jeudi, février 9, 2023
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L’Iran critiqué pour n’avoir pas fourni d’informations sur son programme nucléaire

L’Iran critiqué pour n’avoir pas fourni d’informations sur son programme nucléaireThe New York Times, Paris, 12 juin – De Elaine Sciolino – Pendant que l’Iran étudie la réponse à donner à un paquet international de mesures incitatives visant à freiner ses activités nucléaires, le chef de l’Agence internationale de l’Energie atomique a reproché à Téhéran aujourd’hui de n’avoir fourni aucune information cruciale pour une bonne compréhension de la nature et de l’objectif de son programme nucléaire.

Dans son discours ouvrant le meeting à Vienne du conseil composé de 35 nations, le directeur de l’AIEA, Mohammed ElBaradei, a déclaré que son agence « n’avait pas fait beaucoup de progrès dans la résolution de questions de vérification restées en suspens ».

Il a ajouté : « Je continuerai de demander à l’Iran de fournir la coopération nécessaire pour résoudre ces questions ».

Les commentaires de M. ElBaradei étaient attendus. Depuis février, l’Iran a substantiellement réduit l’accès aux inspecteurs à des dizaines de sites atomiques, de programmes et à son personnel, se soumettant uniquement à la coopération minimum exigée par les accords de contrôles d’armes.

Mais le meeting trimestriel du conseil de l’agence de surveillance nucléaire des Nations Unies survient à un moment diplomatique délicat car l’Iran est en train d’étudier une offre ambitieuse faite par les Etats-Unis, la Chine, la Russie, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne de geler ses principales activités nucléaires en échange de la promesse d’avantages économiques et politiques.

Dans cette atmosphère extrêmement politisée, M. ElBaradei, détenteur du Prix Nobel de la Paix, a limité ses commentaires sur l’Iran à deux paragraphes et a refusé de répondre aux questions des journalistes.

Cependant, il a bien fait comprendre qu’il se réjouissait de l’initiative des six puissances, la qualifiant de moyen « de parvenir à un accord global et de retrouver la confiance dans la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, tout en s’adressant simultanément aux besoins sécuritaires, technologiques et économiques de l’Iran ».

Le paquet d’avantages, dont les détails n’ont pas été rendus publics, offre à l’Iran l’opportunité, parmi d’autres choses, d’acheter des réacteurs nucléaires à eau légère à des fins de production d’énergie ainsi que de nouveaux avions civils et des pièces détachées d’avions pour sa flotte aérienne vieillissante, avec en prime des négociations importantes avec les Etats-Unis.

L’Iran serait contraint d’accepter de geler ses activités liées à l’enrichissement et au retraitement d’uranium avant le début des pourparlers formels dans le cadre du paquet et cette suspension se poursuivrait jusqu’à ce que l’Iran respecte une liste stricte de conditions. En raison d’une opposition venant des USA, le paquet ne comprend pas une offre de réouverture du dialogue intergouvernemental avec l’Iran à propos de questions de sécurité.