CNRI – « Nous pouvons, avec satisfaction, constater aujourd’hui ce chemin parcouru grâce à votre combat opiniâtre, exemplaire, Madame la Présidente Radjavi, grâce à l’engagement sans faille et exemplaire également de vos militants que nous rencontrons presque toutes les semaines. Grâce aussi à tous ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice », a déclaré Gérard Charasse, député de l’Allier, à l’Assemblée nationale le 5 décembre.
Le président du Comité parlementaire pour un Iran démocratique s’exprimait dans une réunion organisée par le CPID au palais Bourbon, à laquelle participait Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, de nombreux députés et personnalités politiques et internationales.
Voici les moments forts de l’intervention de Gérard Charasse :
Chers amis, c’est pour moi un moment émouvant, particulièrement émouvant. Et je voudrais tout de suite, avec le plus grand plaisir, et la plus grande émotion, saluer Madame la Présidente Maryam Radjavi, que je vous demande d’applaudir.
J’ai l’honneur, un grand honneur, d’ouvrir la première grande réunion de la nouvelle législature de notre Comité Parlementaire pour un Iran Démocratique. Je voudrais remercier tout d’abord mon collègue et ami, Bruno Leroux, qui est président du groupe socialiste, qui nous a retenu cette salle historique de l’Assemblée Nationale, par solidarité bien sûr avec notre action.
Je voudrais rappeler qu’à l’Assemblée Nationale, nous avons commencé notre action avec cinq ou six collègues, d’ailleurs ici présents. Nos trois vice-présidents, mes collègues Dominique Lefebvre, Michel Terrot, André Chassaigne sont ici présents. Nous avons été cinq ou six à nous intéresser au problème iranien et aux solutions à y apporter ensemble. Aujourd’hui, c’est pour moi un jour important, parce que je peux annoncer que notre Comité comporte déjà plus d’une trentaine de membres et je sais que d’autres parlementaires, députés ou sénateurs, nous rejoindront.
L’origine de ces membres, au-delà des clivages habituels, démontre que quelles que soient nos sensibilités politiques, nous partageons une vision commune en ce qui concerne la nécessité de construire ensemble la démocratie en Iran. Cette démocratie en Iran, c’est la clef de la paix dans une région que vous savez ô combien sensible. Et cela ne sera possible qu’avec le renversement de la théocratie despotique et souvent sanguinaire actuellement au pouvoir en Iran et en laissant le libre choix, par des élections, au peuple iranien, de décider de son avenir.

Entre 2008 et 2011, notre Comité a pu obtenir à plusieurs reprises les signatures d’une nette majorité de députés, toutes tendances confondues, pour des objectifs tels que le retrait du nom des Moudjahidine du Peuple de la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, également mettre fin à l’injustice qui avait été déclenchée contre eux après une rafle de la police de l’époque à Auvers-sur-Oise, la condamnation des massacres perpétrés contre les membres de ce mouvement à Achraf en Irak par le gouvernement de ce pays sous l’impulsion de l’Iran, la défense des droits des résidents d’Achraf aujourd’hui à Liberty, et enfin la reconnaissance du Conseil national de la Résistance iranienne, le CNRI, comme une alternative démocratique au régime actuel des mollahs.
Pour ma part, j’ai commencé à soutenir la cause des Moudjahidine du Peuple il y a quinze ans, lors de ma première élection comme député de l’Allier avec mon ami François Colcombet alors parlementaire, et je me rappelle en 2007, dans le cadre de notre Comité Parlementaire, avec mon collègue sénateur Jean-Pierre Michel qui anime avec François Colcombet un comité frère, le Comité Français pour un Iran Démocratique, je me rappelle avoir pris l’initiative d’inviter la Présidente élue du CNRI, Madame Maryam Radjavi, ici même à l’Assemblée, symbole de ce que nous pouvons et devons appeler la démocratie parlementaire.
C’est un long chemin que nous avons parcouru tous ensemble. Et nous pouvons, avec satisfaction, constater aujourd’hui ce chemin parcouru grâce à votre combat opiniâtre, exemplaire, Madame la Présidente Radjavi, grâce à l’engagement sans faille et exemplaire également de vos militants que nous rencontrons presque toutes les semaines. Grâce aussi à tous ceux qui sont allés jusqu’au sacrifice.

Je pense que nous pouvons dire aujourd’hui que vous aviez et que nous avions raison, et qu’il faut tous ensemble continuer ce combat. Nous disions que cette dictature religieuse en Iran ne pouvait se réformer, qu’il était vain de lui faire des concessions interminables au détriment de la démocratie dans ce pays où toute opposition était étouffée, est encore étouffée. Qu’il fallait que la France et ses valeurs républicaines héritées de la Révolution Française de 1789 et de la Résistance à l’Occupation nazie, nous permettent d’appuyer les démocrates iraniens en quête de liberté pour leur peuple. Aujourd’hui, l’aggravation des violations massives, lourdes, contre les droits de l’homme en Iran, confirmée par la dernière résolution adoptée par l’Assemblée Générale de l’ONU il y a quelques jours, par la participation également de forces iraniennes à la répression aveugle du peuple syrien, par l’exportation de l’intégrisme islamique et du terrorisme dans les pays musulmans et dans d’autres pays, et surtout le danger d’un programme nucléaire militaire et de la réalisation de la bombe, voilà suffisamment d’éléments pour tirer la sonnette d’alarme.
La communauté internationale, nos responsables également, doivent tenir compte de tout cela, aux côtés de la seule opposition organisée qui a fait ses preuves ces longues et douloureuses années de combat contre la dictature des mollahs, ce combat, pour quelle politique nouvelle en Iran.

