jeudi, décembre 8, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran & MondeLe Conseil de Sécurité doit imposer des mesures plus fermes contre le...

Le Conseil de Sécurité doit imposer des mesures plus fermes contre le régime iranien – Ali Safavi

Le Conseil de Sécurité doit imposer des mesures plus fermes contre le régime iranien – Ali Safavi du CNRIInterview avec Ali Safavi du CNRI

BBC Radio, Five Live, 24 décembre – L’Iran affirme son intention de poursuivre son programme nucléaire en dépit des menaces de sanctions internationales soutenues par les Nations Unies. Plus tôt, le Conseil de
Sécurité de l’ONU a voté à l’unanimité l’imposition de restrictions contre Téhéran s’il refusait de stopper immédiatement son programme d’enrichissement d’uranium.

L’Iran a réagi à cette décision sur le champ, en déclarant que celle-ci était invalide et illégale et en affirmant que cela ne freinerait pas ses travaux. Quel impact a donc cette initiative de l’ONU et l’Iran peut-il
revenir sur son attitude de défi ?

Dr Ali Safavi, du Conseil national de la Résistance iranienne, est à l’antenne.

Présentateur : Parlez nous de l’impact que ces sanctions pourraient avoir en réalité.

Ali Safavi : Je pense que c’est la première mesure nécessaire pour empêcher le régime iranien d’obtenir l’arme nucléaire. Et contrairement à la propagande et au discours du régime iranien, ces sanctions vont avoir
un impact et vont contrarier les ambitions nucléaires de Téhéran. C’est pourquoi dans les semaines et les jours menant à l’adoption de cette résolution, le régime iranien a fait tout son possible pour éviter son
adoption, en proposant des contrats nucléaires à plusieurs membres permanents du Conseil de Sécurité, en adoptant une rhétorique agressive et également en menaçant la communauté internationale dans le cas où cette résolution était effectivement adoptée.

Question : Alors quelle est exactement l’influence de l’ONU sur l’Iran?

Ali Safavi : Pour la première fois, une décision unanime en faveur de l’imposition de sanctions contre le régime iranien a été prise. Je pense que le message que porte cet acte est très clair, d’un point de vue
politique et concret, car comme le veut cette résolution, toute exportation ou importation d’équipement, matériel et technologie lié au programme nucléaire et de missiles balistiques de l’Iran est interdite.

Question : Le message est peut-être clair, mais l’Iran adopte très clairement aussi une attitude de défi. Y a-t-il donc des chances qu’ils commencent à y prêter attention et qu’ils mettent un terme à ce programme en
particulier ?

Ali Safavi : L’attitude de défi du régime iranien n’est pas une surprise parce que les mollahs ont toujours montré dans le passé qu’ils n’étaient pas du tout enclins à suspendre leurs travaux nucléaires malgré les appels répétés de la communauté internationale. C’est pourquoi cette résolution constitue en fait une première étape nécessaire et doit être rapidement suivie d’un embargo étendu sur le pétrole et les armes, ainsi qu’un embargo technologique et diplomatique contre l’Iran, car de façon évidente, s’ils avaient la moindre chance de poursuivre leur programme nucléaire, les mollahs finiraient par obtenir des armes nucléaires quoiqu’en dise la communauté internationale.

Question : Où en est Téhéran dans son programme nucléaire, et en particulier dans son programme d’enrichissement ?

Ali Safavi : Depuis août 2002, lorsque le Conseil national de la Résistance iranienne a exposé le programme nucléaire de l’Iran, le régime a tiré profit au maximum de ces quatre années de négociations avec la troïka
européenne et est évidemment parvenu à terminer plusieurs parties de son programme nucléaire encore inachevé, aussi bien à Natanz, où sont situées ses installations nucléaires et ses centrifugeuses, qu’à Arak, où un réacteur à eau lourde est en cours de construction. Néanmoins, la décision aujourd’hui du Conseil de Sécurité de l’ONU est très importante. Cependant, je me dois de dire que pour contrer les dangers croissants du régime iranien, non seulement concernant son programme nucléaire, mais aussi son ingérence en Irak et son attitude belliqueuse dans le reste du Moyen Orient, comme au Liban, la solution ultime est un changement démocratique amené par le peuple iranien et son mouvement de résistance organisé.

Question : Il faudrait certainement attendre longtemps avant que cela se produise. Quelle est la probabilité que les menaces de l’ONU soient effectivement suivies d’effet ?

Ali Safavi : Très franchement, je pense qu’étant donné que cette résolution a été adoptée à l’unanimité, la communauté internationale, après un long moment et après les mises en garde répétées de la Résistance iranienne contre des négociations inutiles, est arrivée à la conclusion que la seule façon de traiter avec ce régime est d’adopter une position ferme. Et selon moi, parce que les mollahs vont rester indociles et parce qu’ils vont mépriser leurs obligations internationales, le Conseil de Sécurité n’a pas d’autre choix que de passer à l’adoption d’une résolution décisive pour stopper les ambitions nucléaires du régime iranien.

Question : Oui tout le problème est là. Car comme le disent certains, l’ONU n’agit pas de manière suffisamment décisive et bien qu’il y ait eu une décision unanime sur une menace de sanctions, c’est la posture qu’ils ont choisi de prendre, en particulier parce que cette menace a été suivie d’une réaction de défi de la part de l’Iran.

Ali Safavi : C’est juste. C’est pourquoi cette mesure a été prise, en ignorant le fait que certains pays du Conseil de Sécurité étaient désireux d’empêcher l’adoption d’une résolution, toutefois, le Conseil de Sécurité
devra surveiller la situation avec vigilance et passer à la prochaine étape logique, celle d’imposer des mesures plus strictes afin de les priver de ressources, de technologie et de revenus pour poursuivre leur programme
d’armes nucléaires. Mais rappelez-vous que le programme nucléaire de l’Iran et son attitude de défi ne représentent qu’une partie du problème, qu’une partie du danger qu’il pose. La situation en Irak et dans le reste du Moyen Orient est aussi un problème sérieux. C’est pourquoi la question iranienne ne peut être traitée de façon morcelée. C’est pourquoi également le Conseil national de la Résistance iranienne, et en particulier sa présidente élue Maryam Radjavi, appelle aujourd’hui les Nations Unies à rapidement
faire suivre sa résolution d’une autre plus étendue.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe