mercredi, décembre 7, 2022
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Les USA doivent tenir la promesse de protéger Achraf – Le gouverneur Ed Rendell

CNRI – « Les Sénateurs Kerry et Levin ainsi que onze de nos commissions des affaires étrangères et de l’armée ont appelé au retrait de l’OMPI de la liste. Nous ne pouvons pas laisser cette liste être utilisée comme concession avec les autres pays », a déclaré le gouverneur Ed Rendell à Washington le 26 aout.

Cet ancien président du parti démocrate et gouverneur de Pennsylvanie de 2003 à 2011 s’adressait à des milliers d’Iraniens et de partisans de la résistance iranienne venus manifester devant le département d’Etat à Washington pour réclamer la radiation de l’OMPI de la liste du terrorisme et rappeler au gouvernement américain son engagement écrit de protéger le camp d’Achraf en Irak. Modérateur de ce rassemblement, il a ensuite donné la parole à d’autres hautes personnalités américaines, notamment Louis Freeh, dirceteur du FBI (1993- 2001); Patrick Kennedy Congressman de 1995 à 2011, fils de feu le sénateur Edward Kennedy, et modérateur du rassemblement,; John Seno, ancien premier adjoint des opération de la CIA; le colonel (à la retraite) Wesley Martin, ex-commandant du contre-terrorisme de la coalition en Irak et commandant de la sécurité à Achraf. La présidente élue de la Résistance, Maryam Radjavi, a également adressé un message vidéo aux manifestants. Dans son intervention, le député britannique conservateur Brian Binley a annoncé le soutien de 4000 parlementaires dans le monde, dont un nombre significatif des deux chambres en Grande-Bretagne, pour la radiation de l’OMPI de la liste noire américaine. 

Voici les temps forts du discours d’Ed Rendell :

Aujourd’hui, nous sommes ici pour deux raisons. La première est de nous assurer que résidents du camp d’Achraf obtiennent la protection qu’ils méritent aux États-Unis. Et deuxièmement, de constater que nous pouvons retirer l’OMPI de la liste aujourd’hui. Et ces éléments sont liés, mais prenons-les un par un.

Pour moi, c’est une honte que les États-Unis d’Amérique reviennent sur leur promesse. Une promesse que nous avons signée avec chaque membre du camp d’Achraf lorsqu’ils ont déposé leurs armes, la promesse que nous les protégerions. Les avons-nous protégés en 2009 ? Non. Les avons-nous protégés cette année ? Non. En réalité, les troupes américaines ont été appelées à quitter le terrain avant que les attaques éclatent. La démocratie américaine, cette grande démocratie est revenue sur sa parole lorsque ses troupes ont été appelées à se retirer et à ne pas protéger les résidents du camp d’Achraf, et pire, de nombreux membres ont été tués cette année par les forces irakiennes qui ont utilisé des armes fournies par les États-Unis ainsi que des véhicules fournis par les États-Unis. Cela doit cesser. Il est temps pour nous de tenir notre promesse faite aux résidents du camp d’Achraf.

Lorsque le Président Obama – et M. le Président, vous avez fait ce qu’il fallait, je l’ai dit et redit à la télévision, vous avez fait ce qu’il fallait en intervenant en Libye, parce qu’il y avait des centaines de milliers de Libyens épris de liberté et épris de démocratie qui allaient être massacrés à Benghazi si nous n’étions pas intervenus. Si les États-Unis, la France, l’Angleterre ainsi que les alliés de l’OTAN n’étaient pas intervenus. Nous sommes intervenus pour empêcher que des innocents soient massacrés en Libye. Nous devrions être en train de faire la même chose au camp d’Achraf, et aussi surement que Khadafi serait rentré dans Benghazi et aurait massacré des innocents, si nous n’agissons pas pour la protection du camp d’Achraf, comme nous avions promis aux résidents de le faire, si nous n’agissons pas, il est presque certain que ce qui s’est produit cette année se reproduira encore.

Et nous avons un devoir fait sous serment, un devoir en tant qu’Américains, un devoir en tant que pays où la démocratie avait commencé à protéger ces résidents, de tenir notre parole. Alors, M. le Président, Mme la Secrétaire, agissons maintenant. Soit nous disons au gouvernement Maliki que nous reprenons la responsabilité de la protection des résidents d’Achraf, soit l’ONU, avec le soutien de l’OTAN, surveillera Achraf et s’assurera que personne n’est touché à nouveau.

Je vous disais que les deux questions sont liées et elles le sont parce que : qu’avait déclaré le gouvernement Maliki pour tenter d’excuser ses actes criminels à Achraf ? Il avait déclaré : eh bien, ils sont sur la liste terroriste des États-Unis. Eh bien, premièrement, cela n’excuse pas le massacre de personnes innocentes, dont huit femmes sans défense. Mais regardons la seconde question. L’OMPI devrait-elle être sur la liste comme une organisation terroriste étrangère ? Y a-t-il une preuve soutenant que l’OMPI doit être sur cette liste ?

J’aimerais que la Maison Blanche et le Département d’État examinent ne serait-ce qu’une seconde les preuves. Observons les personnes qui ont en réalité mené les enquêtes, qui étaient en fait sur place. Vous pourrez l’entendre de la part du Directeur Freeh dans quelques instants, le directeur du FBI sous le mandat de Bill Clinton, dont l’administration a malheureusement mis l’OMPI sur la liste au départ. Il vous dira qu’il avait ordonné une enquête du FBI à propos de chaque résident du camp d’Achraf et conclu qu’aucun parmi eux n’avait de liens avec une quelconque organisation ou des activités terroristes. Voilà pour le FBI.

