jeudi, février 2, 2023
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Le Département d’État sous influence du régime iranien des mollahs ?

Stop Fundamentalism – 31 March 2012 – La désignation terroriste de l’opposition iranienne de l’Organisation des Moudjahedine du Peuple d’Iran (OMPI) est affaire de controverse et de critique de la part de beaucoup, depuis qu’elle a été placée sur cette liste en 1997. Des responsables de l’administration ont reconnu à l’époque que ce geste constituait une tentative de satisfaire les mollahs en Iran.
Martin Indyk, qui était alors le Secrétaire d’État adjoint américain aux Affaires du Proche Orient, a déclaré dans un entretien à Newsweek le 26 septembre 2002 : « Il y avait un intérêt à la Maison Blanche dans l’ouverture d’un dialogue avec le gouvernement iranien. À l’époque, le président Khatami était récemment élu et considéré comme un modéré. De hauts responsables de l’administration voyaient la répression contre l'[OMPI], que les Iraniens avaient clairement désignée comme une menace, comme un moyen d’agir en ce sens. » Sanctionner l’OMPI est resté une des principales exigences du régime dans toutes les négociations depuis. Le Wall Street Journal, le 7 mai 2008, a écrit : « Depuis des années, les responsables iraniens font de la suppression de l’OMPI une priorité dans leurs négociations avec les gouvernements occidentaux concernant le programme nucléaire de Téhéran ainsi que d’autres questions, selon plusieurs diplomates impliqués dans ces pourparlers. »

Encouragé par ses succès toutes ces années, le régime a renchéri en demandant à l’administration Obama d’extrader les membres de l’OMPI en Iran. Cela a été révélé par Wikileaks et par Geoffrey Robertson, un des avocats défendant Julian Assange. Robertson y a fait référence dans son discours lors d’une conférence à Paris le 24 mars : « Lorsque le président Obama a cherché à établir un contact avec Téhéran après son discours du Caire, il a demandé à parler du désarmement nucléaire. Le gouvernement de Téhéran a dit oui, nous discuterons à une condition, à la condition que vous nous aidiez à faire extrader à Téhéran, pour y être châtiés, les membres de l’OMPI. »
La politique éhontée et immorale que les mollahs en Iran ont cherchée à engager en sacrifiant son opposition a continué sous diverses administrations jusqu’à ce jour, en vain. C’est particulièrement déroutant pour beaucoup que la seule partie à bénéficier de cette politique est le régime théocratique en Iran. Les mollahs ont réussi à enchaîner leur principale opposition organisée, de façon ironique par leur ennemi juré le « Grand Satan » (le terme employé par les mollahs pour les États-Unis), et ils justifient la répression de l’opposition en Iran d’un côté, et gagnent du temps employé en discussions vaines avec l’Occident d’un autre côté, pour faire avancer leur programme nucléaire.
Sachant les activités des lobbies du régime aux États-Unis sous diverses couvertures, certains se demandent si les décideurs politiques étaient sous leur influence. Cela était particulièrement renforcé lorsque la politique au sujet de l’Iran a continué sans interruption d’être de défendre le « dialogue » avec le régime sous diverses administrations et conséquemment de maintenir l’OMPI sur la liste terroriste du Département d’État. Sans mentionner que lorsque l’administration actuelle a voulu établir sa politique au sujet de l’Iran, elle a trouvé des lobbies connues du régime comme partenaires dans cette tâche.
Toutefois, un article publié le 15 mars 2012 dans le Huffington Post par le directeur de la recherche du Conseil National Américain Iranien (NIAC), qui était jusqu’à récemment un responsable du département Iran au Département d’État américain, a supprimé tout doute concernant l’influence du régime iranien au sein du Département. Le NIAC, dirigé par Trita Parsi, est un célèbre et notoire lobby du régime iranien qui fait l’objet d’investigations pour son plaidoyer en plein jour en faveur des mollahs (Voir l’article en une du Washington Times « Le groupe de lobby pour l’Iran est mentionné pour avoir contourné les lois du lobbying », 13 novembre 2009).
Reza Marashi, l’auteur de l’article exhortant le Département d’État à maintenir l’OMPI sur la liste terroriste, a déclaré : « À ce jour, je suis personnellement resté silencieux sur la question de [la désignation de l’OMPI] dans mes commentaires publics pour essayer de protéger mes anciens collègues travaillant au sein du Bureau des Affaires iraniennes du Département d’État. »
Cela en dit assez sur la politique américaine au sujet de l’Iran et l’ampleur de son hostilité, égalant le régime iranien, à l’encontre de l’OMPI, en tant qu’ennemie résolue des mollahs en Iran. En réalité, la plupart des allégations en vigueur contre l’OMPI avancées par le Département d’État sont fabriquées par le service du renseignement du régime iranien (Ministère du Renseignement Iranien – MRI).
Commentant les activités du MRI contre l’OMPI, Glenn Carle, un ancien adjoint au renseignement national pour les menaces transnationales et l’un des trois plus hauts responsables du gouvernement américain en analyse stratégique du terrorisme, a expliqué : « Le MRI est certain d’avoir fait un effort particulier pour saper l’OMPI durant l’existence entière du régime des mollahs. Cela constitue un hommage pervers et pourtant ironique à l’impact dont les mollahs craignent que l’OMPI puisse avoir à l’intérieur de l’Iran. »
S’exprimant lors d’une conférence sur l’Iran le 24 mars 2012 à Paris, il a ajouté : « Les tentatives de désinformation du MRI contre l’OMPI ainsi que ses tentatives de brouiller la perception sur les actions de l’Iran dans l’ensemble de la région ou encore la nature hostile du régime des mollahs ne doivent pas, ne devraient pas détourner les États-Unis de leurs intérêts nationaux en ce qui concerne l’Iran. Et là, l’intérêt national des États-Unis et les objectifs de l’OMPI se rencontrent. »

 

 

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