dimanche, décembre 4, 2022
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Le régime iranien confronté à une crise du recrutement des Afghans pour combattre en Syrie

Le régime iranien confronté à une crise du recrutement des Afghans pour combattre en Syrie

Le régime iranien a envoyé des milliers de mercenaires étrangers, y compris les réfugiés afghans, combattre en Syrie et soutenir le régime assiégé de Bachar al-Assad, selon des sources du principal groupe d’opposition en Iran, l’organisation des Moudjahidines du peuple iranien (OMPI).

Incapable de mobiliser et d’envoyer les troupes nécessaires au conflit depuis l’Iran et appréhendant un contrecoup au sein de ses forces, en raison de la hausse des pertes des Pasdaran, le régime a eu recours à la mobilisation des mercenaires, à l’aide de diverses tactiques incluant les menaces d’exécution.

Au cours des dernières années, les réfugiés, afghans notamment, vivant en Iran ont été exploités à cet effet. Le régime iranien a menacé les réfugiés afghans d’être expulsés d’Iran, emprisonnés ou même exécutés (toutes les violations graves des droits de l’Homme) pour les expédier en Syrie.

Selon les sources de l’OMPI, l’envoi d’Afghans en Syrie de la part des Pasdaran a été multiplié par trois en 2015 ; d’ environ 2500 on est passé à près de 7000. Cependant au cours des derniers mois, le régime iranien a fait face à de graves obstacles à cet égard. En dépit de la nécessité de montée en puissance de ses forces en Syrie, les Afghans refusent plus que jamais d’aller en Syrie. En raison de la résistance croissante des Afghans, le régime n’a pas réussi à envoyer un plus grand nombre d’Afghans pour combattre en Syrie, malgré le fait qu’il ait besoin de plus de troupes pour le front.

Selon les statistiques officielles publiées par le régime, il y aurait au moins 1,49 million de réfugiés afghans en Iran. Parmi ceux-ci, entre 800 000 et 1 million sans papiers, sans carte d’identité et au chômage. Selon les règlements du ministère de l’Intérieur, les Afghans résidant en Iran ne peut pas posséder de biens et n’ont pas d’identité personnelle ou morale. Ils vivent non seulement sous le seuil de pauvreté, mais en dessous du seuil de « survie ». Dans de telles circonstances, le régime a mis en place une grande organisation sous la supervision de la Force Qods des Pasdaran pour recruter et expédier des Afghans en Syrie. La force afghane a commencé comme un bataillon, puis est devenue une brigade et, depuis peu, une division.

Les Afghans qui participent au conflit syrien sont organisés dans une division appelée « Fatemiyoun » qui opère sous le commandement de la Force Qods, le bras extraterritorial des Pasdaran. La division a été formée à partir des combattants afghans des Pasdaran qui avaient participé à la guerre Iran-Irak et qui sont maintenant des agents des Pasdaran et en particulier dans la Force Qods.

Les sources ont révélé que le régime iranien recrutait des mercenaires afghans parmi les milliers d’Afghans emprisonnés en Iran, certains pour leur manque de documents appropriés et d’autres pour des raisons sociales. Ils sont contraints de se joindre à la force et de se rendre en Syrie.

Les recrues sont amenées dans les garnisons de formation de la Force Qods pour effectuer deux à quatre semaines de formation militaire de base. Une fois leur formation terminée, ils perçoivent environ 500 $. Ils sont ensuite envoyés en Syrie en groupe de 200, qui seront ensuite organisés en divisions Fatemiyoun.

Ils sont transportés par avion à l’aéroport de Damas par la compagnie aérienne Mahan qui appartient aux Pasdaran. Une fois en Syrie, ils vont d’abord visiter les sanctuaires de Zeinab et Roqiya puis ils sont envoyés à différents fronts. Leur mission dure 60 jours et l’ensemble de leurs commandants et de leurs formateurs sont issus des Pasdaran.

Les informations fournies par l’OMPI révèlent la structure de commandement de la Division Fatemiyoun et leurs centres de transfert, le déploiement et la formation en Syrie.

Ces derniers mois, les pertes Fatemiyoun, en particulier autour d’Alep, ont été considérables, connaissant un bond par rapport aux années précédentes.

Le nombre élevé de victimes, y compris le haut commandant afghan de la Division Fatemiyoun, Tavassoli (pseudonyme Abu Hamed) et son adjoint Reza Bakhshi, tués autour de Daraa dans la zone de Tabe Qarin le 10 mars 2015. Le manque de soutien aux familles de ceux du régime tués ou emprisonnés en Syrie a conduit à une crise avec les Afghans vivant en Iran, et a soulevé beaucoup de mécontentement et de dégout parmi les Afghans qui ont été envoyés en Syrie et leurs familles.

Par conséquent les Afghans vivant en Iran ne sont plus prêts à aller en Syrie pour combattre. Ils laissent ainsi le régime iranien à court de beaucoup de forces nécessaires pour soutenir Assad.

 

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