jeudi, février 9, 2023
AccueilActualitésActualités: Droits humainsLe point de vue du CNRI sur la question des minorités ethniques...

Le point de vue du CNRI sur la question des minorités ethniques et confessionnelles en Iran

« Droits des minorités dans la société iranienne / Violations des droits de l’Homme en Iran et l’attitude de l’UE »

Centre Umayya pour la recherche et les études stratégiques, en collaboration avec l’Institut de la pensée stratégique (SDE)

Samedi 17 et dimanche 18 octobre 2015 – Istanbul – Turquie

Le texte de l’allocution de M. Hossein Abedini, membre de la Commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance d’Iran (CNRI), concernant le point de vue de la Résistance iranienne sur la question des minorités en Iran

Chers amis et personnalités éminentes,

Nous savons tous que le terrorisme a toujours été l’un des principaux outils que le régime des mollahs en Iran a utilisés pour mener ses politiques barbares et expansionnistes. Le régime iranien a commis ou commandité plus de 450 attentats terroristes dans différents pays contre des dissidents iraniens et contre des ressortissants étrangers. J’ai été moi-même la cible d’un attentat terroriste commis en Turquie par des agents du régime iranien.

Le régime des mollahs réprimé les minorités partout en Iran, notamment nos compatriotes arabes (à Khouzestan), nos compatriotes turkmènes (à Mazandaran), nos compatriotes baloutches (à Sistan-Baloutchistan), ainsi que nos frères et sœurs dans la province de Kurdistan. Face aux revendications légitimes de ces minorités ethniques, le régime des mollahs a répondu par la répression, par des balles et des bombes, par des exécutions et la torture.

De même, les minorités confessionnelles en Iran sont brutalement réprimées. Nos frères et nos sœurs sunnites, chrétiens, juifs, zoroastriens et bahaïs ont été sévèrement réprimés par le régime des mollahs. Beaucoup d’entre eux ont été arrêté et tués, et beaucoup d’autres ont été contraints à l’exile à l’étranger, en laissant derrières eux leurs familles et leurs moyens de subsistance. Leurs lieux de culte ont été détruits et parmi nos compatriotes qui avaient changé de religion, beaucoup ont été exécutés sur l’accusation absurde d’« apostasie ».

Le régime actuellement au pouvoir en Iran – appelé également le régime de « vélayat-e-faghih » – est une dictature religieuse qui ne reconnaît aucun droit pour les adeptes d’autres religions ou confessions. C’est un régime basé sur la suprématie absolue du « guide suprême » qui a le dernier mot dans toutes les décisions importantes concernant les questions sociales, économiques, politiques et religieuses.

Nos compatriotes zoroastriens, chrétiens et juifs subissent une répression accrue par rapport à des Iraniens ordinaires. La confession bahaïe n’est même pas reconnue comme une confession et elle est totalement interdite sous le régime des mollahs.

En ce qui concerne nos compatriotes juifs, la répression a été tellement dure que la plupart d’entre eux ont été contraints de quitter le pays ou contraints de cacher leur foi. Concernant nos compatriotes bahaïs dont le nombre en Iran est estimé à plusieurs centaines de milliers de personnes, le régime iranien nie tout simplement leur existence. Jusqu’à présent, plusieurs centaines d’entre eux ont été arrêtées, torturées et exécutées. En Iran, les bahaïs n’ont pas le droit de faire des études supérieurs, ni le droit de travailler dans les administrations et les organismes étatiques.

Le sort réservé aux musulmans sunnites n’est guère mieux. Au cours de la vague de meurtres politiques (appelé « assassinats en série »), commis dans les années 1990 par des agents du ministère des renseignements du régime des mollahs (VEVAK), plusieurs dizaines de dignitaires sunnites au Kurdistan et au Baloutchistan ont été assassinés.

Rappelons que parmi les minorités ethniques vivant au Kurdistan, à Baloutchestan et dans une certaine mesure au Khuzestân, il y a de nombreuses populations de confession sunnite. Ces populations subissent une première ségrégation et répression en tant que minorité ethnique et une deuxième ségrégation et répression, en tant que minorité confessionnelle.