
CNRI – « Nous commémorons les habitants d’Achraf et du camp Liberty, parce qu’ils représentent notre statue de la Liberté. Ils sont notre symbole de l’espoir. Ils sont le symbole de la liberté qui unit toutes les personnes à travers le monde pour faire tomber le régime tyrannique, dictatorial et théocratique des mollahs, de Khamenei et d’Ahmadinejad en Iran aujourd’hui », a déclaré Patrick Kennedy à l’Assemblée nationale le 5 décembre.
L’ancien membre du congrès américain et neveu du président Kennedy s’exprimait dans un colloque au Palais Bourbon. A l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran démocratique, la réunion accueillait des députés, Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, ainsi que des personnalités françaises et internationales pour aborder les perspectives de changement en Iran en 2013.
Voici les points forts de l’intervention de Patrick Kennedy :
Merci, Président Charasse, merci à tous les députés français et aux membres du comité pour le soutien à la Résistance iranienne, à tous mes chers amis et à celle que nous sommes venus soutenir ici aujourd’hui, Madame Radjavi.
C’est un honneur d’être une fois encore avec vous. J’ai été présenté comme un membre des États-Unis, un ancien membre du Congrès. Mais peut-être aujourd’hui est-il plus important pour moi de me présenter comme un citoyen du monde. Parce que lorsque je pense aux liens qui unissent les États-Unis à votre pays la France, je ne peux m’empêcher de penser aux milliers d’Américains inhumés dans le cimetière américain le long de la côte normande. Ces Américains ont sacrifié leur vie pour la liberté et ils n’ont pas délimité la liberté seulement aux États-Unis. Ils ont défini la liberté de la seule manière qu’on puisse la définir. Et c’est en des termes universels. Parce que nous sommes tous des citoyens du même monde. Nous sommes tous des êtres humains. Nous sommes tous frères et sœurs. Et donc, votre combat est un combat commun.
Mon oncle Joseph Kennedy a été tué pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il est mort dans le ciel allemand, au-dessus de l’Allemagne nazie. Nous venons donc ici avec de l’histoire derrière nous. Combien est-il important de reconnaître le moment historique dans lequel nous nous trouvons à l’instant même ? Je veux saluer tous mes amis ici pour avoir organisé cette rencontre, pour appeler à une plus grande reconnaissance de cette lutte pour la liberté au Moyen Orient. Et je suis sensible au fait que cette rencontre ait pour objectif d’attirer l’attention des Nations Unies par le biais d’une résolution sur la situation des droits de l’homme en Iran et sur les violations des droits humains des personnes qui résistent au régime iranien en Irak, des personnes qui cherchent l’asile et le statut de réfugié au camp Liberty. Je ne peux pas m’empêcher de voir ici un parallèle.
Le gouvernement français a donné à notre pays notre symbole de liberté, la Statue de la Liberté, un cadeau du peuple français aux États-Unis. Une réplique de la Statue de la Liberté se trouve ici à Paris, pas loin de là où nous sommes. N’est-ce pas paradoxale qu’il y ait un lieu nommé camp Liberty en Irak mais que ce ne soit pas ce lieu que nous commémorions aujourd’hui ? Ce sont les habitants du camp Liberty que nous commémorons aujourd’hui. Nous commémorons les habitants d’Achraf et du camp Liberty, parce qu’il représentent notre statue de la Liberté. Ils sont notre symbole de l’espoir. Ils sont le symbole de la liberté qui unit toutes les personnes à travers le monde pour faire tomber le régime tyrannique, dictatorial et théocratique des mollahs, de Khamenei et d’Ahmadinejad en Iran aujourd’hui. Et je remercie le Seigneur pour la résistance des personnes au camp d’Achraf et au camp Liberty, parce que c’est leur foi qui galvanise la communauté internationale.
Désormais dans mon pays, nous avons finalement retiré ces résistants de la liste nationale des organisations terroristes, parce que rien ne pouvait être aussi éloigné de la vérité concernant cette organisation dévouée à libérer le peuple d’Iran, à libérer le monde de ce régime, et à libérer ce monde du plus grand État parrain du terrorisme.
Prenons donc un moment pour comprendre pourquoi il est si important d’obtenir enfin la totale reconnaissance de l’OMPI comme la principale résistance démocratique aux mollahs en Iran. Parce qu’aujourd’hui, que cela soit admis sur le plan international ou de intérieur, l’Iran est partout une menace pour la liberté. Grâce à l’OMPI, nous en savons davantage sur la course aux armes nucléaires. Grâce au combat du peuple résistant à Assad en Syrie, nous savons que c’est Khamenei et Ahmadinejad ainsi que les forces iraniennes qui défendent Bachar el-Assad pour tenter de maintenir son pouvoir dictatorial sur les Syriens. En réalité, on ne peut pas dire que ce qui se passe aujourd’hui en Syrie, du fait d’Assad, soit différent de ce qui se passe en Iran aujourd’hui du fait de Khamenei et d’Ahmadinejad.
