vendredi, février 3, 2023
AccueilActualitésActualités: Droits humainsLe CIJ-Iran appelle la traduction en justice des responsables du massacre des...

Le CIJ-Iran appelle la traduction en justice des responsables du massacre des prisonniers politiques

Conférence de presse, Paris 4 aout 2010Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 4 août, et en présence de témoins du massacre de prisonniers politiques en 1988, le CIJ-Iran a lancé un appel pour que le Conseil de sécurité de l'ONU se saisisse de ce dossier et que les responsables des massacres soient traduits en justice devant un tribunal spécial international.

Le CIJ-Iran appelle lors d'une conférence à Paris la traduction en justice des responsables
du massacre des prisonniers politiques iraniens
en 1988

Au cours d’une conférence de presse, ce mercredi 4 août, et en présence de témoins du massacre de prisonniers politiques en 1988, le CIJ-Iran a lancé un appel pour que le Conseil de sécurité de l'ONU se saisisse de ce dossier et que les responsables des massacres soient traduits en justice devant un tribunal spécial international.

Paris 4 aout 2010En 1988, à la suite d'une Fatwa lancée par l'imam Khomeiny, des dizaines de milliers de prisonniers politiques dont la plupart étaient des sympathisants des Moudjahidine du peuple, ont été exécutés en quelques mois. Selon certaines estimations concordantes, le nombre des prisonniers exécutés lors de ce massacre dépasse les 30 000.

Le CIJ-Iran sous la présidence de Maître William Bourdon a été constitué en juillet 2009 par des juristes et des avocats à travers le monde pour défendre les victimes de la répression du soulèvement en Iran.

Le CIJ-Iran constate que de nombreux anciens prisonniers politiques qui ont échappé au massacre de 1988 sont à nouveau emprisonnés et certains, comme M. Jafar Kazemi, ont vu leur condamnation à mort confirmée par les instances juridiques du régime iranien et se trouvent dans les couloirs de la mort.

Lors de cette conférence M. Mostafa Naderi, un des témoins qui a passé plus de 11 ans dans les prisons de Khomeiny, dont cinq années en cachot pour appartenance à l'OMPI, a précisé : « à la prison d'Evine où 12.000 prisonniers politiques étaient incarcérés, après ce massacre il n'en restait plus que 250 ».
M. Naderi a énuméré quelques-uns des principaux responsables des comités de la mort nommés par Khomeiny et toujours en poste de responsabilités sensibles :

Il s'agit de:

– Ebrahim Raïssi, Procureur adjoint de Téhéran, actuellement numéro 2 du pouvoir judiciaire
– Mostafa Pour-Mohamadi, représentant du ministère des renseignements dans le comité de la mort, actuellement directeur de l'organisation des inspections.
– Gholamhossein Mohseni Ejeï, représentant du juge suprême au sein du ministère des renseignements, actuellement Procureur général.
– Mohammad Moghisseh, directeur de la prison de Gohardacht et actuellement un des juges qui ordonnent les condamnations à mort des manifestants du soulèvement de 2009.

M. Naderi a souligné que le guide suprême Ali Khamenei était également impliqué dans ce massacre. "Aujourd'hui le régime tente de supprimer les témoins de ce génocide et de raser les endroits connus pour être les fosses communes où les victimes sont enterrées comme à Khavaran au sud de Téhéran."

Le Dr Saleh Radjavi représentant du Conseil national de la Résistance iranienne en France a également souligné la nécessité de briser le silence autour de ce massacre et appelé les gouvernements occidentaux à réagir à cet appel.

Le Dr. Radjavi dont la sœur Monireh a été exécutée durant ce massacre a précisé : "Monireh a été arrêtée avec ses deux enfants parce qu'elle s'appelait Radjavi. Elle a été exécutée en 1988 pour le seul crime d'être la sœur de Massoud, le leader de la Résistance."

Le bâtonnier Gilles Paruelle et maître Bernard Dartevel membre du CIJ-Iran on développé les arguments juridiques pour que le conseil de sécurité se saisisse de ce dossier. Ils ont affirmé qu'en fonction de la jurisprudence existante sur le génocide en Yougoslavie, au Rwanda et au Cambodge, le Conseil de Sécurité de l'ONU est habilité à constituer un tribunal spécial pour traduire les responsables du massacre de 1988 en Iran. 

CIJ-Iran
Le 4 août 2010

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe