vendredi, décembre 9, 2022
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Les chantiers du régime iranien en Afrique

 Par Reza Shafa

En Afrique, le régime des mollahs bonifie sa balance commerciale en intensifiant l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme. Le récent voyage du président des mollahs Mahmoud Ahmadinejad en Afrique de l'Est, du Kenya au Comores en passant par Djibouti, s’est déroulé dans le cadre de cette politique expansionniste. Djibouti, au bord du Golfe d'Aden et du détroit de Bab-el-Mandeb par où transite le pétrole saoudien, le Yémen et l'Afrique de l'Est, revêtent une valeur stratégique pour le régime iranien.

La population de Djibouti étant à 94 % musulmane, Téhéran estime le terrain propice à l’application de son agenda intégriste. Ahmadinejad y aurait signé cinq contrats économiques. Le commerce bilatéral de mars à décembre 2008 s’est monté à plus de 11 millions de dollars.

Le Kenya a été la prochaine étape d'Ahmadinejad. Il y a également signé cinq contrats économiques, qui porteront le total des échanges commerciaux bilatéraux à plus de 500 millions de dollars d’ici mars 2010. Dans le sillage de cette «générosité» et la création d'une tête de pont politique, le régime a également signé un accord pour la construction d’un réacteur nucléaire au Kenya.

Les Comores forment une autre cible en Afrique où les mollahs font avancer leurs objectifs. Sous le couvert du Comité d'aide et du Croissant-Rouge, le régime a établi un « centre médical » à Moroni. Contrairement aux normes prévalant dans tous les pays, ce centre a ouvert sans la moindre autorisation du ministère de la Santé comorien.

Le « Comité d’aide» du régime, situé sur l’axe principal menant à l'aéroport de la capitale, tente de recruter sur une grande échelle sous la bannière d’œuvres humanitaires, mais dans un but politique bien précis. Il a par exemple créé un dortoir pour les étudiants comoriens dans l’île voisine de Madagascar, et fournit ordinateurs et formations techniques à la jeunesse.

Cependant, il envoie ensuite les jeunes en Iran dans le but de les faire entrer dans des organes comme le Centre mondial des sciences islamiques chargé d'exporter l’intégrisme. Certaines institutions du régime spécialisées dans ce domaine, comme l’Organisation de la culture islamique et de la communication, s’activent également sur le terrain. Cette cernière a créé un centre culturel au cœur de Moroni dont le but est d'attiser les flammes des conflits religieux.

L'initiative des mollahs a rencontré l'opposition de dignitaires religieux du pays et de personnalités politiques et nationalistes. Des religieux des Comores, comme le juge suprême de Moroni, Saïd Mohammad Jilani, ont condamné l’incitation au conflit entretenue par le régime iranien et ont demandé l'expulsion de ses agents des Comores.

Ils insistent sur le fait que chaque activité menée par les institutions du régime dans le pays est suspecte, et s'interrogent sur les soi-disant objectifs humanitaires mis en avant par ces institutions. Ils font valoir que le but véritable est de propager l'idéologie intégriste sur le territoire.

Les visites d’autorités du régime iranien à l’étranger, en particulier dans certains pays africains démunis, n'ont aucun autre objectif que celui d'exporter le terrorisme et d’y recruter des jeunes pour ses visées criminelles.

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