jeudi, décembre 8, 2022
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Le prisonnier politique iranien, Arzhang Davoodi, au 28e jour de sa grève de la faim

Le prisonnier politique iranien, Arzhang Davoodi, au 28e jour de sa grève de la faim

CNRI – Le prisonnier politique iranien, Arzhang Davoodi, en est au 28e jour de sa grève de la faim dans la tristement célèbre prison de Gohardacht (Rajai-Shahr) à Karaj, au nord-ouest de Téhéran. Il est apparemment dans un état fragile.

Le 17 juillet, M. Davoodi a fait une grève de la faim et a cessé de prendre ses médicaments à la prison de Gohardacht pour protester contre la situation déplorable des autres détenus.

Après avoir annoncé sa grève de la faim, Arzhang Davoodi, a écrit une déclaration sur les conditions inhumaines des prisonniers et la corruption généralisée par le régime : « Je n’arrêterai pas ma grève de la faim tant que les conditions de détentions ne seront pas améliorées. L’état des prisonniers doit venir sous les projecteurs par les organes internationaux des droits de l’homme.

Le rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies doit insister pour être autorisé à visiter les prisons en Iran et pour se renseigner sur ces conditions anormales et inhumaines. Les fabrications et accusations des mollahs, les procès et la propagation de la corruption, la toxicomanie et d’autres problèmes graves comme les maladies incurables doivent être révélées. »

Il s’adresse à Ahmed Shaheed, rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, et tous les amateurs de droits de l’homme dans tous les forums internationaux :

« Après des années d’emprisonnement et de charges illégales inventées par les mollahs, avec cette action, je veux simplement attirer l’attention de tous les êtres humains aux conditions inhumaines des prisonniers. Les gardiens brutaux de prison dans différentes prisons, telles que Rajai Shahr (Gohardacht), ont transformé les prisons en cimetière et en abattoir pour nos jeunes en importent des biens et de la contrebande, y compris des médicaments. Ces médicaments sont leurs principales sources de revenus dans le système pénitentiaire et j’ai honte d’exprimer les conséquences de ces crimes et les circonstances qui prévalent actuellement sur les prisonniers ».

Arzhang Davoudi a ajouté à la fin de sa déclaration : « du dimanche 17 juillet 2016, je ferai la grève de la faim et je ne prendrai plus mes médicaments afin que le monde accorde une attention à la situation actuelle. Je serai certainement menacé et transféré en isolement par le chef de la prison, Mohammad Mardani ».

M. Davoodi a été arrêté en 2003 et détenu en isolement pendant de longues périodes au cours desquelles il a été torturé et où l’accès à un avocat et sa famille lui ont été refusés.

Il a été condamné en mars 2005 à un emprisonnement de 25 ans, réduit à 10 ans en appel, sur des accusations de « propagande contre le système » et d’« établir et diriger une organisation opposée au gouvernement » pour ses activités pacifiques, y compris diriger un centre d’éducation culturelle, selon Amnesty International. En mai 2014, il a été condamné à une peine de deux années supplémentaires, pour avoir « insulté le Guide suprême. »

Arzhang Davoodi a également été condamné à mort pour ses opinions politiques et l’exercice pacifique du droit à la liberté d’expression.

Il aurait été accusé d’avoir des liens avec l’OMPI simplement parce qu’en prison, il a insisté pour appeler l’OMPI par son nom officiel, moudjahidine, plutôt que par le terme utilisé par les autorités iraniennes, Monafeghin (hypocrites), selon un appel à l’action urgent d’Amnesty International en 2014.

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