vendredi, décembre 9, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceDes mesures de protection pour Achraf doivent être demandées par le...

Des mesures de protection pour Achraf doivent être demandées par le gouvernement français – Le député Pascal Deguilhem

CNRI – « Quelques mots pour confirmer l’engagement des parlementaires signataires : ils sont nombreux et majoritaires, et demain ils seront sans doute encore davantage plus nombreux », a déclaré à propos de la situation au camp d’Achraf en Irak le député SRC Pascal Deguilhem à Paris le 18 mai.

Il s’exprimait à la Maison de la Chimie où se tenait une conférence de soutien à la Résistance iranienne. En effet une majorité de députés de toutes les tendances politiques parlementaires appelle le gouvernement français à reconnaître la résistance contre la dictature religieuse en Iran et à envisager d’établir un dialogue avec le Conseil national de la résistance iranienne. D’autant plus qu’un non-lieu dans l’affaire du 17 juin 2003 vient balayer toutes les accusations de terrorisme à l’encontre de la Résistance iranienne, considérant au contraire que l’ensemble de ses activités s’inscrivent dans le droit constitutionnel et universel de résister à la tyrannie.

« En effet, plus le temps passe, plus la situation humanitaire s’impose à nous, a poursuivi le député. La question de la situation humanitaire et donc des personnes détenues et enfermées à Achraf devient catastrophique.

« On l’a vu : la récente attaque du 8 avril a été catastrophique et désastreuse. Non seulement la population d’Achraf est marquée, les familles, vous-mêmes, ici, en êtes profondément affectés, mais les parlementaires d’une démocratie comme la France ne peuvent rester sur le bas-côté sur cette question. Plus le temps passe, plus cette question va nous sauter à la gorge, si je puis m’exprimer ainsi.

« Il me semble que dans cette urgence-là, et nous avons questionné le gouvernement à ce sujet, il est urgent que des mesures de protection au titre de l’ONU soient demandées avec force par le gouvernement français.

« Notre démocratie, qui n’a pas tardé, s’est impliquée dès lors que les mouvements des aspirations démocratiques, la mobilisation des peuples au Moyen-Orient, au Maghreb nous ont placés en première ligne de cette mobilisation. Nous avons réagi. C’était notre devoir. Il n’y a pas de différence entre ces résistances-là et la résistance du peuple iranien. À ce titre, notre engagement doit être réaffirmé, et nous attendons bien entendu un certain nombre de réponses de la part du gouvernement, que nous avons interpellé.

La conférence tenue à l’initiative du Comité parlementaire pour un Iran laïc et démocratique a réuni pour l’occasion de nombreux députés, dont Emile Blessig (UMP) qui la présidait. Il était entouré de Mme Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, son avocat Me Henri Leclerc figure éminente du barreau de Paris et président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, Jacques Attali, économiste, écrivain et ancien conseiller de François Mitterrand, Aude de Thuin, créatrice du Women’s Forum, Sid Ahmed Ghozali, anicien premier ministre algérien et François Colcombet magistrat et ancien député et Marzieh Babakhani, une réfugiée iranienne qui a survécu à son immolation par le feu au lendemain du 17 juin2003. Elle a été longuement applaudie par une salle debout après son témoignage bouleversant sur cette décision qu’elle « ne regrette pas ».

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe