lundi, janvier 30, 2023
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Les dirigeants du régime confirment la crise et la crainte des conséquences de leurs crimes contre l’humanité

Mascarade électorale en Iran – n°6

– « La présence de Rafsandjani dans cette élection ne sert pas les intérêts du pays. »
– « L’absence de divergence avec Khamenei doit être une qualité majeure du président »

A l’approche de la mascarade électorale de juin, la guerre des loups monte d’un cran au sein du régime. Certains ténors ne cachent plus leur inquiétude de l’avenir et prennent leurs distances par crainte des conséquences des crimes commis et de l’ampleur des exécutions.

Ali-Reza Ali-Ahmadi, ancien ministre de l’Education de la faction d’Ahmadinejad soulignant au trait rouge la crise qui frappe le pays, s’est emporté : « Pourquoi permettez-vous qu’au lieu de surveiller les frontières et les événements qui secouent l’Irak et la Syrie, et de s’occuper des actions et du soutien qu’apporte l’Arabie saoudite à l’Ompi, on ne fasse plus attention à rien. Si aujourd’hui, vous baissez la garde, on aura droit à une autre opération Mersad. [opération Lumière éternelle lancée par l’Armée de libération nationale iranienne en juillet 1988, arrivée aux portes de Kermanchah] (agence de presse fars des pasdaran, 4 mai).

Avant lui déjà, Mohammad-Reza Khatami, frère de l’ancien président du régime, s’était lamenté : « Le pays est en chute libre (…) Il est même possible que demain il n’y ait plus de pays du tout et que la catastrophe soit telle qu’il n’y ait plus le moindre espoir de tout rebâtir. A ce moment-là, on ne pourra même plus utiliser cette richesse (Khatami). »

Un autre candidat à la mascarade électorale, le mollah Pour-Mohammadi, inspecteur en chef du pays, ancien ministre de l’intérieur et ex-vice-ministre du renseignement (Vevak), est pris de panique par l’avenir incertain du régime. Alors qu’il a été un des acteurs du massacre des prisonniers politiques en 1988, il dément avoir exécuté des Moudjahidine du peuple, chargeant Khomeiny de toute la responsabilité. « Moi, au ministère du Renseignement, pas un seul jour je n’ai eu de fonction à la sécurité », a-t-il soufflé. « C’est sur l’insistance de M. Reychahri que je suis entré au ministère du Renseignement et que je suis devenu le responsable du contre-espionnage. Et je ne suis resté à ce poste, qui en plus n’est qu’à moitié sécuritaire, que deux ans.

Par conséquent je ne me suis pas occupé des exécutions (…) Cette information fait partie de la propagande des Moudjahidine (…) Les Moudjahidine étaient en guerre contre l’imam [Khomeiny] et à cette époque je n’étais rien. » Il était en fait le représentant du Vevak dans le comité de la mort qui a fait exécuter, sur ordre de Khomeiny, 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988. Selon les précisions apportées par le dauphin de Khomeiny à l’époque, c’est le représentant du Vevak qui a joué le plus grand rôle dans ce massacre.

Le 6 mai également, Alladine Boroudjerdi, président de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement des mollahs, proche de Khamenei, s’est étendu sur « les outrages faits par Ahmadinejad aux ordres » de Khamenei. Puis il a enfoncé le clou : « La présence de Hachemi [Rafsandjani] dans la campagne électorale, n’est ni dans son intérêt ni celui du pays (…) Il faut donner l’occasion à des personnes qui sur le plan de l’âge et de la capacité, puissent agir davantage (…) Ne pas avoir de divergence avec le guide, doit aussi être une qualité majeure du président. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 7 mai 2013

 

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