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Le régime iranien, source majeure des problèmes, doit être expulsé d’Irak (député anglais)

CNRI – Un séminaire s’est déroulé au parlement britannique le 7 décembre en présence de dizaines de parlementaires des trois principaux partis sur les menaces que représente le régime iranien pour le Moyen-Orient et la manière de le contrer. Voici l’intervention du député David Amess :

Comme vous le savez, la Commission parlementaire britannique pour un Iran libre et mes collègues des deux chambres du Parlement qui siègent à cette commission ont énormément d’expérience sur les questions touchant à l’Iran et au Moyen Orient. C’est pour cette raison que je crois que le document de politique générale publié par la commission aujourd’hui est une contribution formidable au présent débat sur la politique à suivre vis-à-vis de l’Irak, de l’Iran et du Moyen Orient.

Comme le définit très clairement ce document de politique générale, le régime théocratique d’Iran cherche à « exporter la révolution » et à créer un empire islamique intégriste mondial. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré l’année dernière seulement : « La vague de la révolution islamique va bientôt toucher le monde entier ». Dans cet objectif, le régime iranien déclenche une crise au Moyen Orient, notamment au Liban, en Palestine et en Irak, tout en cherchant de manière agressive à acquérir l’arme nucléaire.

Ce régime est responsable en grande partie des attentats terroristes perpétrés en Irak. L’an passé, il aurait été derrière l’assassinat de dissidents en Irak, la création, l’armement et le financement d’un réseau d’insurgés dans l’intention expresse de commettre des violences contre les Irakiens laïcs et les forces de la coalition en Irak, ainsi que la gestion de chambres de torture secrètes en Irak.

Des collègues ont fait référence aux 5,2 millions d’Irakiens qui ont réclamé l’éviction des agents iraniens d’Irak et exprimé leur soutien au principal groupe d’opposition, l’OMPI. Ils ont décrit le conflit actuel en Irak de la manière suivante : « … Le principal conflit [en Irak] se situe entre la démocratie et la dictature. L’alignement politique le plus important en Irak se fait entre les forces démocratiques et patriotiques avec leurs idées et tendances diverses d’une part, et les agents du régime iranien d’autre part … ».

Afin de résoudre ce problème en Irak, l’Occident doit se tenir du côté des groupes politiques nationalistes et anti-intégristes en Irak dans leur lutte contre ce qu’ils qualifient d’ « occupation cachée » par le régime iranien. La solution est de vaincre l’intégrisme islamique en renforçant et en soutenant les musulmans qui représentent un Islam qui est l’antithèse de la marque d’intégrisme fondamentaliste de l’Iran. Puisque l’Iran est la source spirituelle, la source de financement et d’armes pour les intégristes islamiques du monde entier, pour parvenir à cet objectif, l’Occident doit adopter une politique de principe vis-à-vis du régime iranien et de la Résistance iranienne.

Comme l’a dit la présidente élue de la Résistance iranienne, Mme Radjavi, la solution n’est ni la guerre ni la complaisance. La solution réside dans l’adoption d’une politique ferme vis-à-vis du régime iranien pour ses violations des droits humains, son soutien au terrorisme, son ingérence en Irak et son programme d’armes nucléaires. Des sanctions étendues doivent être imposées au régime pour l’obliger à respecter ses obligations internationales, y compris la Résolution 1696 du Conseil de Sécurité.

Par ailleurs, l’Occident doit soutenir et s’engager dans un dialogue avec la
Résistance iranienne, qui représente un Islam tolérant, progressiste et démocratique, soit l’antithèse de l’intégrisme islamique du régime iranien et une barrière à son expansion.

Malheureusement, l’Occident a fait tout le contraire ces dix dernières années. Il a attaqué et restreint les activités du CNRI et de l’OMPI dans le but d’apaiser les mollahs. En cédant aux demandes des mollahs pour la proscription de l’OMPI, l’Occident a limité la capacité de cette organisation à confronter le régime iranien et à dénoncer les atrocités qu’il commet contre la population en Iran et les autres nations musulmanes au nom de l’Islam. Cataloguer l’antithèse des mollahs de terroriste a entraîné l’expansion de l’intégrisme en permettant aux mollahs de déclarer à tort qu’ils étaient les représentants de l’Islam.

La proscription de l’OMPI doit donc immédiatement être levée, le statut de «personnes protégées » des membres de l’OMPI en Irak doit être respecté et leur statut de réfugié réaffirmé par la coalition, l’UNHCR, le CICR et le gouvernement irakien. L’application de telles mesures est cruciale si l’Occident veut s’adresser aux mollahs dans une position de force et non de faiblesse.

Enfin, comme le recommande le document de politique générale, le régime iranien doit être expulsé d’Irak, car il est la source majeure des problèmes et non la solution. Les milices loyales à l’Iran, qui sont responsables des violences sectaires, doivent être désarmées et dissoutes. Au lieu de cela, l’Occident doit reconnaître le rôle constructif de l’OMPI en Irak et soutenir les forces nationalistes et anti-fondamentalistes qui cherchent à établir une démocratie laïque et pluraliste dans leur pays. Cette vision représente le point de vue des 5,2 millions d’Irakiens qui ont signé une déclaration à cet effet en juin 2006 et constitue un message lourd de sens de la part du peuple irakien.

Je suis persuadé que notre gouvernement aura le courage et la bonne idée d’adopter ces mesures nécessaires à temps et ainsi éviter une aggravation du conflit dans la région.