samedi, février 4, 2023
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeLes Iraniens de l'attentat de Buenos Aires

Les Iraniens de l’attentat de Buenos Aires

Par Tim Shipman à Washington et Philip Sherwell à New York

The Sunday Telegraph – Le vice-ministre iranien de la défense est un de cinq hauts responsables de Téhéran placés sur la liste des personnes les plus recherchées par Interpol pour l’attentat en 1994 d’un centre juif en Argentine qui avait fait 85 morts, révèle le Telegraph.

Ahmad Vahidi, un général de la force d’élite des Gardiens de la révolution islamique, est chargé d’alimenter la défense du régime et le programme de missiles et de roquettes.

Ce rôle le mettrait au coeur du projet secret de la bombe atomique dont les services de renseignement occidentaux soupçonnent l’Iran.

Le général Vahidi était commandant de la force Qods (Jérusalem), la branche des opérations internationales des gardiens accusée par l’occident d’organiser des opérations terroristes à l’étranger, au moment de l’attentat du centre juif en Argentine qui a tué 85 personnes

Ali Fallahian, l’ancien ministre du Renseignement qui est désormais haut conseiller pour la sécurité de l’ayatollah du Guide suprême Ali Khamenei, et Mohsen Reza’i, alors commandant en chef des gardiens de la révolution, ont aussi été ajoutés à la liste des "notices rouges" d’Interpol la semaine dernière face aux objections furieuses de l’Iran.

Leurs carrières de haut rang ont été suivies à la trace par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), une coalition en exil, à travers ses contacts au sein du régime.

L’agence internationale de coordination de la police a nommé deux autres hauts responsables iraniens et l’agent libanais Imad Moughnieh, un des terroristes les plus connus au monde, recherchés pour l’attentat au camion piégé qui a détruit le centre de sept étages de la communauté à Buenos Aires en juillet 1994, ôtant 85 vies et en blessant 200 autres.

Les procureurs argentins citent des témoins, des rapports téléphoniques et des documents de voyage comme preuves que le complot a été élaboré lors d’une réunion en 1993 dans la ville iranienne de Machad, puis mis à exécution par le Hezbollah, le groupe terroriste libanais entraîné et financé par la Force Qods.

L’Iran a toujours fermement démenti toute participation et la première enquête argentine était entachér d’incompétence et de corruption, incitant Interpol à rejeter ses conclusions il y a deux ans.

Mais un nouveau procureur a repris l’affaire, lançant des mandats d’arrêt contre les six hommes et présentant une affaire consistante à Interpol.

Les envoyés de Téhéran ont élaboré une défense acharnée avant l’Assemblée Générale de l’agence au Maroc la semaine dernière, accusant Israël et les USA d’essayer de détourner ses opérations pour nuire à l’image de l’Iran.

Des délégués internationaux ont rejeté leurs arguments, votant par 76 à 14 pour émettre des "notices rouges" après une session agitée à huis-clos.

Ces notices sont mises en circulation par Interpol dans les Etats membres contre des individus recherchés pour les faire extrader avec l’aide des polices nationales.

Dans ce cas, la décision est en partie symbolique car l’Iran a fait comprendre qu’il ne livrerait pas les hommes, bien que cela signifie qu’ils ne peuvent voyager à l’étranger sans risquer d’être arrêtés.

La décision d’Interpol d’ajouter ces hommes à sa liste la plus recherchée est particulièrement embarrassante pour l’Iran. Elle intervient à un moment où le régime dément mener un programme secret de bombe atomique ou fournir des armes et des explosifs aux insurgés en Irak et en Afghanistan.

Plusieurs de ces hommes ont été au coeur de la sécurité du régime et des opérations de renseignements pendant plus de vingt ans. Plus particulièrement, le général Vahidi qui a dirigé le Corps du Liban des gardiens de la révolution avant d’être nommé par l’ayatollah Khamenei pour diriger la mission de la Force Qods nouvellement créée d’exporter la révolution islamique hors d’Iran.

Ses unités ont été liées à une série d’attentats internationaux, y compris celui de 1983 contre la base de marines américains à Beyrouth qui a tué 241 militaires et celui des Tours Khobar en Arabie Saoudite en 1996 qui a tué 19 militaires américains.

Dans sa fonction actuelle de vice-ministre de la défense, il garde un profile bas, mais on le dit à la tête du programme de missiles du pays qui fournirait un vecteur aux dispositifs nucléaires que l’Iran est soupçonné de développer.

Téhéran nie vouloir la bombe et dit que son programme nucléaire est vise à produire de l’énergie pacifique.

Maryam Radjavi, la dirigeante du CNRI, a déclaré : « Ces mandats d’arrêt démontrent à quel point les responsables du régime iranien, dont beaucoup sont commandants des gardiens de la révolution islamique, sont impliqués dans l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme.

« Le Corps des gardiens est le pilier de la survie des mollahs. En plus de la torture et de l’exécution de dizaines de milliers de prisonniers politiques en Iran, il est directement impliqué dans la production d’armes de destruction massive et nucléaires et constitue l’organe le plus important des mollahs pour le terrorisme à l’étranger."

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe