samedi, décembre 3, 2022
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Les pasdaran iraniens mettent sur pied une « armée de libération chiite » (un commandant des Gardiens de la Révolution)

Les pasdaran iraniens mettent sur pied une « armée de libération chiite » (un commandant des Gardiens de la Révolution)

CNRI – Un commandant des gardiens de la révolution (Pasdaran) en Iran a dévoilé l’existence d’une « armée de libération chiite dirigée par le général Qassem Soleimani ». Dans une interview publiée sur le site Mashregh news, le général Mohammad-Ali Falaki explique que cette armée obéit au Guide suprême en Iran et agit sur plusieurs fronts, en Syrie, en Irak et au Yémen. Qui plus est, elle n’est pas uniquement composée d’Iraniens.

Falaki, qui a été à la tête de la brigade des équipements de la 10e division des pasdaran, a commandé en Syrie les Fatemiyoun dont il vante l’efficacité, soulignant qu’ils ont pu empêcher la chute de Damas et de son aéroport.

Ce commandant des Pasdarans insiste sur la nécessité de recruter davantage parmi les millions d’Afghans résidant en Iran. Cependant, tout en évitant soigneusement le fait que la plupart de ses Afghans se sont engagés pour des raisons financières, il signale au passage que parmi les Fatemiyoun seul 20% à 25% sont des musulmans pratiquants. Il évoque des questions de barrière entre les pasdarans et ces Afghans, en raison des préjugés dans la société iranienne qui, selon lui, les considèrerait comme « des trafiquants de drogue et dangereux délinquants ».

Falaki a participé à l’opération Moharam l’an dernier autour d’Alep qui s’est soldée par un échec cuisant.

Cette « armée de libération chiite », tient-il à préciser, est un assemblage de la division d’Afghans « Fatemiyoun », de la division de Pakistanais « Zeynabioun », de la division d’Irakiens « Heydarioun », d’une division du Hezbollah Libanais et d’une autre division du Hezbollah composés de milices syriens. Il précise toutefois que ces troupes restent sous le commandement des gardiens de la révolution, même si les QG comptent également des officiers non-iraniens.

Ce puzzle se retrouve « sous le même uniforme, le même drapeau, la même organisation et fait le Djihad sur le même front », indique Falaki.

Il fait des Fatemiyoun le premier noyau de l’armée de libération « chiite et musulmane » en Syrie. Il ajoute que l’objectif est d’effacer le nom d’Israël dans les vingt prochaines années et que ces troupes sont stationnées à sa frontière.

Il laisse échapper au passage que 30 à 40 % de l’armée d’Assad sont passés à l’opposition.

Falaki signale qu’une partie des commandos de l’armée régulière iranienne qui ont combattu l’an dernier en Syrie a été incorporée à la division afghane, avant de confier qu’ils « étaient aux côtés des frères Fatemiyoun, avaient la même organisation, le même uniforme et partageaient les mêmes tranchées ».

Cette interview a été diffusée par le groupe l’agence Tasnim, qui appartient à la force Qods des pasdaran dont le commandant en chef et Qassem Souleimani. Interrogé sur ces déclarations, Afchine Alavi, membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a précisé que : « l’annonce de la constitution d’une « Armée de Libération Chiite » par les Pasdarans démontre bien que le régime des mollahs mène et alimente une guerre confessionnelle dans la région. Cette déclaration officialise un état de fait. Les ingérences de la théocratie iranienne visent à diviser la région entre sunnites et chiites. »

Alavi a voulu préciser que « ces efforts de guerre du régime ne vise pas Daech mais la résistance et la population syrienne en particulier les civil à Alep ». Il a ajouté : « ces propos d’un commandant des Pasdarans survient alors que le recrutement auprès des afghans s’est largement estompé. Le nombre élevé des morts et le comportement sectaires du régime fait fuir les afghans résidents en Iran. L’appareil de propagande de la force Qods vise aussi, par ces publications, à remonter le moral des troupes au plus bas après les échecs des Pasdaran et de ses milices dans le sud d’Alep. Par ailleurs vu la fronde qui secoue les rangs devant les pertes croissantes, les pasdarans tentent d’insinuer à l’opinion en Iran que la chair à canon dans la bataille de Syrie est fournie par des étrangers, en particulier des Afghans. »

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