vendredi, décembre 9, 2022
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Les proches des Kurdes exécutés en Iran se voient refuser les corps et deux ont été arrêtés

The New York Times, 11 mai – Les autorités iraniennes ont refusé aux familles des cinq militants kurdes pendus dimanche de les enterrer et ont arrêté la sœur et la mère de la seule femme parmi les exécutés, a déclaré un des avocats des militants mardi.

La sœur et la mère de la femme, Shirine Alamhouli, 28 ans, ont été arrêtés à leur domicile dans la ville de Makou, au nord-ouest de l'Iran, a déclaré l'avocat Khalil Bahramian, dans une interview téléphonique depuis Téhéran. Il a également dit que la famille n'avait appris l'exécution que [le lendemain] dans l’après-midi du lundi 10 mai.

Le refus du gouvernement de remettre les corps aux familles semble découler de la crainte des manifestations hostiles au pouvoir lors des funérailles dans les zones kurdes. Les Kurdes ont été soumis à une pression croissante depuis les manifestations de grande envergure de l'été dernier contre les élections nationales controversées, et au moins deux autres militants kurdes ont été exécutés l'an dernier. Au moins 16 autres militants kurdes restent dans le couloir de la mort, selon les groupes de droits humains.

« Ne pas autoriser les familles à enterrer les corps de leurs proches est contraire à la loi, à l'islam et à la charia », a déclaré M. Bahramian.

Il a dit que les autorités lui avaient affirmé qu'elles enterreraient les corps et diraient aux familles l'emplacement plus tard. «Ils ont même refusé ma demande de permettre aux familles d'être présentes lors de la mise en terre », a-t-il dit.

Les Kurdes sont une minorité ethnique en Iran et se plaignent des discriminations du gouvernement à leur encontre. La plupart des Kurdes sont des musulmans sunnites dans un pays dominé par les chiites. Les Kurdes élisent des députés au Parlement, mais les parlementaires ont souvent peu de pouvoir.

Le site Web d’opposition Jaras a indiqué qu’Abdoljabar Karami, député  de Sanandaj, la capitale de la province du Kurdistan, au Parlement, a été menacé par le gouverneur alors qu'il tentait d'arrêter les exécutions et que ses efforts pour obtenir la restitution des corps cette semaine sont restés lettre morte.

Les militants des droits humains ont été alarmés par les exécutions sommaires qui ont été menées sans l’approbation de la Cour suprême de l'Iran. Ils craignent que le gouvernement ne pendent davantage de militants pour décourager les manifestants de prendre part à un autre rassemblement, prévu à la date anniversaire de l'élection du 12 juin.

Reporters sans frontières, qui est basé à Paris, a exprimé sa préoccupation dans un communiqué publié sur son site Web mardi sur le sort des journalistes en prison après les exécutions de dimanche.

Des dizaines de journalistes ont été arrêtés depuis l'été dernier et au moins 42 sont toujours emprisonnés, dit le groupe.

Le communiqué de mardi indique que cinq journalistes en prison nécessitent des soins médicaux urgents, et exhorte le Haut commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme à envoyer des représentants en Iran.

 

http://www.nytimes.com/2010/05/12/world/middleeast/12iran.html

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