Vous allez entendre M. Sano de la CIA, et il délivrera le même message. Voilà pour la CIA. Et bien qu’il ne soit pas aujourd’hui parmi nous, un homme qui était à nos côtés en plusieurs occasions, l’ancien ministre de la Justice et juge Michael Mukasey, dont la mission était de poursuivre les terroristes. S’il était ici aujourd’hui, il répéterait ce qu’il a déclaré en de nombreuses occasions, qu’il n’existe aucun lien terroriste avec l’OMPI.

En outre, il y a trois généraux dont le général Shelton, chef de l’état-major des armées, qui ont servi en Irak et qui ont tous déclaré à maintes reprises et encore publiquement que l’OMPI et les résidents d’Achraf ne font partie d’aucune sorte d’organisation terroriste.

Mais cela va même encore plus loin ; les témoignages s’empilent. Si la Maison Blanche nous écoute et si le Département d’État nous écoute, les témoignages ne cessent de croître. Le colonel Wesley Martin, qui a servi comme commandant de base au camp d’Achraf pendant huit ans et qui était également en charge des missions de contre-espionnage en Iran. Il a déclaré à plusieurs reprises, et il le déclarera encore aujourd’hui, qu’il n’y avait pas d’activité terroriste au camp d’Achraf et qu’il n’y a pas la moindre preuve que l’OMPI est une organisation terroriste.

Nous avons donc entendu les personnes dont la profession était de recueillir des informations, dont la profession était de savoir. Madame la Secrétaire ! M. le Président ! Le FBI, la CIA, l’armée américaine, le commandant de base d’Achraf. Quel autre témoignage pouvons-nous vous donner ? Mais la bonne nouvelle est qu’il y en a encore davantage parce que nos camarades au Royaume Uni, nos excellents amis de l’Union européenne, la merveilleuse nation de la France, tous ont examiné cette même question et ont déclaré qu’il n’y a aucune raison de garder l’OMPI sur une liste terroriste. Et ils ont tous retiré l’OMPI de leur liste. Si cela suffit au Royaume Uni, à la France et à l’Union européenne, leur exemple constitue un exemple que nous devrions suivre et suivre maintenant.

Mais il y a encore davantage ! La cour d’appel qui a réexaminé les preuves utilisées par le Département d’État des États-Unis pour mettre l’OMPI sur la liste. Ils ont réexaminé les preuves et déclaré que les preuves ne répondent pas au critère nécessaire. Ils ont alors ordonné le réexamen que le Département d’État a entrepris maintenant. Pas assez de preuves aux yeux de la cour d’appel.

Et vous savez ce qu’il y a de plus incroyable encore ? Washington et ce pays sont en ce moment bien trop corporatistes. Les Républicains et les Démocrates se chamaillent sur tout, mais plus de cent Représentants, Républicains et Démocrates, ont signé de la même manière une résolution exhortant le Département d’Etat à retirer l’OMPI de la liste. Les Sénateurs Kerry et Levin ainsi que onze de nos commissions des affaires étrangères et de l’armée ont appelé au retrait de l’OMPI de la liste. Nous savons bien que la liste des organisations terroristes étrangères sert un but important, effectivement. Elle donne aux États-Unis les moyens d’empêcher les organisations terroristes d’avoir l’opportunité de mener des actions ici ou là sur la planète. Mais comme Patrick Kennedy l’a dit, il est très important pour nous en tant que pays de nous assurer qu’en ce qui concerne les gens que nous mettons sur cette liste, les preuves disent qu’ils sont des terroristes ayant pour objectif de faire du mal aux États-Unis d’Amérique. Maintenant, y a-t-il quelqu’un quelque part qui pense que l’OMPI veut nuire aux États-Unis d’Amérique ? Quelle idée absurde que cela ! Et comme Patrick l’a souligné, nous ne pouvons pas laisser cette liste, et la question de savoir qui y est inscrit et qui ne l’est pas, devenir un instrument politique, quelque chose que nous utilisons pour chercher à nous faire bien voir d’un autre pays.

Nous ne pouvons pas laisser cette liste être utilisée comme concession avec les autres pays. Cette liste ne devrait exister que pour une seule raison : s’il y a des preuves suffisantes que quelqu’un veut nuire aux États-Unis ou leurs alliés. Et non une organisation dont les traces d’activités « terroristes » depuis 2001, il y a dix ans, ne concernent, pour aucune d’elles, des actes attestés et prouvés violents commis par un membre de l’OMPI à l’encontre des États-Unis ou de n’importe quel de leurs alliés.

Les témoignages sont absolus. Le temps est venu ! La Maison Blanche et le Département d’État doivent s’assurer que les témoignages seront suivis. La Maison Blanche et le Département d’État doivent s’assurer que la justice prévaut. La Maison Blanche et le Département d’État doivent s’assurer que les principes de base de la démocratie américaine sont suivis. La Maison Blanche et le Département d’État devraient suivre la communauté mondiale : Retirer l’OMPI de la liste, et le faire maintenant !

 

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