mardi, février 7, 2023
AccueilActualitésActualités: Droits humainsL'Iran arrête 230 personnes dans un raid contre un concert de rock...

L’Iran arrête 230 personnes dans un raid contre un concert de rock illégal

CNRI – La police iranienne a arrêté 230 personnes lors d’un raid dans un concert de rock clandestin près de Téhéran, dans le cadre des mesures de répression croissantes contre les comportements considérés contraires aux lois islamiques, ont affirmé des autorités locales  samedi, selon l’Agence France Presse.

De grandes quantités d’équipements audiovisuels, d’alcool, des CD de contrebande, des vêtements de femme révélateurs et de la drogue ont été saisis au concert qui se tenanit dans la ville de Karadj, dans la banlieue ouest de la capitale, dans la province de Téhéran.

« 230 personnes ont été identifiées et arrêtées dans une ‘fête rock’ dans le quartier Mohammadchahr de Karadj », a dit Ali Farhadi, le procureur de Karadj, selon le site de radiodiffusion d’Etat.

« Une enquête est en cours et, bientôt, un verdict tombera contre les principaux instigateurs adorateurs de Satan et tous ces gens seront châtiés. »

Il a dit que les personnes venues "de Grande-Bretagne et de Suède" se trouvaient parmi les personnes arrêtées, sans donner davantage de détails, a ajouté l’AFP.

Les groupes rock sont autorisés à se produire avec une licence du ministère de la culture, bien que cela n’ait pas empêché l’éclosion de nombreuses formations clandestines ces dernières années.

L’Iran a lancé une de ses campagnes de répression morale les plus sévères de ces dernières années, au cours de laquelle la police a donné des avertissements à des milliers de femmes pour leur manière de s’habiller considérée comme non islamique, poursuit l’AFP.

Les femmes en Iran doivent se couvrir la tête et cacher tous leurs contours physiques, tandis que la consommation d’alcool et des fêtes mixtes sont strictement interdites. La police a récemment aussi visé des hommes à l’allure jugée "satanique" ou excessivement occidentale.

Plus de 110 particpants de cette "party rock" ont été transférés à la prison locale de Raja’i-Chahr, tandis que les autres sont détenu au tribunal après avoir été autorisé à remttre une caution, a dit Farhadi.

Il a dit que les jeunes du concert, en majorité de milieux aisés, avaient répondu à une invitation lancée sur Internet.

"Des cartes spéciales avaient été distribuées aux participants, pour pouvoir entrer. Personne ne pouvait entrer sans ce passe."

Les organisateurs avaient aussi amené un arrivage de vêtements de femme moulants et avaient l’intention par la suite "d’extorquer" les jeunes en les filmant durant la soirée, a-t-il ajouté.