mercredi, décembre 7, 2022

Les bijoutiers en grève en Iran

Bazar des joailliersCNRI – Les bijoutiers de cinq grandes villes iraniennes ont lancé un important mouvement de grève en réaction à l’augmentation des taxes. Les protestations, qui ont commencé la semaine dernière dans certaines régions du pays, se sont poursuivies dimanche.

Téhéran, Machad, Chiraz, Tabriz et Ardebil ont été les principaux théâtres de ces grèves, selon les agences de presse en Iran.

A Téhéran, les grévistes se sont réunis au bazar et devant le marché Sabzeh Meydan, mettant le régime en état d'alerte en raison de la densité de la population et des dizaines de milliers de clients qui fréquentent le bazar tous les jours.

A Machad dans le nord-est, le mouvement s’est étendu aux rues Khosravi, Arg, et 38-metri. Les bijoutiers ont annoncé qu'ils protestaient contre le manque de sécurité et la mort de l'un des leurs, qui n'a pas encore fait l'objet d’une enquête, en plus de la hausse des taxes.

Les bijoutiers de la ville méridionale de Chiraz ont entamé une grève jeudi notamment à la jonction Ahmadi et à la rue Mollasadra. Ils étaient toujours en grève dimanche et ont annoncé qu'ils continueraient.

Les commerçants des bazars de Tabriz ont commencé leur grève samedi, en disant qu'ils ne reprendraient pas tant que le régime n’abandonnerait pas totalement son projet d'augmenter les taxes. Selon les informations obtenues, les bazars Amir Kabir, Mohammadi, Amir et Qataran sont complètement fermés.

De plus, l'un des bazars de bijoux les plus importants d’Ardebil et les plus anciens est en grève depuis mercredi dernier.

Ardebil et Tabriz sont toutes deux situées dans le nord-ouest de l'Iran.

Les agences de presse officielles ont été obligées de couvrir l'événement, se plaignant que «certains bijoutiers » ont fermé boutique pour protester contre l’application de la «loi».

 

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