jeudi, décembre 8, 2022
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Les Juifs d’Argentine critiquent l’accord du pays avec le régime iranien

CNRI – Les dirigeants juifs d’Argentine ont vertement critiqué leur gouvernement le 18 juillet, à l’occasion du 19ème anniversaire de l’attentat terroriste le plus meurtrier du pays, pour traiter avec le régime iranien d’une manière, craignent-ils, qui n’offrira que davantage d’impunité aux responsables, a indiqué Associated Press ce jour-là.

Des parents des victimes, une grande foule de la communauté juive locale et des personnalités politiques se sont rassemblés sur la place où, il y a 19 ans, un attentat  avait détruit le centre communautaire AMIA dans le centre-ville de Buenos Aires et tué 85 personnes, a indiqué le Buenos Aires Herald.

Une « commission vérité » Argentine-Iran approuvée par le gouvernement promet de faire progresser l’enquête en permettant aux procureurs argentins de se rendre à Téhéran pour interroger des responsables de haut rang du régime iranien sur l’organisation de l’attaque.

La représentante du Congrès américain Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine-Floride), présidente de la sous-commission du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a publié jeudi un communiqué à l’occasion du 19ème anniversaire de l’attentat de 1994 « par l’Iran et son agent, le Hezbollah ».

Le communiqué déclare : « Il y a presque vingt ans, l’Iran, via les efforts coordonnés de son ambassade et de son agent le Hezbollah, a commis un attentat contre le centre communautaire AMIA à Buenos Aires et contre les vies de 85 hommes, femmes et enfants ; il a fait plus de 300 blessés. Mon cœur et mes prières vont aux membres des familles des victimes qui ont dû souffrir de cette grave injustice, et je soutiens leurs efforts pour trouver ceux qui en sont responsables.

« Tandis que nous marquons aujourd’hui cet anniversaire, le danger que représente le régime iranien nous est rappelé, non seulement par son programme nucléaire, mais également par ses efforts soutenus pour exporter son extrémisme violent dans notre propre hémisphère. Ces intentions infâmes ont été confirmées dans un réquisitoire de 500 pages publié en mai par le procureur spécial de l’Argentine, Alberto Nisman, qui donne des preuves de l’activité terroriste de l’Iran dans diverses nations latino-américaines, démontrant que l’attentat à la bombe contre l’AMIA ne constituait pas un événement isolé. Cette attaque terroriste faisait partie d’un plan plus large du régime iranien pour étendre son influence et représente une véritable menace pour nos intérêts de sécurité nationale et pour la sécurité régionale.

« L’attaque de l’AMIA nous rappelle en outre l’ampleur dans laquelle l’Iran et ses agents sont prêts, disposés et capables de provoquer des destructions et de mépriser gratuitement la vie humaine. J’ai l’intention de convoquer une audience à la fin du mois pour enquêter davantage sur les menaces posées par le régime iranien en Amérique Latine. »

La justice argentine a inculpé huit hauts responsables anciens et actuels du régime iranien dans l’attentat, dont le ministre de la Défense Ahmad Vahidi, l’ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, l’ancien ministre du Renseignement Ali Fallahian, l’ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution et candidat à la présidentielle de la dernière mascarade électorale Mohsen Rezaï, l’ancien attaché culturel à l’ambassade en Argentine Mohsen Rabbani, ainsi qu’Ahmad Reza Asghari, l’ancien troisième secrétaire de l’ambassade en Argentine.

Le nouveau président du régime iranien, Hassan Rohani, était dans le comité spécial du gouvernement iranien qui a préparé l’attentat de 1994, selon un réquisitoire du procureur du gouvernement argentin qui enquête sur l’affaire, a indiqué le 20 juin le Washington Free Beacon.

« L’ancien responsable du Renseignement iranien Abolghasem Mesbahi, qui a fui le pays à la fin des années 1990, a témoigné que la décision de lancer l’attaque avait été prise en août 1993 au sein d’un comité d’opérations spéciales rattaché au puissant Conseil suprême de sécurité nationale. »

« Selon le réquisitoire de 2006, Mesbahi a témoigné que Rohani, qui servait alors en tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, était également un membre du comité spécial lorsqu’il a approuvé l’attentat contre l’AMIA, » a indiqué l’article.

« Le guide suprême Ali Khamenei a dirigé le comité spécial, selon le réquisitoire, et Khamenei et Rafsandjani ont pris la décision finale pour que l’attentat ait lieu. »

 

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