mardi, février 7, 2023
AccueilActualitésActualités: AchrafCe qui s’est passé le 8 avril à Achraf ne restera pas...

Ce qui s’est passé le 8 avril à Achraf ne restera pas impuni – Jean Dionis du Séjour

CNRI – « L’honneur de notre époque est que l’on sait que ces crimes ne resteront pas impunis. C’est le serment que nous devons passer entre nous. Nous devons avoir cette espèce de ténacité, de rigueur en disant : ce qui s’est passé le 8 avril 2011 à Achraf ne restera pas impuni ! », a déclaré le député du Lot-et-Garonne et maire d’Agen Jean Dionis du Séjour.

Il s’exprimait dans une conférence internationale réunissant politiciens et juristes de haut rang des Etats-Unis, de Belgique, de Suisse et de France, en présence de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne. Les interventions ont porté sur la situation du camp d’Achraf en Irak qui abrite 3400 opposants iraniens.

Sont intervenus à cette conférence présidée par Mme Anne-Marie Lizin, ancienne présidente du Sénat de Belgique : Maryam Radjavi, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2004-2009), Louis Freeh, directeur du FBI (1993 – 2001), Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien directeur de la DST, les députés français Jean-Philippe Maurer et Abdolatifou Aly, le maire du 1er arrondissement de Paris Jean-François Legaret, le magistrat François Colcombet, membre fondateur du Comité français pour un Iran démocratique, des juristes éminents comme Me Juan Garcès, avocat espagnol de premier plan, Mme Vera Gowlland-Debbas, professeur de droit international à l’université de Genève, et Me François Serres, directeur exécutif du comité international des juristes en défense d’Achraf.

Voici les moments forts de l’intervention de Jean Dionis du Séjour :

Madame la Présidente Radjavi, je dirai d’abord que je suis ici parce que vous avez de bons militants, notamment des gens qui passent des heures à proximité de l’Assemblée Nationale, quand il fait froid, quand il fait beau ; ce sont de vrais militants, de vrais résistants, et si nous sommes ici aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont cette foi militante, et je vous demande de les applaudir !

Ils ont donc fait le travail auprès de parlementaires français, et je salue mes collègues. Nous courons toujours : ce n’est pas facile. Il leur faut à la fois beaucoup de compétences et beaucoup d’humilité. Ils ont pris le temps de nous parler d’Achraf.

Je voudrais ici, avec vous, faire trois petits points.

D’abord, une condamnation de ce qui s’est passé le 8 avril 2011, quand 2 500 soldats irakiens sont rentrés brutalement dans un camp, et il faut le dire et rappeler les faits dans leur horreur, ont tué 36 personnes et ont en blessé 346. Ces crimes ne doivent pas rester impunis ! L’honneur de notre époque est que l’on sait que ces crimes ne resteront pas impunis. C’est le serment que nous devons passer entre nous. Nous devons avoir cette espèce de ténacité, de rigueur en disant : ce qui s’est passé le 8 avril 2011 à Achraf ne restera pas impuni !

Deuxième chose : que faire pour éviter un autre 8 avril 2011. Je voudrais vous donner un avis de parlementaire. Il est vrai que l’époque d’aujourd’hui impose des décisions multilatérales. Elle impose un mandat, et d’abord un mandat des Nations Unies. Le travail doit donc être d’abord fait au niveau des Nations Unies.

Ensuite, les Nations Unies doivent avoir un bras armé. Et là, il faut que les pays qui sont en situation prennent leurs responsabilités. Je suis heureux et fier que la France ait pris ses responsabilités en Côte d’Ivoire et en Libye pour faire avancer la démocratie, et elle l’a fait dans le cadre d’un mandat ONU.

Je souhaite et je militerai pour qu’il y ait le même chemin, la même route : un mandat international, d’abord à l’ONU, et après que les États-Unis, qui sont en situation d’agir en Irak, prennent leurs responsabilités.

Je voudrais saluer nos amis américains qui ont fait le chemin jusqu’ici, pour leur dire que dans le cadre de ce mandat, je crois que c’est un grand pays comme le leur, qui a toujours été du côté de la démocratie, d’agir à Achraf.

Il faut saluer les résistants d’Irak. Je dis souvent à mon assistant parlementaire qu’un jour, Madame, on vous appellera, et vous serez quelque part au gouvernement, au Conseil national de cet Iran nouveau qui arrive. Nous en avons la certitude : l’histoire nous enseigne cela.

Il faut donc que vous ayez cette foi encore plus chevillée au corps maintenant, alors qu’un grand vent de démocratie secoue cette partie du monde, et tout de même, il faut le dire entre nous, la Méditerranée, même si l’Iran est un peu loin de la Méditerranée, a tout de même bien meilleure mine aujourd’hui, après le grand coup de balai de ce premier trimestre, qu’elle ne l’avait avant. Il faut donc avoir l’espoir chevillé au corps. Merci de votre invitation ! Soyez sûrs de notre soutien !