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Le régime iranien, une source d’instabilité au Moyen-Orient

Le régime iranien, une source d'instabilité au Moyen-Orient

The Washington Post, le 29 mars 2017. Lors de l’audience de la commission sénatoriale des affaires étrangères sur l’Iran lundi de cette semaine, il y avait, compte tenu de l’environnement politique, une unanimité rare et saluée. Le sénateur Benjamin L. Cardin (D-Md.), membre de haut rang, a souligné que, bien qu’il ait voté contre le Plan d’Action Global Conjoint (JCPOA ) concernant l’Iran, il ne pense pas qu’il serait judicieux de se retirer.

Il a ajouté:

« Les activités de l’Iran aujourd’hui sont aussi mauvaises qu’elles ne l’ont jamais été et probablement pires. Ils augmentent certainement leur parrainage terroriste au Moyen-Orient comme on le voit dans de nombreux pays dans cette région. Leur dossier sur la violation des obligations relatives aux missiles balistiques est bien connu. Leurs violations des droits de l’homme contre leurs propres citoyens sont horribles, l’un des pires pays au monde. Ils violent l’embargo sur les armes, et la liste continue. Il est donc judicieux de faire en sorte que cette commission examine ce que nous pouvons faire pour nous assurer que, d’abord, l’accord nucléaire iranien est honoré afin que l’Iran ne devienne pas un État d’armes nucléaires, mais ensuite, regarder les activités qui n’étaient pas couvertes par le JCPOA sur la façon dont nous pouvons jouer un rôle plus important. »

Le président du sénat, Bob Corker (R-Tenn.), voit les choses de la même manière :

« Une de mes critiques à l’égard du JCPOA était que cela deviendrait notre politique de facto du Moyen-Orient et que l’Iran élargirait ses activités déstabilisatrices. Je pense que nous voyons beaucoup de cela aujourd’hui. À l’échelle régionale, nous avons assisté à une escalade de l’intervention iranienne. L’Iran, avec ses alliés en Russie, a continué à soutenir Assad au prix d’innombrables vies en Syrie. Le soutien de l’Iran aux milices chiites en Irak menace les intérêts des sunnites et des kurdes, sans parler des chiites en Irak. L’Iran arme les houthis au Yémen, qui, en retour, attaquent nos alliés saoudiens et ciblent nos navires. Le Yémen est maintenant confronté à une crise humanitaire sans précédent de son histoire. L’Iran demeure le premier État sponsor du terrorisme. Il compte le Hezbollah libanais – une organisation qui a tué des centaines d’Américains – parmi ses alliés les plus proches. »

Pendant ce temps, au cours de la conférence sur les politiques de l’AIPAC, le sénateur Robert Menendez (D-N.J.) a rappelé à l’auditoire : « Beaucoup d’entre nous ont prédit à juste titre qu’un régime iranien qui accordait la priorité au financement du terrorisme, contre le bien-être de ses propres citoyens, considérerait l’allégement des sanctions comme une source d’argent pour ses alliés terroristes dans toute la région. Et au sujet du terrorisme, nous craignions qu’une grande partie de la nouvelle capacité économique de l’Iran soit utilisée pour propager la violence contre les juifs. » Il a ajouté : « il n’est donc pas surprenant que l’Iran ne se soit pas transformé soudainement en un membre responsable de la communauté internationale. Il reste plutôt un agent d’instabilité à travers le Moyen-Orient, un acteur néfaste qui continue de compromettre les intérêts de la sécurité nationale américaine et nos efforts pour nous associer avec des pays de la région qui travaillent pour protéger les civils et créer des
structures de gouvernance démocratiques. »

Compte tenu de cette évaluation partagée de l’Iran – le JCPOA ne disparaît pas, mais les États-Unis doivent faire face à l’Iran dans d’autres domaines – il n’est pas surprenant qu’un projet de loi bipartite, la Loi sur les activités de désarmement de l’Iran de 2017, avec sept coauteurs de chaque parti, ait été présenté la semaine dernière. Ce ne sont pas des piqûres d’épingle isolées semblables à celles annoncées par le conseiller à la sécurité national d’alors, Michael Flynn, après que l’Iran ait lancé un autre test de missile illégal.

Dans un point publié la semaine dernière, les sénateurs ont décrit des mesures potentiellement importantes, y compris des sanctions obligatoires contre les personnes impliquées dans le programme de missiles balistiques de l’Iran, de nouvelles sanctions contre les pasdaran et une exigence pour le président « de bloquer les biens de toute personne ou entité impliquée dans des activités spécifiques liées à la fourniture, à la vente ou au transfert d’armes interdites et de matériel connexe à destination ou en provenance d’Iran. »

L’administration n’a pas encore pris position sur le projet de loi, mais le président Trump aurait du mal à trouver des raisons de s’opposer au projet de loi. Devrait-il chercher à couper les voiles du Sénat – soit pour préserver la discrétion de l’exécutif ou pour éviter un affrontement avec la Russie – il serait vraisemblablement décroché par une majorité anti-veto en faveur du projet de loi. En d’autres termes, Trump ferait bien de suivre les leaders bipartisans sur la pente sur ce point. Cela pourrait être la seule « succès » qu’il engrangera à court terme.

 

Source: Washinton post

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