Aujourd’hui, vous envisagez d’appeler les Nations Unies à condamner les exécutions et les graves violations des droits de l’homme en Iran. Mais nous avons vu ces violations sur le plan international non seulement en Syrie, mais aussi par ceux qui font tirer des missiles au Hamas, parce que ce sont les mollahs iraniens qui ont dit être derrière cette attaque de missiles du Hamas. Et pourquoi étaient-ils derrière cette attaque de rockets du Hamas ? Parce qu’ils voulaient détourner l’attention de la communauté internationale de la véritable source qui devrait attirer davantage leur attention. Au Moyen-Orient, toute l’attention devrait se porter sur l’Iran. Toute l’attention devrait être sur le plus grand État parrain du terrorisme et exportateur du terrorisme. L’Iran qui non seulement tente d’appuyer Assad, non seulement donne des armes au Hamas et au Hezbollah, mais qui fomente même davantage de conflit de terreur à l’intérieur de l’Irak contre le peuple kurde et le Kurdistan. Tout comme nous avons vu Nouri al-Maliki être la marionnette des mollahs iraniens dans la manière dont il persécute, tue et massacre les Achrafiens.
Nous sommes donc ici aujourd’hui pour demander à la communauté internationale et aux Nations Unies qu’elles doivent reconnaître les violations des droits de l’homme qui continuent en Iran. Mais qu’il est temps que votre représentant spécial pour le camp Liberty et le camp d’Achraf, Martin Kobler, soit révoqué. Parce que monsieur Kobler n’est rien d’autre que l’agent du gouvernement irakien pour poursuivre les persécutions des personnes au camp Liberty et à Achraf. Si nous voulons voir la communauté mondiale soutenir la résistance des personnes au camp Liberty, nous devons faciliter leur reconnaissance comme réfugiés. Et cela ne va pas être possible si le représentant spécial de l’ONU Martin Kobler continue de bloquer le transfert en toute sécurité des biens personnels et la protection des droits humains des habitants du camp Liberty et d’Achraf. Mais au lieu de faire ce qu’il faut, Martin Kobler s’est mis du côté des obstructionnistes, et pour cette raison il doit être révoqué, si nous voulons réellement appliquer la Charte des Nations Unies en soutenant les droits de l’homme, au camp Liberty et à Achraf.
Il est donc opportun que les Nations Unies arrivent finalement à reconnaître ces éléments. Et il est opportun que nous reconnaissions la résistance de l’OMPI comme le seul mouvement de résistance, dans la mesure où, il représente le même type de gouvernement que celui de Charles de Gaulle. Il représentait le mouvement de résistance. Par conséquent, si vous êtes le peuple français avez reconnu la résistance syrienne, de sera la prochaine étape que nous devrons prendre, et je salue la France pour avoir été à l’avant-garde à l’époque de la Libye. Pour avoir mené la charge contre la Libye. Je salue la France pour avoir dirigé la reconnaissance de la résistance syrienne.
Et j’appelle mes amis français à être une fois encore les leaders et à reconnaître la résistance iranienne de l’OMPI et la résistance dirigée par Maryam Radjavi, qui cherche à instaurer la démocratie et les droits de l’homme dans tout le pays, en Iran. Enfin, permettez-moi de dire que le retrait de la liste de l’OMPI s’est fait au bon moment. Parce que nous devons avoir une solution à la crise iranienne, qui soit un véritable Printemps arabe et qui reflète la résistance du peuple. Seule l’OMPI est capable de rallier toute la diaspora iranienne dans le mouvement de résistance.

Et tandis que nous voyons l’économie en Iran tomber en ruines, tandis que nous observons le conflit entre Khamenei et Ahmadinejad rendre l’avenir intenable, tandis que nous voulons savoir si l’Iran va continuer de poursuivre sa quête de l’armement nucléaire, nous voyons le moment où l’OMPI devient un mouvement organisé de résistance opérationnelle pour permettre à la communauté mondiale de non seulement stopper les mollahs à Téhéran mais aussi d’embrasser un nouvel Iran édifié par une organisation qui glorifie les droits de l’homme de chaque personne, qui glorifie les droits des femmes, qui glorifie l’état de droit, qui glorifie la liberté. Nous ne devrions pas seulement être contre les mollahs à Téhéran mais aujourd’hui nous devons être pour Maryam Radjavi, l’OMPI, comme l’organisation qui va instaurer la nouvelle démocratie que nous espérons tous pour ce pays qui vit depuis trop longtemps sous l’oppression, que cela soit celle du chah ou celle de Khomeiny. Le peuple d’Iran est emprisonné par des régimes dictatoriaux.
Et tandis que le Printemps arabe traverse le Moyen-Orient, il n’aboutira dans aucun pays du Moyen-Orient s’il ne parvient au pays qui est la principale entrave à la liberté à travers le Moyen-Orient. Et c’est pourquoi le Printemps arabe ne sera pas un véritable printemps tant qu’il ne parviendra pas en ce pays troublé qu’est l’Iran.
Je veux me considérer non seulement comme citoyen des États-Unis et citoyen du monde, mais aussi comme un membre de la Résistance iranienne et je vous remercie tous pour être également membres de cette noble cause.

