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Le Nigéria signale une saisie d’armes venant d’Iran

Le ministre des affaires étrangères affirme qu’on a signalé l’Iran auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies pour une éventuelle violation des sanctions

ALJAZEERA.net, 16 novembre – Le Nigéria a déclaré au Conseil de sécurité des Nations Unies la saisie d’un chargement d’armes en provenance d’Iran intercepté par les services secrets à Lagosm selon le ;inistre des affaires étrangères de ce pays.

En tant que membre des Nations Unies, le Nigéria était obligé de rapporter la saisie de roquettes et autres explosifs retrouvés dissimulés sur un bateau en provenance d’Iran le mois dernier.

Lundi, Odein Ajumogobia a affirmé lundi qu’ « à la suite des enquêtes préliminaires, notre mission permanente à New York a signalé la saisie et l’inspection de la cargaison d’armes venant d’Iran conformément à nos obligations en vertu de la résolution 1929 des Nations Unies. »

La destination finale des armes n’est pas claire et il est possible que le port très fréquenté de Lagos, où les armes ont été saisies, ait pu être un point de transit avant que la cargaison ne parte vers une destination définitive.

Les services secrets nigérians ont déclaré mercredi qu’ils surveillaient les mouvements du cargo avant son entrée dans le port en juillet.

Selon des sources diplomatiques, les enquêtes nigérianes se sont concentrées sur deux Iraniens soupçonnés d’être membres d’Al-Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution qui se spécialise dans des opérations étrangères au nom de l’Iran.

Les services secrets du pays ont interrogé l’un des hommes, qui avait trouvé refuge à l’ambassade d’Iran à Abuja, la capitale nigériane. Il n’a pas été possible d’interroger le deuxième suspect qui bénéficie de l’immunité diplomatique.

Manouchehr Mottaki, le ministre iranien des Affaires étrangères, a déclaré lundi que le «malentendu» sur la saisie des armes avait été résolu.

Mottaki a déclaré à Téhéran, que « la cargaison saisie appartenait à une entreprise privée et devait être vendue légitimement à un pays d’Afrique occidentale», sans dévoiler l’identité de ce pays.

D’après ses dires, « un des citoyens iraniens (…) a fourni toutes les explications nécessaires aux fonctionnaires nigérians ».

Violation des sanctions

Selon des diplomates, la cargaison d’armes pourrait mettre l’Iran en infraction aux sanctions imposées par les Nations Unies pour avoir refusé de suspendre son programme nucléaire.

Dans une résolution adoptée en 2007 renforçant des sanctions contre l’Iran sur son programme nucléaire, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a proscrit les exportations d’armes iraniennes, interdisant à l’Iran la vente ou la fourniture d’armes, que ce soit directement ou indirectement.

Cette résolution stipule que l’Iran ne doit pas « fournir, vendre ou transférer, directement ou indirectement depuis son territoire ou par ses ressortissants (…) des armes et matériels similaires».

Elle exige aussi des Etats qu’ils évitent ces transferts et empêchent leurs citoyens de se procurer des armes de l’Iran.

Une compagnie de transport maritime internationale basée en France a révélé qu’un de ses navires a ramassé les conteneurs de Bandar Abbas, un port dans le sud de l’Iran.

 La société, CMA CGM, a déclaré qu’elle était victime d’une fausse déclaration de cargaison. Elle assure coopérer pleinement avec les organes d’enquête.

La cargaison avait été étiquetée comme matériaux de construction et avait été transférée dans un entrepôt à Lagos.

M. Ajumogobia a avancé que le destinataire était un Nigérian également visé par l’enquête, et les marchandises devaient à l’origine être expédiées  à une adresse à Abuja. Mais elles ont été interceptées à leur retour au port alors qu’on tentait de les réexporter.

«À ce moment une autre série de documents d’expédition a été révélée au grand jour et les individus qui étaient liés à la livraison ont suggéré que ces marchandises ont été transbordées par le Nigeria vers un pays tiers, la Gambie, » a déclaré Ajumogobia.

« Cet aspect de l’enquête n’a pas été conclu ».

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