jeudi, décembre 1, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran & MondeLe plan de Lord Robin Corbett pour l'Iran

Le plan de Lord Robin Corbett pour l’Iran

Lord CorbettPar Donna Jacobs

The Ottawa Citizen, 29 septembre – À 7 h le samedi, le jeune Robin Corbett – aujourd’hui Lord Robin Corbett of Castle Vale – à l’âge de 14 ans était debout et faisait le tour du voisinage avec ses chiens.

Ensuite, il allait au marché, achetait et partageait jusqu'à 20 livres de viande de cheval – toujours rationnée en 1947, dans la Grande-Bretagne d'après-guerre – pour la distribuer en route. 

À 15 ans, il a quitté l'école pour travailler à la copie et comme journaliste en formation au Birmingham Evening Mail, puis comme journaliste pour le Daily Mirror et comme rédacteur en chef adjoint de Farmer's Weekly.

En 1974, il a remporté le siège de député travailliste de Hemel Hempstead, perdu en 1979, avant de retourner au journalisme jusqu'à ce qu'une victoire en 1983 lui donne le siège de Birmingham Erdington jusqu'à sa retraite en 2001.

Trois semaines plus tard, le Premier ministre d’alors, Tony Blair, le nommait à la Chambre des Lords.

Selon l’épouse de Lord Corbett, Valérie écrivaine et journaliste, la nomination s’est faite « tout à fait sur la base d’être un lord qui travaille. Ce qu’il fait – il part de chez lui à 9h30 et revient en moyenne entre 20 et 22 h – et parfois plus tard, tous les jours où siègent les Lords (plus que la Chambre des Communes et avec moins de jours fériés).

« Nous n’avons pas de salaire et même pas d’indemnité pour nos frais », dit-il.

Lord Corbett est président de la Commission parlementaire britannique pour la liberté en Iran. Il travaille depuis 15 ans pour la démocratie en Iran – et œuvre pour éliminer l’étiquette de terroristes que la Grande-Bretagne, le Canada, les États-Unis et l'Europe ont collé à l’OMPI – les Moudjahidine du peuple d'Iran.

En Iran, ils sont connus comme le principal groupe d'opposition, les Moujahidin-e Khalq.

Le comité a remporté une grande victoire le 7 mai lorsque la Cour d'appel a ordonné au gouvernement britannique de supprimer l’OMPI de la liste terroriste du pays. L’OMPI, a déclaré le tribunal, vise « à remplacer la théocratie par un gouvernement laïc démocratiquement élu en Iran » et « n’est pas impliqué dans le terrorisme ».

Les mollahs iraniens craignent que la démocratie ne montre sa tête hideuse en Iran – tant et si bien, dit Lord Corbett, qu’ils insistent pour que l’OMPI soit taxée groupe terroriste en 2002. L’OMPI veut des élections sous la supervision des Nations Unies.

« La seule raison pour laquelle l’OMPI se trouve sur la liste terroriste, c’est parce que les mollahs en ont fait le prix de l'ouverture de pourparlers avec la Grande-Bretagne et l'UE au cours de leur tromperie nucléaire», dit-il. « Nous savons qu'ils ont menti car c’est la Résistance (OMPI) qui, en 2002, a révélé les sites nucléaires. »

Le Premier ministre d’alors, Paul Martin a mis l’OMPI dans la liste des organisations terroristes en 2005, où il est aujourd'hui.

Entretemps, dit Lord Corbett, l'Iran est mûr pour des élections libres avec des « milliers » de protestations à travers le pays par les étudiants pro-démocrates, par les consommateurs excédés par les pénuries de gaz, par les femmes opposées au voile prescrit par les mollahs.

« En outre, dit-il, environ 60 % des Iraniens – probablement le peuple le mieux éduqué de la région – ont moins de 30 ans et sont absolument, mais absolument certains de ne jamais pouvoir trouver un emploi. Et selon les statistiques du gouvernement, près de 80 % de la population vivent sous le seuil de pauvreté. »

Lord Corbett a un plan en quatre points pour l'Iran :

1 : Renforcer les sanctions de l'ONU pour étouffer l'investissement étranger et « les étrangler réellement et leur faire vraiment mal sur le programme d’armes nucléaires. Je pense qu'ils sont très près des armes nucléaires, mais je ne pense pas qu'ils aient déjà réussi. Les estimations varient – je suis pour une période de deux ans plutôt que cinq ans.

« Je crois que c'est extrêmement important parce ce mélange menaçant – une théocratie intégriste dotée de l’arme nucléaire qui menace non seulement la région, mais le reste d'entre nous. Ce n'est pas – je tiens à le souligner – un argument en faveur de l’usage de la puissance militaire, et non pas par Israël ou quelqu’un d’autre. 

« Les installations nucléaires sont souterraines et les Iraniens sont capables de répliquer – ce n'est pas du bluff. Je pense qu'il y a des gens qui presseraient les boutons de ces missiles – quel que soit leur charge. Et il ne s’agit pas seulement d’Israël (en tant que cible). Ils peuvent atteindre les bases britanniques à Chypre. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent dans le Golfe – ils ont menacé de couler des pétroliers et de bloquer le détroit de Hormuz pour stopper l'approvisionnement en pétrole. »

Il dit que la « politique de complaisance » de l'Occident a simplement fait gagner du temps au programme d’armes nucléaires des mollahs et qu’une action militaire contre l'Iran aggraverait la situation. Ce qui reste est « une voie pacifique ». Ne dites pas que ce sont des négociations. Disons que c’est parler.

« Il arrivera un moment où les mollahs diront : "Nous ne pouvons pas continuer parce que l'économie est en ruines". Malgré les élections frauduleuses, le président Mahmoud Ahmadinejad avait promis de partager la richesse pétrolière avec le peuple iranien. Il ne l’a pas fait. Alors, quels que soient les arguments, ce n'est pas le gars le plus populaire. »

2 : Si la Russie et la Chine, à leurs sièges du Conseil de sécurité, opposent un veto ou affaiblissent une résolution de l'ONU visant à renforcer les sanctions, l'UE peut faire cavalier seul.

3 : Les pays occidentaux doivent retirer l’OMPI de leurs listes terroristes. En outre, cela « signalera à la population en Iran qui veut la liberté qu'elle n’est pas seule. »

4 : Ne pas abandonner les 3.500 membres de l’OMPI qui sont protégés dans le camp Achraf, près de Bagdad et de la frontière iranienne, par les troupes américaines dans le cadre de la Convention de Genève. Si l'Irak force les États-Unis à quitter le camp, les observateurs redoutent un massacre. L’Iran aurait déjà bombardé le camp trois fois cette année.

Lord Corbett revient tout juste des États-Unis où il a rendu visite à des membres du Congrès pour discuter de la solution pour l'Iran et dit qu'il prévoit un nouveau voyage au Canada.

« Je pense que le Canada a un bilan très louable de maintien de la paix et a un rôle à jouer dans le soutien à des sanctions plus sévères contre le régime et pour trouver des moyens via sa mission diplomatique en Iran pour encourager et aider les ONG qui travaillent pour davantage de démocratie. »

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe