CNRI – Lors d’une conférence internationale le 20 juillet à Paris intitulée « Nécessité d’un changement en Iran et d’un soutien à la résistance iranienne », et organisée par le CFID, François Colcombet un de ses fondateurs a ouvert les débats.
La conférence réunissait politiciens et juristes de haut rang des Etats-Unis, de Belgique, de Suisse et de France, autour de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne. Les interventions ont porté sur la situation du camp d’Achraf en Irak qui abrite 3400 opposants iraniens.
Sont intervenus à cette conférence présidée par Mme Anne-Marie Lizin, ancienne présidente du Sénat de Belgique : Maryam Radjavi, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2004-2009), Louis Freeh, directeur du FBI (1993 – 2001), Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien directeur de la DST, les députés français Jean-Philippe Maurer, Jean Dionis du Séjour, Abdolatifou Aly, le maire du 1er arrondissement de Paris Jean-François Legaret, des juristes éminents comme Me Juan Garcès, avocat espagnol de premier plan, Mme Vera Gowlland-Debbas, professeur de droit international à l’université de Genève, et Me François Serres, directeur exécutif du comité international des juristes en défense d’Achraf.
Voici l’intervention de François Clocombet :
Madame la Présidente, je ressens vraiment comme un honneur d’ouvrir cette séance. Je représente ici le CFID, le Comité français pour un Iran démocratique. Pour nos amis américains, belges, espagnols, etc., qui ne connaissent pas tous les arcanes de la vie française, je leur dirai que ce comité a été composé par un ancien ministre, Alain Vivien, par un sénateur, Jean-Pierre Michel, par moi-même, qui ai été député et magistrat, et par un grand nombre de juristes et d’hommes politiques français.
Nous nous sommes consacrés plus spécialement à suivre avec attention les procédures juridiques, nombreuses, qui encombraient la marche de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran. Nous avons eu des succès, je dois le dire, qui sont dus à l’acharnement des avocats, et surtout au fait que c’était une bonne cause et que cette bonne cause a été reconnue, mais cela n’a pas été sans peine. Maintenant, c’est du passé : il faut se tourner vers l’avenir en tirant quelques leçons.
La première est qu’il reste encore des choses à faire. Je me tourne vers nos amis américains : la balle est maintenant dans leur camp, puisque les combats qu’ils auront à mener sont assez voisins de ceux que nous avons eu à mener.
Dans cette lutte, l’organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran et le CNRI, se sont trouvé peu à peu des alliés parmi les parlementaires, c’est-à-dire les représentants du peuple. J’ai constaté très souvent que ces parlementaires s’engageaient parce qu’ils avaient rencontré des membres de l’OMPI qui leur avaient raconté très concrètement leur histoire. Les ayant entendus, ils avaient pris un engagement et petit à petit, eux-mêmes s’étaient engagés. La participation des parlementaires est très importante, et il y en a de nombreux ici. Je crois qu’on leur doit beaucoup, même s’ils ont des emplois du temps très occupés par la vie de leur pays. Le temps qu’ils peuvent passer pour un problème qui, pour des Français, peut paraître lointain, est tout à fait indispensable.
Et puis, il y a eu l’engagement progressiste des juristes. Bien entendu, les juges d’instruction, certains magistrats, vous poursuivaient, vous mettaient en examen, et même vous faisaient arrêter. Mais d’autres juristes, au nom des principes qui fondent notre droit, vous ont défendus.
Là aussi, j’ai constaté que peu à peu, vous aviez réussi à avoir derrière vous, Madame la Présidente, les meilleurs juristes du moment, et nous avons ici un Espagnol qui vient d’obtenir une grande victoire, quelque chose qui fera jurisprudence, très certainement ; cela veut dire que ce sera un précédent sur lequel on se fondera. Cela va contribuer à améliorer la situation d’Achraf.
Et puis il y en a d’autres, bien entendu. Je pense à nos amis anglais, qui se sont beaucoup battus pour faire que le parlement anglais revienne sur votre inscription sur la liste, de même que les juristes de l’Europe.
Enfin, nous aurons aussi la communication d’une des meilleures juristes de la place, Mme Vera Gowland Debbas, qui a fait une consultation juridique sur la situation d’Achraf. Il est très important d’avoir de temps en temps des choses sûres sur lesquelles on peut s’appuyer. Madame, ce que je sais déjà de votre travail mérite d’être félicité et applaudi.
Et enfin, avant de passer à la parole à nos amis américains, je demanderai à la présidente de jouer son rôle, Anne-Marie Lizin, qui est présidente d’honneur du Sénat belge. Elle a été ministre des Affaires européennes, rapporteur spécial à l’ONU, et elle s’est engagée très courageusement pour le CFID à une époque où cela n’était pas évident. Elle l’a fait avec courage, souvent d’ailleurs avec ce courage qu’ont quelquefois les femmes en politique, qui fait que l’on se rend bien compte que ce sera leur siècle ! Et comme nous aurons bientôt une présidente à la tête de l’Iran aussi, nous aurons toute satisfaction.

