mercredi, décembre 7, 2022
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Le soutien constant de très nombreux parlementaires français à la Résistance iranienne – Dominique Lefebvre

CNRI – « Après ce combat contre l’exclusion et la condamnation de la résistance iranienne, le combat qui est devant nous, c’est celui de sa reconnaissance effective. Une organisation qui a vocation évidemment à rassembler toutes celles et tous ceux qui dès aujourd’hui et encore plus demain veulent mettre fin au régime des mollahs », a déclaré Dominique Lefebvre le 2 février à Paris.

 

Le député du Val d’Oise s’exprimait dans une conférence internationale sur le changement en Iran pour 2013 aux côtés de nombreuses délégations parlementaires européennes et arabes, et de personnalités américaines et européennes venues soutenir Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, et son programme en 10 points pour l’Iran Libre de demain.

Voici les instants forts de son intervention :

Je suis très heureux, au nom des comités de soutien au Conseil national de la Résistance iranienne du Parlement français, je veux parler du Comité parlementaire pour un Iran démocratique de l’Assemblée nationale, dont je suis le vice-président et qui est présidé par mon collègue Gérard Charasse, et le Comité français pour un Iran démocratique au Sénat présidé par Jean-Pierre Michel, de vous accueillir ici, à Paris.

Je veux, ici devant vous, très simplement et très naturellement, rappeler le soutien constant de très nombreux parlementaires français, soutien à la résistance iranienne, à l’Assemblée comme au Sénat. Je veux rappeler qu’à diverses reprises, nous avons obtenu la signature d’une majorité de ces parlementaires, et en particulier lors d’une déclaration qui disait exactement ceci : « Considérant que la troisième voie proposée par Madame Maryam Radjavi, Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, coalition d’opposition démocratique, appelle à un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance tout en refusant la complaisance et une intervention militaire », ces parlementaires appelaient déjà le gouvernement français à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et envisager et établir un dialogue avec le Conseil national de la Résistance iranienne. Cette demande reste la nôtre, nous nous sommes vus il y a quelque temps, salle Colbert à l’Assemblée Nationale.

Nous voulons faire en sorte, effectivement, qu’après le combat que nous avons mené tous ensemble, avec les armes du droit, et avec des soutiens politiques importants, nous avions d’ailleurs eu l’occasion le 6 décembre dernier à La Défense de nous rassembler autour de cette victoire qui avait abouti à ce que la condamnation du CNRI et de l’OMPI par l’inscription sur les listes d’organisations terroristes en Europe et aux États-Unis soit définitivement levée. Après ce combat contre l’exclusion et la condamnation de la résistance iranienne, le combat qui est devant nous, c’est celui de sa reconnaissance effective. Une organisation qui a vocation évidemment à rassembler toutes celles et tous ceux qui dès aujourd’hui et encore plus demain veulent mettre fin au régime des mollahs. Ils veulent, ils veulent que demain l’Iran soit un grand pays démocratique dans cette région. Le peuple iranien le mérite, l’histoire de l’Iran au travers des siècles l’exige, et c’est bien cette étape là, nouvelle, que nous engageons ensemble.

Je voudrais dire un mot de la situation actuelle et en particulier de ceux de nos amis iraniens qui, installés en Irak au camp d’Achraf, ont été déplacés – peu enclin à la polémique, je n’emploierai pas un autre terme, mais vous verrez … vous voyez bien à quel terme je pourrais faire référence – qui ont été déplacés au camp Liberty. Cela relève à la fois d’une situation actuelle en Irak, cela relève à l’évidence d’une responsabilité internationale, parce qu’il s’agit là de réfugiés politiques, il s’agit là de questions humanitaires et de protection des réfugiés, et en réalité, aujourd’hui, cette protection n’est pas assurée.

Elle n’est pas assurée pour deux raisons : d’une part, à raison des conditions matérielles de vie dans le camp Liberty, à raison de l’état hors d’usage d’un certain nombre d’infrastructures, à commencer par l’infrastructure sanitaire et son inefficacité, à raison donc des difficultés que rencontrent nos amis d’Achraf dans le camp Liberty, difficultés à se soigner, difficultés à vivre, sans parler même de la question des liens.

La deuxième question et le deuxième problème, c’est le devenir sur les 3000 environ d’Iraniens d’Achraf. Plus de 2000 ont fait l’objet aujourd’hui d’un entretien. Nous avons été nombreux à dire qu’aujourd’hui la communauté internationale devait prendre ses responsabilités, que nos amis avaient vocation à quitter le camp Liberty, avaient vocation à être accueillis. Il y a là une question qui relève de la communauté internationale, qui relève de l’ONU, et je crois que là encore, il faut que l’expression politique et notre soutien soient là pour que cette double question, celle, à partir du moment où le camp Liberty ne permet pas de vivre dignement, d’un retour à Achraf, et celle, bien évidemment, de l’accueil des Iraniens comme réfugiés politiques dans les différents pays. C’est tout à fait possible, c’est tout à fait faisable. C’est une question de volonté politique et c’est une question aussi d’affirmation politique par rapport au régime iranien.

Et je voudrais terminer sur la période qui est devant nous, elle est décisive parce que nous voyons bien que trois facteurs vont pousser à une évolution qui peut être rapide, et qui peut d’autant plus être rapide qu’elle fera l’objet au plan international de positions certainement fermes. L’une, évidemment la situation en Syrie, on connaît les intérêts liés du régime de Bachar el-Assad et du régime des mollahs, la situation en Irak va évoluer et tout cela affaiblira le régime iranien.

La deuxième réalité, c’est celle de la réalité de la situation économique et sociale en Iran, extrêmement dégradée, extrêmement dégradée, et cette situation-là conduit au plan intérieur à une situation intenable pour le régime. La troisième, c’est la question nucléaire toujours pendante, il y a toujours une interrogation à ce sujet, entre la fermeté et le compromis. Nous considérons qu’il n’y a pas lieu à avoir de compromis.

Et la perspective, c’était effectivement 2013, et j’en terminerais par là. L’élection présidentielle en Iran, dont on ne peut à l’évidence rien attendre, à partir du moment où cette élection sera tout sauf démocratique, elle est même l’objet au sein même du pouvoir en place de tensions et de règlements de compte, et donc ce n’est pas là-dessus que l’on peut compter.

Par contre, ce sur quoi nous pouvons compter, c’est sur le peuple iranien, la volonté, la volonté de changer la situation en Iran. Et le peuple iranien, il a besoin de nous, il a besoin de nous de deux façons : il a besoin d’un message fort et clair de soutien de la communauté internationale, et nous l’exprimons aujourd’hui ; il a besoin d’une résistance organisée, légitime et reconnue qui donne une perspective et un espoir.

 

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