mardi, janvier 31, 2023
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Le Congressman Brad Sherman interroge le département d’Etat sur son approche de l’OMPI

CNRI – « J’ai fait tout mon possible pour essayer de protéger les résidents d’Achraf, mais désormais notre priorité est de savoir si l’OMPI doit figurer sur la liste des terroristes étrangers. L’Union Européenne dit que non, la cour d’appel des États-Unis déclare que le Département d’État n’a pas su faire son travail et l’a renvoyé pour qu’il s’y attelle », a déclaré le 16 novembre le Congressman Brad Sherman, président de la sous-commission sur le Terrorisme, la Non-prolifération et le Commerce de la Chambre des Représentants des Etats-Unis.

Il prenait la parole dans un briefing à Washington, où la résolution 1431 parrainée par 110 membres de la Chambre a été rendue publique. Elle vient en soutient aux Moudjahidine d’Achraf en Irak et au retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme américaine. Voici des extraits de son intervention:

Bonjour, je suis Brad Sherman de Californie. C’est un plaisir d’être une nouvelle fois avec vous. Je suis actuellement le président de la sous-commission sur le Terrorisme, la Non-prolifération et le Commerce et un haut membre de la commission des Affaires étrangères. Je sais que vous êtes un certain nombre, peut-être tous, à soutenir la résolution.

Je vais donc aborder ce sujet. Certes, j’ai fait tout mon possible pour essayer de protéger les résidents d’Achraf, mais désormais notre priorité est de savoir si l’OMPI doit figurer sur la liste des terroristes étrangers. L’Union Européenne dit que non, la cour d’appel des États-Unis déclare que le Département d’État n’a pas su faire son travail et l’a renvoyé pour qu’il s’y attelle.

Normalement, cela devrait me suffire, mais en tant que président de sous-commission, je dois examiner ces décisions d’un peu plus près. J’ai donc demandé au Département d’État un briefing confidentiel à ce sujet. Tous ceux d’entre vous qui ont appris à connaître la politique étrangère du point de vue du Congrès me comprendront lorsque je dis, « parfois on apprend plus des briefings confidentiels qu’on ne vous donnent pas que des briefings confidentiels qu’on vous donne ». C’est particulièrement vrai pour ceux d’entre nous qui ont assisté à des briefings confidentiels seulement pour s’entendre dire quelque chose de légèrement moins définitif que ce qu’on peut lire dans le New-York Times le même jour.

Le refus de fournir ce briefing non seulement à moi, mais aussi à la sous-commission compétente, ne nous est parvenu qu’hier. J’ai par conséquent demandé à la communauté du renseignement de nous donner ce briefing, et ça a été intéressant. J’ai insisté pour l’avoir pendant plus d’un mois et la variété d’excuses que j’ai reçues prouve que la créativité se porte très bien au sein du Département d’État.

On m’a dit que le juge lors du procès leur avait interdit de faire un briefing au Congrès. Je sais qu’il y a quelques juges qui s’écarteraient un peu des prérogatives du Congrès, mais aucun d’eux n’iraient à ce point à l’encontre du premier article de notre Constitution. Ce qui revient à dire que le Département d’Etat ne sait pas de quel côté il veut faire pencher les faits avant de nous les présenter, parce qu’il ne sait pas ce qu’il va faire. Nous verrons si nous pourrons finalement obtenir de la communauté du renseignement ce briefing.

L’une des informations les plus importantes que nous ayons, porte sur le rôle de l’OMPI en août 2002 dans la divulgation du programme nucléaire iranien au monde et dans le fait d’avoir donné au monde une assez bonne chance d’arrêter ce programme. Ce n’est pas par hasard si ma sous-commission existe, c’est contre le terrorisme et la prolifération. Ces deux objectifs vont de pair et l’OMPI a fait plus pour la non prolifération qu’aucun autre groupe à ma connaissance qui ne reçoit pas de subventions du gouvernement fédéral.

Je tiens à vous remercier pour votre intérêt dans l’instauration de la démocratie en Iran. La démocratie a également besoin d’être instaurée aux États-Unis. Une part essentielle de cela étant que l’organe exécutif tienne le congrès informé et j’attends avec impatience le rétablissement d’une démocratie complète en Amérique.

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