
CNRI – Le régime intégriste iranien a fixé un délai d’un an pour que les médias sociaux internationaux, notamment Telegram, lui remettent des données sur leurs utilisateurs iraniens, a rapporté dimanche.l’agence officielle de presse étatique, IRNA.
Elle rapporte que la décision a été prise samedi lors d’une session du Conseil suprême du cyberespace, un comité sur l’utilisation du cyberespace, dirigé par le président des mollahs Hassan Rohani, qui sert de régulateur des systèmes d’information du régime.
L’agence de presse Mehr, affiliée au tristement célèbre ministère du Renseignement et de la Sécurité (Vevak) du régime, a rapporté dimanche : « lors d’une réunion du Conseil suprême du cyberespace, présidé par le président Hassan Rohani, il a été décidé que tous les médias sociaux étrangers actifs dans le pays devaient transférer à l’Iran toutes les données qu’ils détiennent [sur les citoyens iraniens] dans un délai d’un an ».
Dans un rapport distinct, Mehr affirme que Telegram, une application de messagerie instantanée avec plus de 20 millions d’utilisateurs en Iran, devrait fournir toutes les données sur les utilisateurs iraniens, si elle veut continuer à opérer en Iran.
« Sur la base d’une directive approuvée hier soir au Conseil suprême du cyberespace, les médias sociaux étrangers actifs dans le pays doivent transférer à l’Iran toutes les données qu’ils détiennent sur les citoyens iraniens pour être en mesure de poursuivre leurs activités. Par conséquent, Telegram doit remettre à l’Iran ses données sur les utilisateurs iraniens » a t-il dit.
Le rapport indique que plus de 80 % des utilisateurs de Telegram à l’échelle mondiale sont basés en Iran.
IRNA a affirmé que le comité avait également décidé de travailler au développement de médias sociaux locaux pour rivaliser avec les réseaux étrangers.
Les autorités de l’Iran, où Facebook et Twitter sont officiellement interdits même si les utilisateurs peuvent avoir accès à des logiciels facilement disponibles, ont pendant des années a essayé d’imposer des limites aux Iraniens qui utilisent les médias sociaux.
Basé en partie sur des dépêches

