jeudi, décembre 1, 2022
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Le pouvoir du peuple, la solution à la crise de l’Iran

L’auteur soutient que le peuple iranien constitue la solution pour empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Par Muriel Turner, analyste extérieure de l’UPI

 

UPI, Londres, 23 octobre – Comment désamorcer la crise iranienne ? C’est la question à laquelle fait face l’Occident depuis dix ans, depuis la révélation du programme nucléaire clandestin de l’Iran.

Le poids de ce fardeau tombera sur le gagnant de l’élection présidentielle américaine en novembre, avec les quatre prochaines années qui seront les plus décisives pour le futur de l’Iran et de la région.

Bien que les estimations varient quant à la date à laquelle l’Iran aura la capacité de développer une arme nucléaire, il semble qu’il faille agir plus tôt que prévu.

Comment pouvons-nous arrêter cette menace ? Quelles méthodes peut-on employer pour convaincre Téhéran d’abandonner sa quête ?

Le débat autour du problème iranien a mis en avant plusieurs questions mais peu de solutions réalisables. Pourtant, on peut découvrir la vérité, non pas dans les discussions politiques ni dans les rapports des renseignements, mais dans les rues de l’Iran.

Le peuple iranien est la solution

L’option de l’usage de la force a été effectivement éliminée concernant le programme nucléaire de l’Iran. Une frappe militaire réussie ne retarderait son programme nucléaire que de quelques années, reportant une fois de plus une solution à long terme. Aux dires de la plupart des gens, l’option militaire est une option volatile, avec seulement des bénéfices à court terme.

Les négociations peuvent-elles résoudre la question nucléaire ? Ces dix dernières années, le régime iranien a utilisé la diplomatie comme un moyen de gagner du temps et de manipuler la communauté internationale. Aussi bien l’administration Bush que celle d’Obama ont amplement donné aux Iraniens l’opportunité de choisir une solution diplomatique à la question nucléaire, aucune ne s’est approchée d’un accord durable.

Si les Américains ont tenté de mettre en œuvre la stratégie de la « carotte et du bâton » envers l’Iran, les mollahs à Téhéran ont employé à leur tour la stratégie du « renard et du loup » en réaction. À chaque fois que l’Iran se trouve face à une pression montante, le régime espère se montrer plus rusé que l’Occident en déclarant qu’il est prêt à avoir de nouvelles discussions avec l’Occident.

Derrière la diplomatie suggérée avec fourbe par le régime se trouvent les positions féroces qu’il adopte chez lui. Le régime cite continuellement son empressement d’affronter « l’arrogance mondiale » ainsi que les diverses tactiques qu’il emploie pour réaliser son programme.

Une image plus dérangeante de la situation en Iran est apparue dans un rapport publié par le rapporteur spécial de l’ONU sur l’Iran, citant les viols, les tortures et les mauvais traitements des prisonniers politiques en Iran.

Le peuple iranien identifie ce régime pour ce qu’il est : inhumain, corrompu et impopulaire. Il sait que les négociations ne mèneront nulle part. Ceux qui ont senti la morsure du loup feront rarement confiance aux paroles du renard.

L’emploi des sanctions a eu quelques résultats mais loin de changer les calculs des mollahs. Tandis que le pays subit une crise monétaire, les factions au pouvoir se précipitent pour s’accuser et se rendre responsable les unes les autres, pendant que le mécontentement populaire grandit.

De nouvelles sanctions pourraient potentiellement mener vers une nouvelle isolation du régime et davantage de conflits internes mais sans garantie de solution viable.

Pour une solution définitive, il est temps de reconnaître le peuple iranien et sa résistance comme les véritables représentants de l’Iran. Le Conseil National de la Résistance d’Iran, la coalition politique avec l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran comme sa principale force, se dresse depuis longtemps comme une alternative aux religieux à Téhéran. Son programme progressif est exposé par Maryam Radjavi, la dirigeante de la Résistance iranienne qui se dresse, en tant que femme musulmane, comme l’antithèse de l’idéologie rétrograde et misogyne du régime iranien.

L’OMPI appelle à un Iran démocratique, laïque et non nucléaire.

Avec un vaste réseau en Iran, l’OMPI a été la première à révéler le programme nucléaire clandestin de l’Iran en 2002. Le régime a accusé l’organisation d’avoir joué un rôle clé dans les soulèvements post-électoraux de 2009, tout comme dans les récentes grèves du bazar de Téhéran. Ce n’est pas étonnant que le régime craigne l’OMPI plus que tout autre groupe d’opposition, sachant très bien le soutien potentiel qu’elle pourrait susciter au sein peuple iranien.

Il est temps de réfléchir hors du chemin traditionnel de la carotte et du bâton. La prochaine administration américaine qui devra s’attaquer au problème iranien doit se munir d’une réelle solution, et non d’un arrangement à court terme.

Le président américain Barack Obama a commencé sa présidence en tendant le bras aux dirigeants iraniens dans une lettre. Peut-être la prochaine lettre devrait-elle s’adresser à la résistance iranienne, reconnaissant le rôle qu’elle peut jouer pour le bien du peuple en Iran et dans la région.

Cette politique requiert ni argent ni troupes ; elle appelle seulement à l’isolation du régime ainsi qu’à la reconnaissance de la résistance.

L’horloge nucléaire peut encore tourner mais il est grand temps pour l’Occident de reconnaître le rôle du peuple iranien et de sa résistance dans la solution de cette crise.

(Muriel Turner, Baronne Turner of Camden, était vice-présidente de la Chambre des Lords britannique jusqu’en 2008 et elle est un membre de haut rang du Comité parlementaire britannique pour un Iran libre.)

http://www.upi.com/Top_News/Analysis/Outside-View/2012/10/23/Outside-View-Peoples-power-the-solution-to-Iran-crisis/UPI-45201350988200/#ixzz2A9MJykXk

 

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