jeudi, février 9, 2023
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Les autorités américaines : L’Iran « n’est pas ouvert pour les affaires » malgré l’assouplissement des sanctions

Un accord nucléaire intérimaire avec l’Iran qui autorise une levée limitée des sanctions ne signifie pas que la République islamique est « ouverte pour les affaires », ont déclaré mardi plusieurs officiels américains, s’engageant à mettre en vigueur fermement les sanctions existantes.

S’exprimant devant la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain, la sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques Wendy Sherman et le représentant du Département du Trésor David Cohen ont rappelé à des parlementaires sceptiques que la levée des sanctions contre l’Iran était limitée et que les pays qui contourneraient ces sanctions seraient punis.

Les autorités américaines sont activement en contact avec leurs homologues des gouvernements, des entreprises et des banques à l’étranger pour s’assurer que la pression des sanctions soit maintenue, a expliqué Cohen, le sous-secrétaire au Trésor chargé de la lutte contre le terrorisme et du renseignement financier.

Cohen a précisé aux parlementaires qu’au cours des six dernières semaines, il s’était rendu en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Italie, en Autriche, en Turquie et dans les Emirats arabes unis pour faire passer le message : « L’Iran n’est pas ouvert pour les affaires. »

« Au cours de tous ces échanges, nous avons été très clairs pour dire que nous continuerons à répondre aux tentatives de l’Iran de contourner nos sanctions, où que cela se produise, » a assuré Cohen.

L’Iran n’est pas ouvert pour les affaires parce que la levée des sanctions est « relativement temporaire, relativement limitée et relativement ciblée, » a rappelé Sherman.

« Que les pays soient amis ou ennemis ne compte pas. S’ils contournent nos sanctions, nous les sanctionnerons, » a ajouté Sherman.

Lundi, une délégation française d’entrepreneurs est arrivée en Iran pour évaluer les opportunités commerciales dans un contexte d’assouplissement des sanctions suite à l’accord historique sur le programme nucléaire controversé de Téhéran. La visite est la dernière d’une série de voyages similaires par des hommes d’affaires asiatiques et européens.

Dans le cadre d’un accord intérimaire de six mois, l’Iran a arrêté une partie de ses activités nucléaires en échange d’un assouplissement des sanctions qui ont lourdement pesé sur son économie ces dernières années. L’Iran et les grandes puissances ont commencé à mettre en oeuvre l’accord le 20 janvier.

Certains sénateurs américains cherchent à accentuer les sanctions contre l’Iran malgré l’accord, mais le président Barack Obama a brandi la menace du véto contre toute loi de sanctions en provenance du Congrès.