CNRI – Lors d’une réunion le 18 décembre des représentants de Khamenei dans les universités, Mohammad-Djavad Zarif, le ministre des Affaires étrangères des mollahs, a affirmé que tous les éléments acceptés par le régime iranien dans le cadre de l’accord nucléaire du 24 novembre sont « réversibles ».
Selon l’agence officielle Fars, un des participants a demandé à Zarif : « Est-ce que le guide suprême est informé du contenu des négociations ? » Zarif lui a répondu : « A tout moment, si le guide suprême le décide, les négociations s’arrêteront. »
Zarif a exprimé ses inquiétudes sur l’avenir du régime et a affirmé : « La politique étrangère est un bateau qui n’appartient pas à telle ou telle faction, c’est un bateau national, si le bateau coule, nous coulerons tous ensemble. »
Les déclarations de Zarif sont une allusion à l’intense guerre du pouvoir qui se livre à l’intérieur du régime des mollahs depuis la signature de l’accord du 24 novembre.
Dans cette réunion, le représentant de Khamenei auprès de l’université « Emam Sadegh » a affirmé : « Dans ces négociations, nous avons fait beaucoup de concessions et nous avons obtenu très peu de choses. » Zarif lui a ainsi répondu : « Mais en revanche, le barrage des sanctions a implosé » Zarif a ajouté : « Les activités d’enrichissement d’uranium à 20% peuvent être reprises sous 24 heures. Les restrictions que nous avons acceptées au début ou que nous accepterons dans la phase finale des négociations sont provisoires. »
Un des mollahs présents à cette réunion a posé la question suivante : « Quelle garantie existe-t-il pour que ces négociations parviennent à la phase finale ? » Le MAE a répondu : « aucune, mais nous sommes sereins car ce processus est réversible. »

