mardi, décembre 6, 2022
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Le gouvernement français a le devoir de tout mettre en œuvre pour les secourir – Le député UMP Emile Blessig

CNRI – « Le gouvernement français a le devoir de tout mettre en œuvre pour les secourir et éviter un nouveau bain de sang. C’est pourquoi les députés du Comité parlementaire pour un Iran laïque et démocratique soutiennent l’appel de Mme Radjavi au président Sarkozy pour prendre une initiative internationale et humanitaire pour la protection des habitants sans défense du camp d’Achraf », a déclaré le député UMP Emile Blessig le 18 mai à la Maison de la Chimie à Paris.

Il s’exprimait à la Maison de la Chimie où il présidait une conférence de soutien à la Résistance iranienne. En effet une majorité de députés de toutes les tendances politiques parlementaires appelle le gouvernement français à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne.

La conférence tenue à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique a réuni pour l’occasion de nombreux députés, Mme Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, son avocat Me Henri Leclerc président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Jacques Attali, économiste, écrivain et ancien conseiller de François Mitterrand, Aude de Thuin, créatrice du Women’s Forum, Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérienm François Colcombetm magistrat et ancien députém et Marzieh Babakhani, une réfugiée iranienne qui a survécu à son immolation par le feu au lendemain du 17 juin2003. Elle a été longuement applaudie par une salle debout après son témoignage bouleversant sur cette décision qu’elle « ne regrette pas ».

Voici les temps forts de l’intervention d’Emile Blessig :

Il m’appartient d’animer la présente réunion dont l’objet est de rendre publique une déclaration de soutien d’une majorité de députés représentant toute la diversité de l’Assemblée Nationale. Cette déclaration appelle le gouvernement français à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne.

Cette initiative parlementaire, qui revêt une importance particulière dans les conditions actuelles au Moyen-Orient et du printemps arabe, intervient dans la semaine où les juges d’instruction antiterroristes ont annulé, au bout d’une procédure qui a duré dix ans, les accusations de terrorisme ou de financement de terrorisme portées à l’encontre de 24 membres sympathisants du Conseil national de la résistance iranienne.

Cette ordonnance reconnaît le droit légitime de la résistance face à la tyrannie. Elle tire un trait sur une décennie de désinformation inspirée par le régime de Téhéran contre la résistance iranienne.

Dans notre déclaration, les parlementaires rappellent que le régime iranien est l’obstacle principal à la démocratie dans la région et qu’il tente de détourner les mouvements libérateurs de cette région vers l’intégrisme islamique.

Dans ce contexte, il apparaît nécessaire de faire barrage aux visées dominatrices et aux méthodes barbares des mollahs en s’appuyant sur le courage des Iraniens et de leur résistance admirable.

C’est avec l’intention d’annihiler cette résistance organisée que le 8 avril dernier, les forces irakiennes, sur l’ordre des mollahs, ont lancé contre le camp d’Achraf, qui abrite 3 400 membres de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, principal mouvement d’opposition. L’attaque a fait 35 morts parmi les habitants sans défense. Cette tuerie a été condamnée par le haut commissaire des droits de l’homme de l’ONU, qui a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

Depuis plusieurs mois, les parlementaires français du Comité pour un Iran laïque et démocratique alertaient l’Élysée, le ministère des Affaires étrangères sur les risques d’une catastrophe humanitaire encourue par les populations civiles du camp. La tragédie du 8 avril leur donne malheureusement raison.

Le gouvernement français a le devoir de tout mettre en œuvre pour les secourir et éviter un nouveau bain de sang. C’est pourquoi les députés du Comité parlementaire pour un Iran laïque et démocratique soutiennent l’appel de Mme Radjavi au président Sarkozy pour prendre une initiative internationale et humanitaire pour la protection des habitants sans défense du camp d’Achraf.

La reconnaissance de la résistance du peuple iranien pour la liberté et l’ouverture d’un dialogue avec la coalition démocratique de l’opposition doivent devenir une priorité pour la France.
L’urgence, cependant, était de protéger les résidents d’Achraf pour empêcher que se reproduisent les crimes que nous dénonçons. Dans cette démarche, nous relevons l’initiative du Parlement européen et soutenons le plan qui a été proposé sous la présidence de l’eurodéputée Struan Stevenson.
Dernier point : je crois que la radiation de l’OMPI de la liste terroriste de l’Union européenne en 2009 et l’annulation des accusations de terrorisme portées contre le mouvement de la résistance iranienne en France tout récemment démontrent que les parlementaires français qui se sont aussi engagés s’appuient sur les valeurs de la République, en faveur du droit, des libertés, et ont ainsi modestement participé à ces avancées importantes.

 

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