. En Libye, la même chose. Le dictateur est parti, mais il n’y a rien. Et ce qui se passe actuellement en Syrie, c’est parce qu’aussi il n’y a rien. Mais les gens ne font pas le lien que dans la sphère musulmane, il n’y a qu’un seul pays, pas deux, où il y a une résistance qui est ancrée dans le peuple, qui a souffert comme le peuple et qui a surtout une capacité de renverser ce régime honni.

Commencez par le peuple des Etats-Unis, tous les peuples et les Nations Unies, qu’est-ce qu’ils ont inscrit dans leur constitution : le droits des peuples à renverser les gouvernements honnis, les gouvernements qui sont coupables d’oppression. L’Ompi ne fait pas autre chose que ça.

On nous dit dans le monde occidental, que ce que l’on recherche c’est la démocratie dans les pays. Et bien ce qu’il fait sur le terrain est totalement contradictoire, parce que le seul cas où il y a une organisation qui a un projet démocratique, et ce projet ce n’est pas seulement du papier. Ceux qui ont visité Achraf, qu’ils soient Américains ou Européens, il y a des généraux qui ont vécu là-bas, ils ont témoigné de ce qui se passe, de la réalité du projet social et politique de l’Ompi. Et ces gouvernements occidentaux, ils ont une perle, une organisation qui ne leur demande pas d’argent, qui ne demande pas qu’ils envoient les troupes de l’OTAN, elle leur demande seulement de lever la main, de ne pas les entraver, de la laisser régler le compte à un régime qui de toute façon disparaitra un jour ou l’autre.

Ce que je voudrais, c’est qu’à l’ONU, Mme Radjavi a posé la question, c’était très troublant et très émouvant : mais à qui nous devons nous adresser pour faire valoir le droit ? Car l’ONU, dans sa charte, reconnait le droit des peuples.

Je crois qu’il faut que nous agissions ensemble pour
1- enlever tous les mythes d’information. Que chacun d’entre nous répète ce qu’à dit Mme Radjavi. Il faut que l’on répète ce que nous entendons de la résistance iranienne, parce que l’opinion occidentale et dans les pays arabes est très désinformées.

2) il faut que nous concentrions nos efforts, que nous fassions pression sur l’ONU pour qu’elle joue son rôle et donc qu’il soit impossible qu’on puisse défier, qu’on puisse trahir, de la part de Kobler il y a trahison. Alors l’enquête dira pourquoi il y a trahison : est-ce pour des raisons idéologiques, matérielles, mais il y a trahison, parce que c’est à 100% que les résistants iraniens ont été privés de leurs droits.

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