samedi, février 4, 2023
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L’illusion de la paix avec les mollahs

Par Ali Safavi

CNRI – L’inscription par les Etats-Unis du Corps des gardiens de la révolution (le CGR), du ministère de la Défense et d’un certain nombre de banques affiliées et de responsables du régime iranien dans sa liste noire est un virage politique sérieux vis-à-vis de Téhéran.

Le mutisme des dirigeants du régime iranien face à cette mesure reflète leur choc et en même temps l’inquiétude quant aux implications de ce classement, dont certains pensent que les conséquences dépassent celles des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Politiquement parlant, la décision américaine indique la fin d’une ère de complaisance et de tolérance vis-à-vis de la théocratie et un prélude nécessaire à une politique de changement de régime en Iran. Sur le terrain, elle empêche Téhéran de réaliser ses desseins expansionnistes au Moyen-Orient et sa course accélérée aux armes nucléaires.

Sans surprise, le lobby des mollahs – iranien et non-iranien – a de nouveau commencé à verser des larmes de crocodile pour la paix en agitant le drapeau rouge.

Certains ont soutenu que Téhéran avait droit à un programme nucléaire, que davantage de sanctions affecteraient la population iranienne et que toute frappe des Etats-Unis contre des sites nucléaires ou militaires ne ferait que renforcer la position des mollahs. Dans ce contexte, ils maintiennent que le régime clérical ne demande que ce qui lui revient.

Retour aux années 1930 ! Sous le mot d’ordre d’empêcher la guerre pour préserver la paix, la Grande-Bretagne a ignoré tous les avertissements comme quoi l’Allemagne nazie violait le Traité de Versailles. Alors que le ministre français des Affaires étrangères de l’époque, Jean-Louis Barthou, plaidait pour un durcissement face à la politique de plus en plus belligérante et agressive d’Hitler, d’autres, menés par la Grande-Bretagne, insistaient à dire que des concessions aux Nazis, permettraient à la paix de prévaloir. Quatre ans plus tard, le ministre des Affaires étrangères britannique Neville Chamberlain de retour de la signature des Accords de Munich avec Hitler, se vantait triomphalement de «la paix pour notre temps ». L’Histoire a prouvé qu’il se trompait.

Ces trente dernières années, la communauté internationale a couru le risque d’adopter la politique de complaisance, la conciliation et le “non à la guerre” vis-à-vis des tyrans enturbannés d’Iran. Continuer cette politique finira par entraîner inévitablement le monde dans un conflit. Comme Hitler, les mollahs se préparent à la guerre parce qu’ils se rendent parfaitement compte qu’ils peuvent uniquement survivre par l’expansionnisme, la guerre, la crise et l’acquisition d’armes nucléaires. C’est pourquoi ils ont déjà déclaré la guerre au monde et s’y préparent rapidement. Dans certains pays, comme l’Irak, l’Afghanistan et le Liban, ils l’ont déjà commencée, sans dire son nom.

Pour sa part, la communauté internationale est à un carrefour. Elle peut mal se permettre d’ignorer la menace qui pointe d’une théocratie dotée de l’arme nucléaire et d’ambitions hégémoniques. Ceux qui propagent la conciliation avec les mollahs devraient tenir compte des leçons de l’histoire. Ils appellent cela la paix, mais prônent en fait un retraite constante face au fascisme religieux. La seule option politique viable vis-à-vis de la menace  de Téhéran doit tourner autour d’un changement de régime vers la démocratie. Priver les mollahs des ressources pour développer et recharger leur machine de guerre et supprimer les obstacles sur le chemin de l’opposition démocratique iranienne, comme son classement terroriste sont des mesures concrètes dans ce sens.  

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