lundi, novembre 28, 2022
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Le régime iranien arrête 8 personnes pour production de vidéos musicales

Le régime iranien arrête 8 personnes pour production de vidéos musicales

CNRI – Le régime fondamentaliste iranien a arrêté 8 personnes pour production de vidéos musicales, a déclaré Abbas Jafari Dowlatabadi, le procureur général du régime à Téhéran, à l’agence de presse du système judiciaire Mizan Online, samedi.

« Huit personnes produisant des vidéos musicales indécentes, dont les séquences ont été diffusées sur une célèbre chaine de télévision antirévolutionnaire, ont été arrêtées à Téhéran la semaine dernière, » a-t-il affirmé. Il a déclaré que leurs inculpations seront examinées par le tribunal spécial de la culture et des médias.

Ces arrestations interviennent quelques jours seulement après que 35 étudiants qui ont fait la fête lors d’une cérémonie de remise des diplômes dans le nord de l’Iran aient été arrêtés et reçus 99 coups de fouet chacun pour avoir violé le soi-disant code de moralité du régime.

Le 16 mai, le régime a annoncé l’arrestation de huit personnes pour avoir travaillé dans des réseaux non-islamiques de modélisation en ligne, surtout sur l’application de partage de photos, Instagram.
Le chef de police du régime à Téhéran a annoncé en avril, l’enrôlement de 7000 policiers en civil dans la capitale pour lutter contre le soi-disant « port incorrect de voile » des femmes.
Les agents en civil sont également chargés de la surveillance « du bruit, du harcèlement des femmes et de l’absence de voile islamique à l’intérieur des voitures des femmes, » a-t-il déclaré.

S’exprimant au sujet des récentes répressions du régime dans la société, Ali Safavi du Comité des affaires étrangères du Conseil National de Résistance d’Iran (CNRI) a affirmé:

« Cette nouvelle vague de flagellations et d’arrestations fait partie de plus vastes mesures de répressions du régime sur le plan national, visant en particulier les jeunes et les femmes. Cela indique clairement la paranoïa du régime face à l’indignation grandissante du peuple iranien. Plus de trois ans sous la présidence d’Hassan Rohani, et pas même une de ses promesses n’a été réalisée, d’abord et avant tout sur le plan national. La modération de Rohani est aussi farfelue que l’on pourrait imaginer. »

Le régime des mollahs a également lancé une nouvelle répression sur les iraniens dans la capitale ; regarder la télévision satellite est interdit pas les autorités fondamentalistes.

La semaine dernière, les forces répressives de sécurité de l’État ont effectué une descente de districts à l’est de Téhéran et ont descendu les paraboles satellite des toits.

Le régime a travaillé dur pour bloquer l’accès des iraniens aux chaines de télévision satellite en brouillant les signaux. Cela vise à empêcher le peuple iranien de prendre connaissance de son comportement infâme et flagrant à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran ou d’être informé des manifestations anti-gouvernementales, des grèves et autres activités de la Résistance iranienne.

En juillet dernier, un ecclésiastique iranien et mollah du nom de Mir Ahmadi a déclaré à la télévision d’Etat iranienne : « La télévision satellite est plus dangereuse qu’une bombe atomique. »

Il a soutenu que les chaines satellite ruinent la manière de penser des gens, et a exhorté les représentants du régime à lancer de nouvelles chaines satellite diffusant les positions du régime pour combattre l’influence des chaines satellite anti-régime.

Malgré les répressions régulières sur les téléspectateurs de télévision satellite, les producteurs et les distributeurs, les représentants du régime ont reconnu qu’un nombre croissant d’iraniens regardent toujours les chaines de télévision satellite en Iran.

Le chef des affaires culturelles au sein des Gardiens de la Révolution (pasdaran) a affirmé le 29 janvier 2015 que plus de 60% des iraniens regarde les chaines de télévision satellite.

Les hauts responsables du régime ont reconnu que 40% des familles iraniennes ont accès à la chaine satellite principale de l’opposition, Simaye Azadi.

Opérant 24 heures sur 24 et sept jours sur sept depuis l’Europe, la principale chaine satellite et à but non lucratif de l’opposition iranienne Simaye Azadi, ou « télévision nationale d’Iran (INTV), retransmet des nouvelles et informations aux iraniens partout dans le monde par satellite et sur l’internet.

Le régime a accru la censure de l’internet, bloquant environ 5 millions de sites web dédiés aux arts, aux questions sociales et aux informations et en filtrant les contenus des blogs et des médias sociaux. Il traque et arrête également de nombreux cyber-activistes en Iran. Plusieurs se sont par conséquent orientés vers l’INTV comme un moyen d’obtention d’informations réelles sans être tracés.

L’INTV a joué un rôle particulier dans la rupture de la censure des mollahs et dans la mise à disposition du peuple iranien d’un flux de nouvelles et d’informations non censurées.

Il est interdit en Iran des reportages qui révèlent la violation des droits de l’homme perpétrée par les mollahs et qui sensibilisent des millions d’iraniens sur le fondamentalisme du régime, la répression des minorités ethniques, l’ingérence dans les affaires des autres pays, et principalement au sujet de leur soutien au terrorisme en Syrie, en Irak et partout ailleurs dans la région.

L’INTV offre des informations continues, des éditions spéciales, des débats télévisés, des questions et réponses en direct, des programmes culturels et artistiques, des programmes spéciaux pour les jeunes et les femmes, et de la satire politique à des millions d’iraniens à travers l’Iran qui s’y connectent pour suivre grâce à leurs paraboles satellites. Les représentants du régime iranien ont, à d’innombrables occasions, mis en garde contre la popularité grandissante de cette chaine.

Le ministre de la Culture, Ali Jannati, a affirmé qu’à Téhéran, plus de 70% des citoyens regardent des chaines satellite.

La INTV repose en grande partie sur le travail bénévole des Iraniens du monde entier et subvient à ses dépenses uniquement grâce à des dons d’iraniens à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran, ainsi que de citoyens d’autres pays qui soutiennent la cause des droits de l’homme et de la liberté en Iran.

Gholamreza Khosravi, un militant de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), a été exécuté en Iran le 1er juin 2014, sur l’accusation d’ « inimité contre Dieu » pour avoir collecté des informations pour la chaine Simaye Azadi et lui avoir offert une aide financière.

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