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Lettre du Comité parlementaire pour un Iran démocratique à Ban Ki-moon

CNRI – Le Comité Comité parlementaire pour un Iran démocratique, constitué de députés français de tous bords et présidé par le député de l’Allier Gérard Charasse, a écrit le 25 juillet à Ban Ki-moon sur la situation du camp Liberty pour lui demander de nommer un nouveau représentant spécial en Irak qui soit impartial.

Monsieur le Secrétaire général,

3400 réfugiés Iraniens sans défense, dont mille femmes, ont résidé dans le camp d’Achraf en Irak pendant de nombreuses années. Ils sont les principaux opposants du gouvernement Iranien et souhaitent la paix et la démocratie dans leur pays. Au cours des trois dernières années, ils ont été, à deux reprises, brutalement attaqués par les forces irakiennes à la demande du régime Iranien. Quarante-neuf d’entre eux ont été tués, dont huit femmes et des centaines d’autres ont été blessés.

Sous la pression du gouvernement iranien, l’Irak a décidé de fermer le camp Achraf et de délocaliser les résidents vers un autre camp appelé « Liberty ». Encouragés par Mme Maryam Radjavi, la présidente de la Résistance Iranienne et pour éviter une nouvelle effusion de sang, les résidents ont accepté d’être transférés au Camp Liberty situé près de Bagdad sous la supervision des Nations Unies. Mais ce camp est dépourvu des standards humanitaires minimum.

Le Groupe de travail de l’ONU sur les détentions arbitraires estime que les conditions au camp Liberty sont celles d’un centre de détention incompatible avec la loi internationale régissant les droits de l’homme, conformément à l’article 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et aux articles 9 et 10 du Pacte international relatif aux droits civils et politique.

2000 résidents d’Achraf ont été transférés à Liberty, groupe par groupe sur la base des promesses faites par M. Kobler, votre Représentant Spécial en Irak,  comme quoi les requêtes humanitaires minimales seraient satisfaites lors du prochain déplacement. Mais aucune de ces promesses n’a été tenue.

Nous partageons l’avis de nombreux parlementaires de divers pays, pour demander au Secrétaire général de l’ONU de nommer un représentant personnel ayant la confiance des résidents.

Le camp Liberty est dépourvu du raccordement à l’eau potable, et privé du branchement au réseau électrique national, un système détérioré d’évacuation des eaux usées, sans arbres et sans ombre. Par la présence des forces militaires irakiennes armées jusqu’aux dents et équipées de blindés, des appareils d’écoute et des caméras pour espionner les habitants, le gouvernement irakien a transformé ce camp en une prison.

Les habitants ont exprimé en huit points leurs demandes humanitaires minimums notamment pouvoir transférer leurs biens personnels depuis le camp d’Achraf ou pouvoir construire des chemins pour les handicapé ou des ombrages sous une chaleur de 55°.
 
Nous considérons que sans la réalisation de ces besoins humanitaires vitaux, le déplacement des autres habitants d’Achraf vers Liberty, ne doit pas avoir lieu.

Très respectueusement                                

Gérard CHARASSE   Président