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Le Département d’État utilise Josh Rogin pour justifier la mise à l’index illicite de l’OMPI

 American Thinker : Par le Dr. Daniel M. Zucker*- La semaine dernière, le département d’Etat américain se baissa à un niveau plus bas dans sa tentative de justifier ses 15 dernières années de politique peu judicieuse concernant l’organisation de la résistance laïque et démocratique iranienne, connue sous le nom des Moudjahidines du peuple, considérée comme une organisation terroriste. Cette fois, les Etats Unis ont décidé d’utiliser la politique étrangère de Josh Rogin, afin de publier un «canard » contre l’OMPI.
Dans cet article, intitulé «l’ami américain de l’OMPI est-il son pire ennemi ? » publié par les Foreign Affairs , 8 mars 2012, Monsieur Rogin cite un fonctionnaire anonyme du département d’Etat qui déblatère contre l’OMPI. Evitant le contexte, Rogin commence son article en appelant l’OMPI « une organisation qualifié de terroriste par le Département d’Etat ». Une description plus précise devrait être notée –comme le fait Norman Kempster dans le Los Angeles Times – qui rappelle que la désignation du Département d’Etat concernant l’OMPI a été faite pour des raisons politiques. Un ancien fonctionnaire de l’administration Clinton a affirmé que le fait de désigner les Moudjahidines du peuple comme une organisation terroriste était destiné comme un geste de bonne volonté envers Téhéran et son président modéré nouvellement élu, Mohammad Khatami. Après 15 ans, il est clair que le geste de bonne volonté d’Albright – Clinton s’est avéré une total échec.

Rogin continue ses inexactitudes quand il décrit les 27 années de l’OMPI au camp d’Achraf « comme leur domicile secret  irakien». Le camp d’Achraf n’a jamais été secret du tout. Dans son existence indépendante, avant l’invasion militaire en Iraq en 2003, sous la direction du théoricien de l’OMPI, Massoud Radjavi, Achraf fut ouvert à tout le monde. Effectivement, M. RADJAVI invita le directeur du HRW (Human Rights Watch), Christopher George, à rendre visite à Achraf quand le HRW accusa l’Ompi de violations des droits de l’homme….Chaque jeu d’allégation était accompagné d’une invitation de leur rendre visite mais le HRW n’a jamais fait l’effort d’accepter. De mai 2003 à janvier 2009, le camp d’Achraf était sous la surveillance de l’armée américaine et beaucoup d’amis de l’OMPI, aussi bien des irakiens de toutes origines ethniques et religieuses, visitèrent le camp, comme l’ont fait des journalistes du monde entier. En réalité, les écrivains étaient invités à visiter le camp durant le printemps 2009, mais se virent refuser un visa par le gouvernement du premier ministre Nouri Kamal Al Maliki. La seule chose secrète au sujet du camp d’Achraf a été la coopération du gouvernement d’Al Maliki avec les forces armées iraniennes Qod dans le but d’isoler et de réprimer les résidents d’Achraf.
Rogin affirme que Martin Kobler de l’UNAMI travaillait inlassablement pour aider à la mise en place d’arrangements pour déplacer les résidents d’Achraf vers le camp Liberty en dehors de Bagdad. Les accords passés en décembre entre Kobler et l’OMPI concernant les conditions de vie n’ont pas été réunies, et en réalité le gouvernement irakien, assisté des membres des forces iraniennes Qod, a tout fait pour rendre les conditions de vie du camp Liberty invivables, comme lors de la campagne déclenchée contre Achraf il y a 2 ans et demi qui a vu le régime Irakien couper les provisions en eau et en carburant , restreindre les approvisionnements de nourritures, refuser les équipements médicaux en plus de l’accès aux traitements médicaux pour les résidents d’Achraf.
Rogin suggère indirectement que c’est l’OMPI qui a rendu les négociations difficiles, mais c’est l’inverse. Ce fut le gouvernement irakien qui a été intransigeant. Rogin déclare que les membres de l’OMPI peuvent être armés après avoir vécu sous le contrôle de l’armée américaine pendant 5 ans et demi, ayant été volontairement désarmés en mai 2003 et encerclés par les troupes de l’armée irakienne depuis janvier 2009, deux fois envahis et assaillis par cette dernière, avec un grand nombre de morts et près de 1000 blessées sans que l’OMPI puisse se défendre avec des armes, d’où ces armes présumées pourraient-elles apparaître comme par magie ?
Rogin désigne un fonctionnaire du département d’Etat pour ses informations mais omet de fournir un nom ou des notes pour confirmer ses prétentions. Le département d’Etat de la secrétaire américaine Hillary Clinton n’a pas été exactement impartial en  ce qui concerne l’OMPI et le camp d’Achraf. Le court d’appel de Washington circuit, après avoir entendu l’affaire du département d’Etat contre l’OMPI le 11 janvier 2010, ordonna au département d’Etat le 26 juillet 2010 de réviser son affaire dans les 180 jours.

 Le département d’Etat se déroba jusqu’à récemment lorsqu’il fut ordonné  de se soumettre à la date butoir du 26mars 2012. Madame Clinton, consciente des conditions de vie actuelles au camp Liberty dans lequel l’espace alloué à l’OMPI par les accords de décembre 2011, a été réduit de plus de 95% et les unités de l’armée irakienne et les agents de la force armée Qod sont entrés dans le camp Liberté pour harceler le contingent des « achrafiens » – la majorité étant des femmes, affirme que cette soumission au déplacement aiderait à déterminer la décision à propos de la présence ou non de l’OMPI  sur la liste terroriste. 
Rogin cite une annonce du New York Times, le 3 mars, qui dénonce les conditions de vie au camp liberté. Il cite un fonctionnaire anonyme de l’administration Obama qui travaille apparemment  sur la dossier et  prétend que c’est l’OMPI qui jette des détritus dans le camp. Cependant Rogin ne nomme pas sa source et fournit des photos et des vidéos pour appuyer son histoire. Il compte sur un fonctionnaire qui travaille pour le département d’Etat mais qui ne  s’est jamais rendu ni en Iraq ni dans les camps d’Achraf ou Liberty.
Accusant la longue liste de dignitaires qui encouragent le retrait de l’OMPI de la liste des organisation terroristes, notament l’ancien directeur du FBI, Louis Freeh, le secrétaire du département de la sécurité intérieure, Tom Ridge, le procureur général Michael Mukasey, le conseiller à la sécurité nationale, le Général James Jones, le directeur de la CIA Porter GOSS, et une variété de généraux, il affirme que ces derniers ne font pas leur devoir sur le sujet; Rogin fait ainsi preuve d’une extrême déloyauté. Tous ces anciens fonctionnaires gouvernementaux ont témoigné qu’il n’y avait aucune preuve de lier l’OMPI au terrorisme, et c’est le département d’Etat complaisant vis-à-vis de l’Iran qui insiste pour garder l’OMPI sur la liste terroriste.

C’est l’administration Obama qui échoua à faire son devoir au sujet du régime iranien, échoua à encourager la révolution verte de juin-juillet 2009 et permis au régime iranien d’éliminer des milliers d’iraniens épris de liberté,  sans un mot de reproche pour les brutalités du régime ou un mot d’encouragement pour ces défenseurs de la libertés.

* Rabbi Dr. Daniel M. Zucker est le fondateur et le président du conseil des américains pour la démocratie au Moyen Orient
Le Sunday, le 18 mars 2012

 

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