CNRI – « Aucune évolution radicale n’a été constatée dans la conduite du programme nucléaire iranien au cours du dernier trimestre » (i.e. depuis l’arrivée au pouvoir d’Hassan Rohani), a estimé Yukiya Amano, le directeur général de l’Agence internationale de l’Energie atomique, dans une interview accordée à Reuters le 13 novembre.
« La République islamique poursuit ses opérations nucléaires les plus sensibles, à savoir l’enrichissement d’uranium à 20% », a-t-il ajouté.
Ces dernières semaines, des rapports avaient évoqué l’éventualité que l’Iran suspende ses activités d’enrichissement de l’uranium. Cette éventualité a été radicalement écartée dans les déclarations officielles du régime des mollahs.
Lors du dernier voyage d’Amano en Iran, les deux parties s’étaient mis d’accord sur la visite de la mine d’uranium de Gatchine (près de Bandar Abbas, au sud de l’Iran) et de l’usine d’eau lourde à Arak (à 280 km au sud-ouest de Téhéran).
M. Amano a affirmé que cet accord est un pas important pour résoudre les discordes entre l’Iran et l’AIEA.
L’usine d’eau lourde à Arak a été un sujet d’inquiétude de la France et un obstacle qui a empêché la conclusion d’un accord lors des dernières négociations de Genève entre l’Iran et les représentants des grandes puissances mondiales.

