CNRI – Des eurodéputés ont tenu une conférence de presse contre le déplacement en Iran d’une délégation de leurs collègues. Ceux qui avaient convoqué la presse sont tous membres de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Iran.
Potito Salatto, le premier vice-président de cette délégation, a déclaré que le groupe PPE a décidé de ne pas participer à cette visite, en raison des violations des droits humains qui sévissent dans ce pays, notamment en raison des centaines d’exécutions depuis la prise de fonction du nouveau président, Hassan Rohani.
Marco Scurria estime ridicule que certains eurodéputés aillent à Téhéran sans ordre du jour ni conditions préalables. Ainsi, le gouvernement iranien les emmènera là où il veut et les utilisera à des fins de propagande.
Geoffrey Van Orden, un éminent eurodéputé britannique du groupe des Conservateurs et réformateurs européens, a déclaré que dans les conditions actuelles et compte-tenu des violations des droits humains en Iran, le Parlement européen ne doit envoyer personne dans ce pays.
L’eurodéputé italien Oreste Rossi a également dénoncé les exécutions publiques et les mises à mort par lapidation, un châtiment inhumain toujours en cours en Iran.
M. Salatto a précisé que cinq députés de différents groupes, principalement de gauche, se rendait à Téhéran, à moins que leur visite ne soit annulée à la dernière minute, comme cela s’est déjà produit dans le passé.


