CNRI – Le directeur des prisons de la province de Fars, dans le sud du pays, Nasser Jafar-Qoli, a fait des aveux choquants sur le nombre de prisonniers en Iran. Le taux de croissance de la population carcérale est de 9%. Ce chiffre est plus élevé que le taux de croissance de la population en Iran. Cest un signe alarmant pour les dirigeants du pays, a-t-il dit à lagence de presse officielle Fars le 16 janvier.
Le taux de croissance de la population carcérale en Iran est sans précèdent et unique au monde. La montée actuelle du nombre de prisonniers est bien plus élevée que le chiffre officiel. Cela ne comprend pas les arrestations innombrables, les détentions provisoires et les prisonniers tombés dans loubli. Le chiffre correspond aux victimes qui ont été jugées et condamnées.
Jafar-Qoli a également parlé de nouvelles méthodes de détention pour la population agitée et les jeunes en colère. Cela, a-t-il dit, comprend la détention à domicile, des bracelets électroniques, des prisons régionales, des prisons sans clôture, lexil, la détention à temps partielle, la détention le week-end et à la fin du mois ».
Le régime moribond considère la montée constante de la répression, de la torture et des exécutions comme la seule façon de faire face au développement des protestations et des émeutes.
La Résistance iranienne appelle le Secrétaire général des nations Unies, le Haut commissaire aux droits de lhomme et le Conseil des droits de lhomme de lONU, ainsi que les autres instances internationales concernées à envoyer une mission pour enquêter sur la situation dans les prisons en Iran.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 janvier 2007

