mardi, décembre 6, 2022
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Le gouvernement irakien s’oppose à nouveau officiellement au minimum de protection à Liberty aux frais des habitants

Liberty – N° 44

Appel aux USA et à l’ONU pour ramener de toute urgence les habitants à Achraf comme seule manière de les protéger

Mardi 11 juin, quatre mois après l’attaque à la roquette du 9 février, le représentant du gouvernement irakien, lors d’une rencontre avec la direction du camp après un retard de cinq semaines, a de nouveau officiellement annoncé que son gouvernement s’opposait à la fourniture des équipements de protection à Liberty. Il a en particulier souligné qu’il n’acceptait l’entrée d’aucun mur en T ni le transfert depuis Achraf des casques et gilets de protection civile. De plus il a dit aux représentants des habitants que le gouvernement mettait fin au transfert des 500 petits abris pour lesquels il avait donné son accord après l’attaque sur Liberty. Seule la moitié de ces abris ont été amenés à Liberty aux frais des habitants.

Les équipements minimums de protection que les habitants et leurs représentants ont demandé depuis le 9 février dans des centaines de lettres, de rencontres et de communiqués aux autorités américaines, onusiennes et irakiennes, et dont ils ont accepté les frais de transport, sont les suivants :

• Retour des 17.500 murs en T de protection des baraquements
• Transfert des casques et des gilets de protection des habitants d’Achraf à Liberty.
• Transfert des équipements d’urgence médicale des habitants d’Achraf à Liberty.
• Augmentation de la superficie du camp pour diminuer la vulnérabilité.
• Permission de construire dans Liberty.

Le 16 avril de cette année, le représentant du gouvernement irakien en présence des représentants du HCR et du responsable adjoint de la MANUI, avait donné son accord pour le transfert des grands murs en T et la poursuite du transfert des petits abris.

Le mois dernier et après une inspection le 8 mai par une délégation d’officiels de la MANUI et de représentants du gouvernement irakien des points de rassemblement à Liberty comme les réfectoires et la mosquée, il a été dit aux représentants des habitants que l’entrée de seulement 2600 murs en T pour les points de rassemblements serait autorisée. Le gouvernement irakien piétine son propre aval.

Martin Kobler qui est parfaitement au courant du désintérêt du gouvernement irakien au minimum de sécurité de Liberty, au moins dans onze lettre aux représentants des habitants après l’attaque à la roquette et dans ses interventions au conseil de sécurité de l’ONU et au Parlement européen a parlé, dans des mensonges ahurissants, de ses efforts pour assurer la protection de Liberty, des progrès enregistrés et de la bonne volonté de l’Irak à ce sujet. Le 4 mars il écrivait au représentant des habitants : « nous soutenons totalement au plus haut niveau vos requêtes pour améliorer la sécurité au camp Liberty. »

Le 15 mars il écrivait à nouveau : « Nous continuons à soutenir pleinement vos demandes de sécurité vis-à-vis du gouvernement irakien. J’ai entendu que des progrès avaient été faits la semaine dernière. Nous continuerons le suivi durant la semaine à venir. »

L’adjoint de Kobler a écrit le 11 avril : « Le travail en cours pour améliorer la sécurité au camp Liberty, suivi de près par nos observateurs, est en cours de progrès. »

Le 13 avril Kobler écrivait : « J’ai sous les yeux les dernières statistiques sur les grands murs en T, les petits murs, les abris, les sacs de sables et les équipements de protection personnelles (EPP) et les équipements d’urgence à la clinique. »

Les mesures hostiles du gouvernement irakien et son opposition aux équipements minimum de protection à Liberty montrent bien que ce gouvernement non seulement n’a pas l’intention de régler le problème de la sécurité à Liberty, mais qu’il veut encore plus de pertes humaines dans la prochaine attaque.

Vu l’absence d’un minimum de sécurité à Liberty,  vu que ce camp est 80 fois plus petit qu’Achraf et qu’il ne possède aucun bâtiment en dur et vu que le projet de transfert dans des pays tiers est un échec, que 16 mois après l’arrivée à Liberty seul 1,5% des habitants ont été envoyés hors d’Irak, le seul moyen d’assurer un minimum de sécurité aux habitants sans défense consiste à les ramener sans délai à Achraf. Leur transfert progressif vers des pays tiers pourra se faire depuis Achraf.

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 12 juin 2013

 

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