vendredi, décembre 9, 2022
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Les crises du régime en Iran

Les crises du régime en Iran

Février est le mois où chaque année la dictature iranienne organise des rassemblements et des manifestations pour se présenter comme une puissance régionale stable et influente, dans le but de dissimuler son absence de légitimité dans le pays et son isolement international accru.

Cette année, la situation est sensiblement différente. Un grand nombre des forces les plus fidèles du régime, les miliciens du Bassidj, les forces des pasdaran, CGRI, ont pris leurs distances avec le régime et sont en mauvais termes avec les dirigeants. Par ailleurs, le régime iranien a perdu son emprise sur ce qu’il appelle sa « profondeur stratégique » dans la région.

LE RÉGIME IRANIEN ISOLÉ PLUS QUE JAMAIS
Suite au départ des États-Unis du Plan d’action global commun (JCPOA), les sanctions américaines ont été réinstallées les unes après les autres. En plus des sanctions secondaires, le département du Trésor américain a émis un nouvel avis à la Maritime Petroleum Shipping Community, bloquant littéralement les tentatives du régime iranien de contourner les sanctions, annulant effectivement les exportations de pétrole du régime iranien.

Il a ensuite étendu les sanctions aux produits pétrochimiques, principale source de revenus du régime après le pétrole et le gaz.

Le 4 février 2019, à la suite de la violation par le régime iranien de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et des essais d’un missile balistique capable de transporter des armes nucléaires, l’UE3 dans une déclaration commune, adoptée à l’unanimité par les ambassadeurs du bloc, a appelé Téhéran à mettre un « terme immédiat» à son «comportement inacceptable» qui risque de déstabiliser la région, a rapporté EurActive.

Le 31 juillet 2019, le département du Trésor américain a sanctionné le ministre des Affaires étrangères du régime iranien, Javad Zarif, pour avoir agi au nom du chef suprême du régime iranien. Cet bannissement a encore renforcé l’isolement du régime.

En raison du manque de transparence du régime iranien dans le respect des normes internationales contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (GAFI), il n’a pas réussi à parvenir à un accord pratique avec l’UE sur la concrétisation du mécanisme INSTEX.

Le 4 septembre 2019, Reuters a rapporté: «Un mécanisme commercial européen pour troquer des produits humanitaires et alimentaires avec l’Iran ne fonctionnera pas tant que Téhéran n’aura pas créé une société miroir et ne respectera pas les normes internationales contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme », a déclaré une source diplomatique française.

Pendant ce temps, un porte-parole du Conseil de discernement du régime iranien, qui doit décider d’adopter ou non la législation sur la lutte contre le financement du terrorisme (CFT), une exigence des normes du GAFI, a annoncé que, depuis l’expiration du délai d’un an pour cette organisation, le 21 janvier, l’examen de ce projet de loi relatif aux travaux du Groupe d’action financière (GAFI) doit être considérée comme terminée. Le même blocage s’applique à la Convention de Palerme, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée.

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