mercredi, décembre 7, 2022
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Les exécutions s’intensifient dans la République Islamique d’Iran, nécessité d’un renvoi du dossier de violation des droits de l’homme de l’Iran au Conseil de Sécurité

Nations Unies                                                 A/HRC/19/NGO/35

Assemblée Générale                                         Distribution : générale
                                                                     20 février 2012
Conseil des Droits de l’Homme
Dix-neuvième session
Point à l’ordre du jour 4
Les situations de droits de l’homme qui exigent l’attention du Conseil

Déclaration* écrite commune présentée par le Parti Radical Non violent – transnationale et trans-parti, une organisation non gouvernementale au statut consultatif général, l’Association Internationale des Droits Humains des Femmes (WHRIA), une organisation non gouvernementale au statut consultatif spécial

Le Secrétaire Général a reçu la déclaration écrite suivante qui est en circulation conformément avec la résolution du Conseil Économique et Social 1996/31.
[12 février 2012]

Les exécutions s’intensifient dans la République Islamique d’Iran, nécessité d’un renvoi du dossier de violation des droits de l’homme de l’Iran au Conseil de Sécurité**

L’escalade des exécutions en Iran est passée de 546 individus en 2010 à 700 en 2011. Parmi ceux exécutés l’année dernière se trouvaient 5 mineurs. Les exécutions publiques ont augmenté de 15 à 61 cas. Les exécutions secrètes et la pendaison se trouvaient parmi les méthodes employées à l’encontre des prisonniers.

Le nombre des exécutions pour la première moitié de janvier 2012 était de 43. Selon un rapport de l’Agence de Presse FARS (agence de presse contrôlée par l’État iranien), le 15 janvier, 12 personnes étaient pendues dans la ville de Shiraz, au nord-ouest, dont 5 avaient lieu en public dans différentes parties de la ville, et les 7 autres étaient pendues dans la prison Adel Abad de Shiraz. Ont également été rapportées les exécutions de 2 prisonniers le 11 janvier dans la prison d’Evine, 1 pendaison publique dans la prison de Gachsaran, 3 exécutions publiques à Kermanshah (à l’ouest de l’Iran) ainsi qu’une autre exécution à Khorwin à Varamin le 15 janvier.

L’état des exécutions est une indication de la vague de répression en Iran et des méthodes du régime iranien pour contrer l’instabilité politique et l’agitation sociale dans le pays.

Les exécutions en 2011 comprenaient 15 prisonniers politiques, dont des membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), qui ont été exécutés pour avoir rendu visite aux membres de leur famille au camp d’Achraf ou pour avoir soutenu cette organisation. Dans un rapport du 2 février 2011, « Mme Pillay a exprimé ses inquiétudes particulières concernant les trois cas connus dans lesquels des militants politiques ont été exécutés. Jafar Kazemi, Mohammad-Ali Hadj-Aghaï et un autre homme dont le nom n’a pas été divulgué étaient affiliés à des partis politiques interdits. Kazemi et Hadj-Aghaï ont été arrêtés en septembre 2009 durant les protestations. Les trois individus étaient accusés d’être des mohareb ou « ennemis de Dieu » et pendus le mois dernier. »

Un rapport A/66/361 du 15 décembre 2011 du Secrétaire Général de l’ONU Ban Ki-moon à l’Assemblée Générale écrit :
Paragraphe 10 : « Il n’y a pas de changement dans l’application de la peine de mort depuis le rapport semestriel du Secrétaire Général au Conseil des Droits de l’Homme en mars 2011. La flambée dans les exécutions, dont les exécutions en public, a continué avec un grand nombre d’exécutions, en particulier dans des cas liés à la drogue. Selon Amnesty International, outre les 252 exécutions officiellement admises en 2010, il y a des rapports sur plus de 300 autres exécutions secrètes qui auraient eu lieu, essentiellement dans la prison Vakilabad à Mashhad. »

Une des méthodes employées pour torturer les prisonniers politiques consiste à les supplicier en les privant des soins et des services médicaux. Mohsen Dokmechi, un marchand bien connu du Bazar de Téhéran, a été arrêté et emprisonné pour avoir rendu visite à sa fille à Achraf. Il souffrait d’un cancer, et pourtant il a été privé de traitement. Par conséquent, il est mort dans les difficiles conditions de la prison. Javad Lari, 56 ans, un marchand réputé du Bazar, a été arrêté et emprisonné le 15 septembre 2009. souffrant de plusieurs maladies, il a fait jusqu’à ce jour plusieurs attaques cardiaques. Kobra Banazadeh a été arrêtée pour avoir des proches à Achraf, et elle a perdu la vue en raison de l’absence de soins médicaux pour ses maladies oculaires. Ali Moezi, 63 ans, souffre de cancer et il a été transféré en cellule d’isolement dans la section 209 de la prison d’Evine après avoir subi une opération chirurgicale. Il se trouve dans le couloir de la mort pour avoir rendu visite à ses enfants à Achraf.

L’Iran a également augmenté l’application de châtiments atroces comme l’amputation des membres et les flagellations en public. L’année dernière, les mains de 18 personnes étaient amputées et 18 autres étaient fouettées en public pour le crime d’avoir consommé des boissons alcoolisées et pour des « actes malveillants ».

La déclaration du Conseil de l’Europe datant du 20 janvier 2011 stipule :
« L’UE a exprimé à plusieurs reprises ses inquiétudes concernant la situation dégradante des droits de l’homme en Iran. Elle a déploré la répression étendue des citoyens iraniens, dont celle des défenseurs des droits de l’homme, des avocats et des journalistes, qui risquent la persécution et les arrestations pour l’exercice de leurs droits légitimes. L’UE a soumis 61 personnes responsables de ces graves violations des droits de l’homme à un gel de leurs biens et une interdiction d’entrer dans l’UE. Le Conseil réexamine régulièrement la liste des personnes et des entités sujettes aux restrictions d’admission et au gel des biens. »

Tout en condamnant les effroyables violations des droits de l’homme par le gouvernement iranien, et considérant la tendance continue de ces cas et le fait que le gouvernement iranien ne prend pas les inquiétudes de la communauté internationale au sérieux, nous, les ONG, voyons qu’il est nécessaire que ces crimes contre l’humanité soient examinés par le Conseil de Sécurité de l’ONU et que les dirigeants de ce gouvernement soient amenés devant la justice dans des tribunaux internationaux.

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