Les autorités américaines ont exprimé leurs préoccupations au sujet du programme balistique du régime iranien, après que Téhéran a annoncé le lancement d’un satellite.
« Comme nous l’avons déjà dit, le programme balistique de l’Iran constitue une menace dangereuse pour la région et c’est une question que nous suivons de près », a déclaré la porte-parole du département d’Etat, Jen Psaki.
« Et nos préoccupations de longue date concernant les efforts de l’Iran dans le domaine de développement des missiles sont partagées par la communauté internationale qui a fait adopter à travers le Conseil de sécurité de l’ONU une série de résolutions visant les activités de l’Iran dans le domaine sensible de prolifération nucléaire », a-t-elle ajouté.
Psaki a déclaré que la question des capacités des missiles balistiques de l’Iran de transporter des ogives nucléaires font partie des sujets discutés lors des négociations en cours entre ce pays et les six puissances mondiales sur le programme nucléaire de Téhéran.
« Cette question a été discutée et continuera d’être discutée dans le cadre des négociations », a précisé Psaki.
En réaction aux déclarations de la porte-parole du département d’Etat américain, Abbas Araghtchi, membre de l’équipe des négociateurs nucléaires du régime iranien, a dit : « Les capacités de défense de l’Iran ne peuvent faire l’objet d’aucune négociation. »
Araghtchi a affirmé que le satellite « Fajr » a été mis en orbite le 2 février 2015, afin de renforcer « les infrastructures du pays dans les domaines des télécommunications et de renseignements. »
Selon un rapport, les informations concernant le lancement réussi du satellite « Fajr » n’ont pas été confirmées par le système de surveillance spatiale des États-Unis.
Selon ce système de surveillance spatiale, seuls les éléments d’un satellite espion japonais – qui ont reçu les numéros 40381, 40382 et 40383 dans un catalogue américain des objets spatiaux – ont atteint l’orbite.

